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You're not my Father. | ft. Jefferson Blackwell [En Cours]

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Il était une fois...
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Né(e) le : 20/07/2014

MessageSujet: You're not my Father. | ft. Jefferson Blackwell [En Cours] Jeu 7 Aoû - 14:53






You're not my Father
feat Jefferson Blackwell







Les notes résonnaient en elle, faisant battre son coeur au même rythme que la musique. Puissante, enivrante, elle ne pouvait se passer des chansons de ce monde. Là-bas, autrefois, elle ne pouvait qu'écouter les orchestres au cours des fêtes user d'instruments, chanter à tue-tête, et la plupart d'entre eux donnaient plus mal au crâne que l'envie de les écouter en boucle. Dans ses écouteurs, à présent, bien des chansons tournaient. Elle aimait leur effet positif, l'élan qu'elles pouvaient donner à ses pas. Elle se sentait grande, immense même, et vivante, surtout. Elle avait envie de sourire au premier inconnu. Elle avait envie de s'envoler pour ne jamais redescendre. Elle avait envie d'être une autre personne. Et surtout, surtout, elle aimait le vent dans ses cheveux.

Au coin de la rue, elle tourna, dans cette rue qu'elle ne connaissait que trop bien. Cela faisait longtemps, cependant, qu'elle ne l'avait pas arpentée. Depuis qu'elle avait retrouvé ses souvenirs, elle l'avait évitée avec soin. Pour quelle raison, elle l'ignorait. Elle souhaitait simplement s'en éloigner, s'éloigner de ce qu'elle contenait... D'ailleurs, en avançant, elle trouva ce qu'elle cherchait. La vitrine, gigantesque étalage des prouesses de la gérante, prouvait tout autant sa puissance. Pantalons, T-shirts, robes, manteaux, chaussures, tout y était. Tout était fait pour mettre la chose en valeur, sous une couleur neige. L'hiver se préparait déjà.

En prenant une bonne inspiration, elle poussa la poignée d'or et fit retentir la sonnette. Le magasin était empli de vêtements, plus beaux les uns que les autres. Ava aurait bien pris le temps de tous les observer avec soin, peut-être même d'en essayer quelques uns, elle qui aimait tant la mode... Mais elle n'était pas venue pour cela. Des pas témoignèrent de la présence de la vendeuse, qui lui adressa un gigantesque sourire en la voyant. Politesse. Mais l'étudiante n'esquissa aucune réponse.

« Mademoiselle Lianson ! C'est vous ! Cela faisait longtemps qu'on ne vous avait pas vue ! »

Des mois, peut-être. Ava se tourna entièrement vers elle, ôtant ses oreillettes pour ranger son téléphone. Elle ne répondit pas à sa joie. Elle n'était nullement joyeuse d'être ici, ou seulement de la voir. Elle n'était que la vendeuse. Insignifiante.

« J'avais fort à faire. »

Froide, hautaine, comme sa mère. La vendeuse ne se laissa cependant pas démonter. Elle devait avoir l'habitude, avec la patronne.

« J'imagine que vous n'êtes pas ici pour refaire votre garde-robe ? »

Etait-ce si voyant ? Ava lui aurait répondu avec une méchanceté sans précédent si elle n'écoutait pas sa raison. Parfois, elle se demandait si les autres n'étaient pas idiots. Elle s'approcha, la fixant de cet air placide et détaché.

« Ma mère est-elle ici ? »

Autant ne pas passer par 4 chemins. Avec ces gens-là, il était inutile de converser des heures. Ces conversations sans queue ni tête l'ennuyait à mourir. La vendeuse lui intima de la suivre - enfin ! - vers l'arrière-boutique. Après être passées devant tous les autres rayons du magasin, rayons auxquels elle se fit violence pour ne pas s'arrêter et regarder de plus près, elles accédèrent à une porte réservée aux employés. Ava ravala son dégoût de passer par ici. Heureusement, aucun témoin ne la voyait passer par cet endroit, se faisant passer pour une simple couturière, ou pire encore, une vendeuse.

Elle n'était pas n'importe qui.

En entrant, la vendeuse la laissa pour retourner en boutique. Ava ne fut que plus satisfaite de s'en débarrasser. Elle traversa la pièce où nombres de personnes travaillaient. Ils la saluèrent, salut auquel elle ne répondit pas, gardant les yeux fixés sur la porte menant au bureau du patron. Une porte blanche, simple, avec un écriteau bien positionné.

DIRECTION
Lucrezia Lianson

Oh, elle savait très bien où elle se dirigeait, inutile de lire l'écriteau. Elle s'arrêta, frappa. Pas de réponse. Elle enclencha la poignée. Fermé. Elle se vengerait sur cette maudite vendeuse, une incapable. Elle ne se souvenait même pas du départ de Mère. Idiote.

Ava pesta en silence, elle devait être d'un tel ridicule. Elle inspira profondément, serrant le dent pour retenir un juron. Elle haïssait faire du chemin pour rien, ou juste pour être quelque peu humiliée. Mais elle fut ôtée de ses pensées. Oui, quelqu'un osait s'adresser à elle, de cette voix presqu'amusée par la situation.

« Elle est partie il y a 20 minutes. »

En se tournant vers son interlocuteur, elle reconnut Jefferson, l'associé de sa mère. Avec ce stupide demi-sourire au coin des lèvres. Il travaillait, comme si de rien était. Elle se demanda s'il fallait qu'elle réponde, chose qu'elle ne fit pas. De toute façon, elle ne l'aimait pas. Pourquoi Diable lui accorderait-elle une once de son temps et de son attention ?


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The Mad Man with a Hat
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MessageSujet: Re: You're not my Father. | ft. Jefferson Blackwell [En Cours] Ven 8 Aoû - 13:52


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Ava & Jefferson



Horrible. Je jette à terre un échantillon de tissu d'une couleur improbable. Portable mais uniquement par une vieille bourgeoise. Jette moi ça. Cet autre échantillon rejoint alors son ami sur le sol. Qu'est-ce que c'est que ça ? Non mais attends… Qui ose ne serait-ce que penser que cela pourrait être une bonne idée ? Celui-ci ne mérite même pas de finir par terre, c'est donc avec un naturel insolent que je balance cet échantillon directement dans la poubelle. Va falloir que j'ai une conversation avec Lucrezia, parce que là, ce n'est clairement plus possible. Je pousse un soupir de frustration tandis que le reste des étoffes qui se trouvent sur mon bureau trouvent elle aussi un chemin tout trouvé vers le sol. Et restez-y ignoble étoffes que vous êtes. Je passe une main sur mon visage, me frottant les yeux au passage tandis que je pose de nouveau mon regard sur la pile de croquis et de patrons qui gisent dans un coin de mon bureau. Je les étale du bout des doigts, jetant de rapide coups d'oeil aux immondices qui gisent au sol. Hum. Attends voir. Peut-être que sur cette veste… Ouais y'a moyen que ce ne soit pas trop dégueulasse. Je rattrape un échantillon, pesant le pour et le contre. La matière est pas mal… Et puis si on regarde bien, la couleur à un certain charme. Seulement… Seulement j'aime pas, voilà tout. Levant les yeux au ciel, je laisse de nouveau le bout de tissu retrouver ses petits camarades. Au pire, qu'elle aille se faire voir avec ses exigences à la con. Le vert c'est immonde, surtout quand il a une teinte de conifère. Sa veste serait bien plus élégante dans un noir aux reflets bleutés. L'hiver à beau approcher, ce n'est pas non plus une raison pour faire n'importe quoi. Ok le noir c'est classique… Mais au moins ça à l'avantage de faire chic tout en donnant une belle silhouette. Sans un regret, un léger sourire au coin des lèvres, je délaisse mon bureau le temps d'aller chercher de quoi bosser.

Une tasse de thé fumante, deux mètres de tissus reposant sur une chaise non loin de moi, un croquis sous les yeux, un crayon entre les dents, je regarde ma feuille puis le mannequin, essayant de dessiner mon patron. Un enfer ? Pas vraiment. Parce que j'adore voir son air pincé lorsqu'elle voit ce que je lui rends. Je ne suis pas totalement dupe, je sais bien pourquoi elle m'a engagé en tant qu'associé. À mon propre compte je lui ferais concurrence, alors bon, mieux vaut m'avoir à ses côtés que contre elle… Même si elle a encore bien du mal avec mon audace et mon arrogance, qui parfois la rendent presque folle. Non je ne joue pas avec le feu, mais je sais qu'elle aime bien ce que je peux lui proposer, quoi qu'elle en dise. Sinon, je ne serais pas son associé après tout. Le nez dans mon dessin, j'entends tout de même des pas pressés au loin. Je lève à peine le nez de mon boulot pour découvrir la fille de la patronne passer dans l'atelier, l'air plus hautain que jamais, se dirigeant certainement vers le bureau de sa mère. Je ne dis rien, la laissant se pavaner, tandis que je reporte mon attention sur mon travail. Elle toque une fois, puis essaye d'entrer dans le bureau. Désolé pour toi mon ange, mais maman est partie. Sans lever le regard vers elle, je prononce d'une voix qui transpire mon amusement tandis qu'un sourire narquois se dessine sur mes lèvres :

"Elle est partie il y a 20 minutes."

Aucun réponse ne vient traverser ses lèvres. Oh je vois, mademoiselle a donc le même caractère épouvantable que sa mère. Bien, puisque tu ne sembles pas disposer à parler, il semblerait qu'une fois de plus ce soit à moi de tout faire. Alors que je lève le regard sur mon mannequin pour prendre quelques mesures supplémentaires, j'ajoute :

"Elle m'a dit qu'elle partait chercher je ne sais trop quoi, je ne sais trop où… Pour être honnête je n'ai pas vraiment écouté. Mais tu peux attendre son retour avec moi si tu veux. Prends donc une chaise et fait comme chez toi."


Sans la regarder je pousse du pied la chaise en face de moi, lui offrant avec peu d'élégance je dois l'avouer, un siège pour son postérieur de gamine hautaine. Mon sourire narquois et l'amusement dans ma voix ne semblent vouloir me quitter puisque je peux presque sentir un profond agacement émaner de sa petite personne. Oh, j'ai l'impression que tu ne m'aimes pas gamine. Étrange. Je ne me rappelle pas t'avoir causé du tort pourtant. Voyant qu'elle ne bouge pas, je me décide à quitter des yeux mon travail, cessant de découper avec minutie mon étoffe noir, posant un regard arrogant à souhait dans le sien.

"Tu sais tu peux rester là à l'attendre comme une âme en peine ou tu peux aussi t'assoir. Au moins t'auras l'avantage d'être moins ridicule… Mais si tu tiens tellement à tenir le mur avec ton arrogance d'enfant gâtée…, je baisse de nouveau le regard, laissant un sourire étirer mes lèvres tandis que je recommence à découper le tissu récalcitrant, C'est toi qui vois."

Et pour enfoncer le clou, je pousse sans rien dire la tasse de thé encore fumante et intacte vers le bord de la table, l'invitant silencieusement à venir s'installer en face de moi. De toute façon, ce n'est pas comme si tu avais mieux à faire...




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MessageSujet: Re: You're not my Father. | ft. Jefferson Blackwell [En Cours] Mar 12 Aoû - 10:39






You're not my Father
feat Jefferson Blackwell







Jefferson, cet associé que sa mère méprisait, au fond. Combien de fois avait-elle entendu le discours de celle-ci le concernant ? Elle ne comptait plus ces discussions interminables, ces monologues dédaigneux tard le soir, alors qu'elle passait la porte de la maison en rentrant de ce travail qu'elle aimait tant, pourtant. Ava ne supportait plus entendre ces plans sournois à propos de la Terre entière. Leurs souvenirs revenus, Cruella avait pris le dessus sur Lucrezia. Tout semblait être pire qu'auparavant. Lorsque l'étudiante repensait aux 28 années passées, elle se remémorait avec une presque nostalgie ces temps calmes.

Les causes pour lesquelles sa mère haïssait une personne ou une autre étaient revenues à la charge, faisant miroiter ses douces envies de vengeance avec plus de ardeurs qu'autrefois. Ava avait presqu'oublié que sa génitrice pouvait agir de la sorte, concocter de tels plans, aimer semer le mal derrière elle. Bien qu'elle n'eut aucune envie de détruire Jefferson, elle avait préféré avoir le total pouvoir sur son domaine : la mode. Il représentait peut-être son plus grand concurrent. Alors pourquoi risquer de le laisser voler de ses propres ailes ? Un peu d'argent et d'éloquence avait fini par avoir raison de lui. De toute évidence, il avait eu besoin d'elle. Ava ignorait pourquoi et s'en fichait totalement. Les récits de sa mère lui suffisait déjà.

Il continuait son travail tout en parlant, ne jetant aucun regard à la jeune adulte. De toute évidence, il savait très certainement qu'elle le méprisait, comme elle méprisait toutes les personnes insignifiantes qui résidaient ici maintenant.

« Elle m'a dit qu'elle partait chercher je ne sais trop quoi, je ne sais trop où… Pour être honnête je n'ai pas vraiment écouté. Mais tu peux attendre son retour avec moi si tu veux. Prends donc une chaise et fait comme chez toi. »

Mère avait toujours été de ce genre. Il était dans sa nature de circuler là où elle le désirait, cédant parfois à ses caprices ou ses instincts. Oui, elle était impulsive, mais toujours réfléchie, traits de caractère dont Ava avait hérité. Elle aurait bien lâché quelques jurons, d'ailleurs, face à l'absence de sa génitrice et son impatience maladive. Mais elle se retint. Jefferson, sans même daigner tourner les yeux vers elle, poussa une chaise dans sa direction. Invitation silencieuse qu'elle n'avait guère envie d'accepter. A cet instant, elle n'avait qu'envie de voir Lucrezia, chose dont elle n'avait pas souvent envie, pourtant. En réalité, cela ressemblait plutôt à une nécessité, elle devait simplement la voir, converser, puis repartir sans un regard, comme toujours depuis presqu'un an. Et cet homme était bien la dernière personne avec qui elle avait envie de discuter.

Enfn, il tourna son regard vers elle. D'un regard méprisant, dédaigneux, comme si elle n'était qu'inférieure à lui. Elle aurait bien ri, mais le cœur n'y était pas. Mais cela l'amusa, bien sûr. Pour qui se prenait-il exactement ?

« Tu sais tu peux rester là à l'attendre comme une âme en peine ou tu peux aussi t'asseoir. Au moins t'auras l'avantage d'être moins ridicule… Mais si tu tiens tellement à tenir le mur avec ton arrogance d'enfant gâtée… »

Il baissa les yeux sur son travail, finalement. Il ne le vit pas, mais l'ombre d'un sourire éclaircit son visage, un court instant. Elle aimait qu'on lui tienne tête. Elle aimait les forts caractères. Ils restaient les personnalités les plus intéressantes en ce monde, du moins pour elle. Mais elle n'en fit rien paraître, évidemment.

« C'est toi qui vois. »

Bien sûr qu'elle faisait ce qu'elle voulait. Elle était aussi ingérable que le vent. Parfois fort, parfois doux. Parfois violent, parfois pressant. Parfois glacé, parfois brûlant. Parfois lourd, parfois absent. Elle ignorait totalement si elle possédait la réelle envie de rester. Pourquoi attendre sa mère ? Non seulement elle perdrait son propre temps, mais en plus elle lui donnerait la satisfaction de penser qu'elle était assez importante pour qu'elle reste plantée au milieu de cette bande d'incapables. Temps pour elle de penser à la possible satisfaction de sa mère que l'associé de celle-ci poussait une tasse de thé fumante sur le bord de la table, face à la chaise. Seconde invitation.

Comme si de rien était, il continuait de travailler, ignorant de nouveau la jeune femme. Ava n'avait d'autre possibilité que de faire un choix, et assez rapidement sous peine d'être encore plus ridicule. Elle ne doutait pas que les divers employés aient déjà tourné la tête vers elle pour vérifier si elle était encore là. Bien qu'elle ne se préoccupait absolument pas aux affaires de sa mère, ses larbins semblaient croire qu'il leur fallait s'activer à la tâche en sa présence, comme s'ils voulaient qu'elle témoigne à Lucrezia de ce qu'elle voyait. Mais elle n'était pas venue pour cela, et cela représentait peut-être le plus cadet de ses soucis.

Finalement, elle soupira bruyamment, faisant signifier son faux agacement et s'avança vers Jefferson et vers la chaise qu'il lui proposait. Elle le regarda fixement, sans jamais qu'il ne relève les yeux. Visiblement, il s'attendait à ce qu'elle réponde présente. Avant même d'entreprendre de s'installer, elle se stoppa au dos de la chaise et s'adressa à lui d'un ton clair et strict.

« Sachez, Jefferson, que je ne vous accorde aucune once de mon affection. Ce n'est pas parce que vous êtes l'associé de ma mère que vous pouvez vous autoriser à me tourner au ridicule de la sorte. Le respect vous serait-il donc étranger ? »

Il continuait son travail, ne l'écoutant que d'une oreille. Elle se surprit à comparer cette réaction aux siennes, pas si différentes.

« En réalité, peu importe, elle continua sans lui laisser le temps de répondre à cette question rhétorique. Je n'aime pas le thé. »

Il releva un court instant les yeux. Son visage dédaigneux lui aurait certainement signifier son départ, tout comme le ton froid qu'elle avait utilisé. Elle le fixa au fond des yeux durant une seconde, puis elle s'installa sur la chaise, croisant les jambes, le dos droit, le regard lointain.


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The Mad Man with a Hat
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MessageSujet: Re: You're not my Father. | ft. Jefferson Blackwell [En Cours] Jeu 14 Aoû - 13:13


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Ava & Jefferson



Honnêtement, je fais tout pour étouffer un autre sourire arrogant ou une autre remarque agaçante pour sa personne. Après tout, quoique j'en dise, elle reste la fille de la patronne. Je veux bien tirer sur la queue du dragon, mais j'aimerais éviter de me faire incendier. Faut savoir avoir de l'audace, et en user, mais abuser de ça et tout ce que vous obtiendrez, c'est une bonne paire de gifles. Il est donc grand temps d'être plus fin et conciliant avec la petite. Ou pas. C'est tellement amusant de la voir ainsi, se prenant quelque peu pour sa génitrice. C'est hilarant de voir que nombres de personnes pensent que le monde entier leurs doit le respect, alors que ce dernier se gagne. Et c'est exactement ce qui est en train de se passer là. Imbibée d'un orgueil qui ressemble étrangement à celui de sa mère, la jeune fille essaye de me faire croire qu'elle m'est supérieure d'une façon ou d'une autre. Et le plus étonnant, c'est que cela ne m'étonne même plus. J'ai passé tant d'années à subir ce genre de regards pleins d'arrogances et de mépris, juste pour ensuite avoir le plaisir de les voir se désagréger sous mes yeux. Tout simplement parce que les personnes qui osaient me toiser de cette façon, finissaient tous par avoir besoin de moi. A croire que le chien galeux que je pouvais être à leurs yeux, devenaient malgré eux le miracle salvateur dont ils avaient besoin. Vous trouvez que j'en fais trop ? Oh non, je reste modeste là, et entre nous, tout ceci n'est que la plus pure des vérités. Tous ceux qui viennent à moi ne désirent qu'une chose : que j'exauce leurs moindre désir. Tous sont presque aux abois, ils ont besoin de moi, parce qu'ils savent ce dont je suis capable. Ils savent que je suis la seule personne en mesure de les aider et qui n'est pas le Ténébreux. L'homme parfait, ouais. Mais je m'égare là.

Sa voix retentit, brisant le silence illusoire qui régnait jusque là. Et chacune de ses paroles n'est qu'arrogance et mépris porté à mon attention. Ouh. Visiblement, elle ne m'aime vraiment pas. Et c'est qu'elle y va fort pour me le faire comprendre : "aucune once de mon affection.", de quoi me faire perler une larme au coin de l'oeil…. Si j'avais quelque chose à faire des sentiments qu'elle me porte. Entre nous, je m'en fous comme de ma première tasse de thé, et encore je suis méchant avec cette tasse d'Earl Grey. Du coup toute sa petite tirade, et son refus, me font doucement sourire, tandis qu'un rire discret m'échappe. Je repose ce que j'avais en main avant de me décider finalement à lever de nouveau mon regard vers elle. Sans rien dire je ramène la tasse vers moi, souffle délicatement dessus avant d'en avaler une courte gorgée. Moi qui voulait être chaleureux avec elle, voilà qu'elle va me trouver de plus en plus désagréable alors. Alors malgré le fait que visiblement ma réponse lui importe peu, je me sens comme obligé de répondre, mais avant cela, je la laisse prendre place en face de moi. Ah je savais que cette chaise t'appelait ma petite.

"Tu penses sincèrement que j'en ai quelque chose à faire ? Tu ne m'aimes pas ? Eh bien tant pis pour toi, tu ne sais pas à côté de quoi tu passes… Quand au respect.. Je n'en ai que pour les personnes qui le mérite et malheureusement pour toi, je pense que de ne ma part tu n'obtiendras pas grand chose de plus pour l'instant."

Tu pensais que j'allais faire comme les autres employés ? Courber l'échine et venir te couvrir d'honneurs ? C'est mal me connaître. Je ne me suis incliné que devant une personne, et que les dieux m'en soient témoins, j'ai regretté cela. Alors pas question de recommencer, depuis je me contente de hocher gentiment de la tête mais de continuer à faire comme bon me semble. De toute façon j'ai toujours eu un problème avec l'autorité. J'ai toujours détesté que l'on puisse me dire ce que je devais faire et ce que je ne devais pas faire. Au diable les règles, c'est plus amusant de les contourner. Je repose la tasse devant moi, la faisant tourner quelques instants devant moi avant de lui proposer :

"Si le thé ne te convient pas, ce qui je trouve est une faute de goût flagrante, je peux toujours te faire un café… Ou un chocolat chaud."

Pourquoi continuer à converser avec elle ? Mais parce que maman n'est pas là pour s'occuper d'elle… Et puis de toute façon, Lucrezia ne devrait pas tarder, alors pour quelques minutes de plus avec elle, je pense que je peux faire un effort. Et puis elle n'est pas si désagréable que ça, pour être honnête, je l'aime bien. Et sans attendre la moindre réponses de sa part, je me replonge dans mon travail, assemblant doucement mais sûrement cette veste de malheur...




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