AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

I don't tell anyone about the way you hold my hand; {sera/jasmine.}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar

Il était une fois...
Pommes : 23
Né(e) le : 12/04/2014

MessageSujet: I don't tell anyone about the way you hold my hand; {sera/jasmine.} Mer 14 Mai - 18:14

I don't tell anyone about the way you hold my hand
You can be the chills that I feel on our first date; You can be the hero And I can be your sidekick; You can be the tear That I cry if we ever split; You can be the rain from the cloud in the stormin' Or you can be the sun when it shines in the mornin'
J'avais osé les mots. J'avais osé les phrases. J'avais osé un contact, furtif mais si réel. Ma main sur la sienne, mes doigts entrelacés aux siens, nos regards veloutés, qui se voulaient indifférents à la caresse, mais qui au fond demeuraient plein de sens, je n'oublierai rien. J'allais en parler, des heures, des semaines, des années, peut-être même des décennies entières, dans mes histoires, dans mes danses, dans mon quotidien. Je voulais crier sur les cheminées 'Je l'aime, Je l'aime.' et à tous les carrefours, en agitant mon jupon. Je sais que ce genre de choses ne se font pas. Je crois même que c'est indécent, d'aimer à ce point. Mais j'étais envoûtée, par ses yeux de braise, sa peau mate et douce comme de la pêche. J'aimais sa façon de me fuir. J'aimais sa façon de trembler et de croire que je ne remarquais rien. Je crois... Je crois qu'elle m'apprécie aussi. J'ai remarqué une lueur dans son oeil quand j'ai daigné la regarder. Je crois y avoir décelé un trésor plus enfoui, quelque chose qui devait ressembler à une tentative de déni, un mensonge qui aurait pu marcher, si je ne m'en étais pas mêlée. Mais aujourd'hui je n'ai pas encore la prétention de dire qu'elle est folle de mon corps et de mes jupons dorés. Non, aujourd'hui, je ne peux que subodorer, imaginer, ou croire... Croire, juste. C'est un joli mot pour représenter un sentiment qui n'apporte souvent que de la douleur. Croire ne sert plus à grand chose. Pourtant, ici, à Storybrooke, c'est un élément essentiel. Il faut croire, parce que nous existons; notre monde est ainsi fait, de magie, de verdures... De nuages violets... Il faut croire que l'on va s'en sortir bientôt.

J'avais entrainé Jasmine avec moi chez Granny's. J'espérais que la tension serait hors de propos maintenant que la glace était brisée. Enfin... Pour l'instant, c'était surtout l'intérieur de moi qui était brisé, et j'imaginais qu'elle aussi, avait eu à souffrir de ces blessures qui ne se voyaient pas. Elle aussi, avait dû avoir une vie difficile. Ne pas oublier que la malédiction avait été rompue et qu'il fallait jongler entre deux existences, l'une avait l'air rationnelle, l'autre un peu moins. En tout cas, nous avions toujours vécu ainsi, les deux vies nous semblaient normales. Je me remettais doucement de mon choc à la tête, enfin pour tout vous dire, le choc le plus grand avait été d'effleurer la main de Jasmine. En fait... Je crois que je ne m'en remettrai jamais. Ou alors... Pas rapidement. Je la tenais par le bras, prétextant avoir mal quelque part ou être fatiguée, je ne savais plus ce que je disais, mon cerveau était court-circuité par mon coeur qui battait pour elle depuis une bonne demi heure.

Je souriais en marchant. Je devais avoir l'air stupide. Mais écoutez, moi je suis contente, et quand je suis contente, en général je souris, c'est comme ça. Bref, une fois arrivées, je me rue sur une table. Enfin sur une chaise plutôt, oui parce que sur une table... Ça ne va pas le faire. Donc sur une chaise; je parlais à Granny, histoire de lui demander si c'était libre ou autre, elle hoche la tête en guise d’acquiescement. Oui je me suis dépêchée de m'installer, vous savez quoi, je suis fatiguée voilà ! Non mais. Je me suis toute de même pris un bus, non pardon une voiture, c'est moins grave. Je me relève toutefois, le temps de prendre la main de Jasmine et de la conduire jusqu'à la table. « Viens. » Je parlais doucement, gentiment, je me voulais calme et tendre. J'avais envie de casser l'image de pimbêche qu'elle devait avoir de moi. Je n'avais pas toujours été la plus agréable des gitanes en sa compagnie, pourtant aujourd'hui, j'avais l'air d'une parfaite petite amoureuse attentionnée. Un nouveau sourire se dessine sur mes lèvres, mes yeux se portent sur les siennes. Mais aussitôt je détourne mon regard. Il ne faut pas qu'elle me voit fixer sa bouche, ça paraîtrait... Pas normal. « Alors... Que fais-tu en dehors de ton travail ? Tu sauves des vies. C'est quand même un métier honorable. » Léger sourire amusé. « En tout cas, tu as sauvé la mienne. » Je m'empressais d'ajouter. « Je veux dire... Tu aurais pu. J'aurais pu avoir beaucoup moins de chance. » C'était un drôle de premier rendez-vous, pensais-je en mon for intérieur. J'avais fini à l'hôpital, elle m'avait pris la main et on avait atterri chez Granny. En fait tout va bien. C'est surtout le passage à l’hôpital qui noircit un rien le tableau; mais ça ne fait rien.

(c) sweet.lips

_________________


TOI AUSSI TU CHERCHES QUELQU'UN ?... + JE REMUE LE CIEL LE JOUR, LA NUIT JE DANSE AVEC LE VENT LA PLUIE. UN PEU D'AMOUR UN BRIN DE MIEL ET DANS LE BRUIT, JE COURS ET J'AI PEUR EST CE MON TOUR? VIENT LA DOULEUR. DANS TOUT PARIS, JE M’ABANDONNE. QUE D’ESPÉRANCE. SUR CE CHEMIN EN TON ABSENCE J'AI BEAU TRIMER, SANS TOI MA VIE N'EST QU'UN DÉCOR QUI BRILLE, VIDE DE SENS. DANS CETTE DOUCE SOUFFRANCE. DONT J'AI PAYÉ TOUTES LES OFFENSES ECOUTE COMME MON CŒUR EST IMMENSE JE SUIS UNE ENFANT DU MONDE.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Il était une fois...
Pommes : 36
Né(e) le : 29/04/2014

MessageSujet: Re: I don't tell anyone about the way you hold my hand; {sera/jasmine.} Jeu 15 Mai - 8:33


Serafyel & Jasmine ₰ I don't tell anyone about the way you hold my hand.

 
Et je n’aurai jamais cru en me levant vivre une si belle journée. Je n’aurai jamais cru pouvoir être capable de lui adresser la parole sans être désagréable, moqueuse, agressive. Pourtant, voilà des mois que l’une comme l’autre nous nous accordons un semblant de haine cordiale. Je sais pourtant que pour ma part, mes regards condescendants cachent la passion qui m’anime à son égard, et puisque jusqu’ici je n’ai moi-même pas été capable de le comprendre, je ne vois pas comment elle aurait pu le voir. Mais aujourd’hui, quelque chose à changer, je crois que c’est le choc de l’avoir vu dans cette salle à l’hôpital, de lire dans le dossier qu’elle a été renversé par une voiture, de me dire que je n’aurai plus vu son jupon s’animer dans les airs au rythme de ses danses endiablées, que je n’aurai plus vu son visage aux traits parfaits au coin de la rue. Cette idée m’avait tellement serré le cœur que j’avais commencé à me poser des questions, le genre que je ne me suis jamais posée, et encore moins à son égard. Pour la première fois en sa présence, j’avais ressenti de la gêne, de la timidité, et pire : de la tendresse.

Vous savez, nous les filles du sud, des contrées chaudes, nous avons le sang à l’image de ce lieu où nous vivons. Il bouillonne, il est ardent. Nos caractères sont ardents, nous ne sommes pas facile à supporter tant l’on s’emporte facilement, mais nous sommes des personnes passionnés, nos amours sont brûlants, fiévreux, et passionnés, et je commençais à le découvrir doucement. L’amour est un mystère auquel je n’ai jamais goûté, j’ai toujours voulu me réserver pour cette personne spéciale, pour le grand amour, cette moitié que l’on cherche tous désespérément. Je ne suis pas intéressée dans les amourettes, encore moins dans les histoires d’un soir. Ça aurait été très mal vu pour une princesse, et j’étais bien trop romantique pour m’offrir sans sentiment. C’est sans honte que je suis toujours vierge à dix neuf ans, ça offusquera certains qui me prendre pour une coincée, d’autres diront que c’est encore jeune, et que j’ai toute la vie devant moi, et c’est de leur avis que je suis.  

Quoi qu’il en soit, mon cœur s’agite contre ma poitrine alors qu’elle est accrochée à mon bras. J’ai du mal à croire à ce qu’il se produit, à cette soudaine alchimie entre nous. J’ai du mal à comprendre pourquoi son odeur me fait perdre le fil de mes pensées, pourquoi je dois retenir ce sourire béat qui ne cesse de se dessiner sur mes lèvres. Que m’arrive t-il ? Quel étrange sort m’a-t-on jeté ? Je lui jetais constamment des regards furtifs, et lorsque ses prunelles rencontraient les miennes, ma gorge se serrait, et je détournais aussitôt mes yeux, feintant d’observer quelque chose au loin. Nos pas nous mènent jusqu’à chez Granny’s, où elle se précipite pour prendre une table. Je souris en l’observant, avant qu’elle ne vienne me reprendre la main pour m’y mener. « Viens. » Je la suis sans résistance, ravie de la voir passer au tutoiement, sourire aux lèvres, m’installant à ses côtés. Elle m sourit et j’ai l’impression de fondre. Le revirement de situation était tellement déroutant, il y a une semaine encore, l’on se crachait notre venin, et nous voilà à nous sourire de façon mielleuse. Je ne m’en plains pas, loin de là, c’est juste inattendu. J’ai l’impression que son regard se porte sur mes lèvres, et je ne peux pas m’empêcher de les humidifier doucement alors que mes joues prennent un peu de couleur, mais finalement elle détourne son regard et m’interroge : « Alors... Que fais-tu en dehors de ton travail ? Tu sauves des vies. C'est quand même un métier honorable. » Je souris une fois de plus, la laissant continuer. « En tout cas, tu as sauvé la mienne. » Je suis heureuse de ne pas avoir eu à vraiment le faire, ça aurait voulu dire qu’elle aurait été dans un pire état, mon sourire s’élargit cependant alors qu’elle rajoute : « Je veux dire... Tu aurais pu. J'aurais pu avoir beaucoup moins de chance. » Je fais signe à Ruby pour qu’elle puisse venir prendre mes commandes, elle hoche la tête, me signalant qu’elle allait arriver, en attendant, je me déconcentre sur ma belle danseuse.

« J’aurai adoré être ton héroïne du jour ! Même si l’idée que tu aies subi plus de dégâts ne me plait pas particulièrement… »

Mon sourire s’efface à l’idée, mon regard devient un peu plus évasif. Je sens mon estomac se tordre alors que je m’imagine la scène, la voiture la renversant, j’ai l’impression qu’on me poignarde, mais je me fais interrompre par la serveuse qui arrive à notre hauteur, nous demandant ce qu’on souhaitait.

« Un cappucino pour moi » Je reportais mon attention sur Séraphyël. « Et toi, tu prendras quoi ? N’oublie pas que c’est moi qui t’invite. »  lançais-je en souriant, ça me tenait à cœur.

La brune prit nos commandes, s’éloignant finalement pour les préparer, je reprenais donc le fil de notre discussion, passant ma main dans mes cheveux.

« Et bien, je m’occupe énormément en bénévolat du refuge animalier. Sinon, je passe le plus clair de mon temps dans mon appartement, je crois que c’est plutôt triste comme vie. J’ai tellement été habituée à la solitude que ça m’a suivi jusqu’ici. Et toi alors ? D’autres activités en dehors de celle de faire tourner les têtes de toute la ville ? » demandais-je avec un sourire amusé.

Oui, y comprit la mienne. Je ne peux m’empêcher de la fixer, mon regard s’égarant parfois sur ses lèvres.


©clever love.

_________________
You can't tell me to heal.
You're so hypnotizing. Could you be the devil? Could you be an angel? Your touch magnetizing feels like I am floating, leaves my body glowing. Kiss me, Infect me with your loving. Fill me with your poison. Take me, wanna be a victim: Ready for abduction.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Il était une fois...
Pommes : 23
Né(e) le : 12/04/2014

MessageSujet: Re: I don't tell anyone about the way you hold my hand; {sera/jasmine.} Mar 27 Mai - 12:28

I don't tell anyone about the way you hold my hand
You can be the chills that I feel on our first date; You can be the hero And I can be your sidekick; You can be the tear That I cry if we ever split; You can be the rain from the cloud in the stormin' Or you can be the sun when it shines in the mornin'
Hey étrangère... Que deviens-tu, que fais-tu si loin de chez toi, si loin d'un abri pour la pluie ? Peut-être que si tu venais dans mon coeur, chez moi tu serais protégée. Crois-moi, je te défendrais de tout. Crois-moi si tu acceptais de tenir ma main pendant des heures, de m'aider quand je tombe, .... Crois-moi, je serais si joyeuse. Si gaie. Si... Gay. Je souris encore, parce que je ne peux pas m'en empêcher quand je suis près d'elle. J'ai beau avoir envie de la toucher, j'ai beau avoir envie de l'embrasser, je ne fais rien, je demeure silencieuse, spectatrice muette devant sa beauté et son charme. Elle est... Tout ce que je désire. Elle est tout ce que j'aurais voulu devenir. Moi je ne suis pas vraiment méchante. Mais je ne suis pas vraiment gentille. Je suis entre deux caractères, entre deux âges, au fond je n'ai que 19 ans à peine. Je suis encore... Une enfant dans ma tête. Pourtant je sais ce que le désir peut être, je sais ce que le désir peut faire, je sais ce que le désir peut pousser à faire. J'en ai connu des hommes qui ne voulaient que mon corps. Aujourd'hui la ville semble différente, comme si à nouveau un nuage violet, une brume magique l'avait enveloppée. Je vois tout si brumeux, je vois tout si ... Et au milieu d'un brouillard qui n'existe pas, je regarde Jasmine, avec ses grands yeux sombres qui me dévisagent, je n'arriverai pas à ne plus l'aimer. C'est ce que j'ai décidé, c'est même ce que je ressens au fond. Je n'arriverai plus à ne plus... L'aimer.

Elle avait été mon héroïne du jour. Elle était même mon héroïne de tous les jours. Chaque matin mes pensées m'éveillaient, chaque matin cette même boule à la gorge, cet estomac qui se tord, ce mal de tête qui m'insupporte presque. Les pensées sont toujours les mêmes, à chaque matin, à chaque soir. Je m'endors toujours pareil. Si elle savait à quel point elle comblait ma vie, juste en existant. Ses yeux dans les miens, je me perds à nouveau, l'espace de quelques secondes, le temps d'écouter sa voix, sans vraiment entendre ses mots. Je suis trop troublée pour la comprendre, mais j'essaie de comprendre quand même. J'ai peur de respirer, j'ai peur de tousser, j'ai peur de cligner des yeux, je ne voudrais rater aucun des moments avec elle.

« Si j'avais été... Blessée, ... ça t'aurait rendue triste ? » Mon sourire à l'instar du sien s'efface doucement. Je repense à la voiture, au choc quand même réel, à la dureté du capot contre mon corps. Au froid que j'ai ressenti. A mes dents qui claquaient. Si j'avais été plus blessée... ça m'aurait été égal. Mais j'avais peur de ne plus jamais la revoir. J'avais eu peur et je ne l'avais pas dit. C'était cette crainte qui m'animait surtout, cette crainte intérieure, cette crainte, ce cri de terreur qui hurlait en moi. Ne plus la voir aurait été mon cauchemar. Mais je suis en vie. Je n'ai pas été amochée, je crois. Et je suis... En santé. Je suis amoureuse, c'est beau aussi. Je crois... C'est tellement beau mais ça fait tellement peur.

« La même chose pour moi Ruby, merci. » Un Capuccino ça m'allait très bien. Et surtout, j'avais envie de prendre pareil. Non en fait ce dont j'avais envie, là, je le dissimulais derrière des regards fuyants. Je ne voulais pas qu'elle remarque. J'étais en train d'imaginer quel goût devaient avoir ses lèvres. Je les imaginais douces, fraiches, comme une peau de cerise, une saveur sucrée. Mais très vite, je reportais mon attention sur son regard. J'étais ridicule et je m'en rendais compte. « Je vois. Tu es donc spécialisée dans le fait de rendre les êtres vivants plus heureux. » Léger sourire de ma part. Je ne disais pas ça dans le but de me moquer d'elle, je trouvais ses occupations tout à fait nobles et généreuses. D'ailleurs j'aime beaucoup les animaux. Bref. « Moi je... » J'hésitais un instant. Je ne voulais pas lui dire que je ne faisais que ça. Danser... Chanter. Tourner, sans jamais m'essouffler, sans jamais me fatiguer, tourner, ma robe au vent, mes cheveux sur le visage. Je ne suis qu'une petite gitane Jasmine... Je ne suis pas... Toi. Et je n'ai que ça pour vivre. Je sentais mes joues devenir écarlates. Vite, je posais mes paumes contre mes joues, pour qu'elle ne les voit pas se teinter de rouge. « J'écris. J'écris des chansons. Je les chante aux passants. Mais je ne fais guère que ça. Chanter et danser. » Je passe mes journées dans la rue. Je suis désolée si tu attendais autre chose. Je ne suis qu'une petite fille qui a juste besoin d'être aimée.

La seconde qui suivit, je ne sais plus trop comment c'est arrivé, mais ma main se retrouva sur la sienne. J'avais baissé les yeux. Mes doigts caressaient sa peau, et je sentais qu'elle ne me repousserait pas. On l'avait déjà fait. On l'avait fait à l'hôpital. J'avais senti sa paume contre la mienne, j'avais senti son pouce contre le mien. J'étais douce dans mes gestes. Je ne raconterai à personne, si tu veux. Je ne parlerai à personne de la façon dont tu tiens ma main.

« Excuse-moi. » Murmurais-je en me reculant. Je ne sais pas si j'avais le droit de faire ça. Je ne sais pas si ça se fait au premier rendez-vous. Je ne sais même pas si elle... Mais je n'avais pas pu m'en empêcher. Elle ne m'avait pas repoussée, c'était déjà ça. Peut-être aussi qu'elle avait été surprise par mon acte désespéré. J'avais voulu être plus près d'elle, j'avais envie de sentir son coeur battre contre ma poitrine.


(c) sweet.lips

_________________


TOI AUSSI TU CHERCHES QUELQU'UN ?... + JE REMUE LE CIEL LE JOUR, LA NUIT JE DANSE AVEC LE VENT LA PLUIE. UN PEU D'AMOUR UN BRIN DE MIEL ET DANS LE BRUIT, JE COURS ET J'AI PEUR EST CE MON TOUR? VIENT LA DOULEUR. DANS TOUT PARIS, JE M’ABANDONNE. QUE D’ESPÉRANCE. SUR CE CHEMIN EN TON ABSENCE J'AI BEAU TRIMER, SANS TOI MA VIE N'EST QU'UN DÉCOR QUI BRILLE, VIDE DE SENS. DANS CETTE DOUCE SOUFFRANCE. DONT J'AI PAYÉ TOUTES LES OFFENSES ECOUTE COMME MON CŒUR EST IMMENSE JE SUIS UNE ENFANT DU MONDE.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Il était une fois...
Pommes : 36
Né(e) le : 29/04/2014

MessageSujet: Re: I don't tell anyone about the way you hold my hand; {sera/jasmine.} Lun 9 Juin - 19:19


Serafyel & Jasmine ₰ I don't tell anyone about the way you hold my hand.

 
Je n’ai, hélas, pas eu la chance de connaitre ma mère. Le destin m’a privé de sa présence au moment de ma naissance. Ce que j’en sais, par contre, c’est que c’était une grande fervente d’amour, et qu’elle ne m’aurait jamais forcé à épouser quelqu’un contre mon gré. C’est l’erreur que mon père a failli commettre. Aujourd’hui, je crois que j’ai une nouvelle chance, et plus les minutes passent en la présence de la superbe brune, plus mon cœur s’agite de cette façon déroutante, nouvelle, plaisante. Que dirais-tu mère ? Que penserais-tu si tu étais à mes côtés, si tu me voyais dissimuler mes sourires, cacher mes regards appuyés sur cette magnifique danseuse des rues ? Approuverais-tu ou le contraire? J’aime à croire que quoi qu’il arrive tu me soutiendrais, ça m’aide à me sentir moins seule, parce que plus le temps passe, et plus je comprends, plus j’ai peur. J’aime une personne. J’aime une femme. Ce n’est pas commun, ou l’est-ce ? Est-ce grave ou anodin ? Je n’arrive plus à savoir, je ne connais que ce schéma que l’on m’a apprit, qu’une femme doit enfanter avec un homme, que je dois me préparer à ce royaume qui m’attend à notre retour dans notre monde. J’ai des responsabilités, et je viens à penser que c’est peut être mon père qui a raison, l’amour n’a pas sa place dans la royauté, il amène sans doute trop d’erreur.

Tomber sous son charme en est-elle une ? Une partie de moi en est convaincue, me pousse à la fuir, c’est d’ailleurs pour ça que je me suis montrée aussi froide, aussi méchante avec elle avant ce jour. Mais qu’on me jette la pierre s’il le faut, je ne cesse de revoir cette voiture qui la renverse, et mon cœur se serre, et je comprends que je ne peux plus la repousser. Sa douleur m’atteint comme on ne m’a jamais atteint, j’ai presque l’impression que c’est moi qui ai été percuté. Je me sens soupirer, je m’exaspère. Je suis tombée dans le panneau, et j’y retourne encore et encore. J’examine en coin son visage, ses traits, j’ai appris à les connaitre par cœur, en secret et la nuit, je les dessine dans mes rêves, avec une précision troublante. « Si j'avais été... Blessée, ... ça t'aurait rendue triste ? » Ses mots coupent courts à mes pensées, et je reste figée un instant. Mon sourire s’efface, mon regard s’assombrit, mon visage devient plus triste. Ma bouche tremble légèrement, je ne sais pas quoi répondre à cette question, je suis troublée, désorientée. Bien sûr que ça m’aurait rendu triste, ça m’aurait anéantie sans nul doute. J’étais déjà inquiète pour quelques égratignures, alors je n’ose imaginer plus.

« Evidemment. » J’esquisse un petit sourire en sa direction. « Je sais que je ne me suis pas toujours conduite comme la plus douce des personnes envers toi, mais, je ne me réjouie pas de te voir blessée… » Et mon sourire s’efface à nouveau, ma voix se fait plus lointaine. « Loin de là même… »

Comment lui dire que j’aurai aimé me jeter à sa place pour subir le coup ? Que j’aurai voulu être son héroïne, que j’aurai pu mourir sans hésitation pour ses beaux yeux ? Elle commande à son tour, un cappucino aussi. Elle m’interroge sur mes occupations et sourit quand je lui réponds. « Je vois. Tu es donc spécialisée dans le fait de rendre les êtres vivants plus heureux. » Je ris légèrement, je ne voyais pas les choses de cette façon mais son point de vue me plaisait plutôt bien. J’hausse finalement les épaules.

« Je ne suis pas sûre de rendre vraiment qui que ce soit heureux, je n’y arrive même pas avec moi-même, en fait. »

Et voilà que je me lance dans des confessions. Non je n’arrive pas à être heureuse, parce que je n’arrive pas à être sincère avec elle. Je lui retourne la question, curieuse d’en savoir plus sur celle qui déroute de la sorte mon cœur. « Moi je... » Elle hésite, et je lui souris, espérant l’encourager. Rien de ce qu’elle ne peut me confier ne me fera partir, je suis bien trop heureuse de partager ce moment avec elle. Elle pose ses mains sur ses joues et je m’inquiète, qu’est-ce qui peut donc tant l’embarrasser ? Je sens mon cœur se serrer légèrement, j’imagine déjà les pires des scénarios, et mon cœur se briser avec. « J'écris. J'écris des chansons. Je les chante aux passants. Mais je ne fais guère que ça. Chanter et danser. » Je me détends aussitôt, souriant à pleines dents. Sa main caresse la mienne, et je lui rends le contact.  Je ne m’écarterai pas, je me suis perdue dans ses prunelles auburnes, j’en ai même oublié de respirer. Je sais qu’elle danse, je sais qu’elle chante, c’est de cette façon que mon regard c’est posé sur elle la première fois. Au détour d’une rue, son jupon qui voletait, sa voix qui hypnotisait toute la foule autour d’elle… « Excuse-moi. » Et je récupère le fil de mes pensées, elle vient de retirer sa main de la mienne. Je sens mes joues virées au rouge, et je pose mes deux mains sur mes genoux alors qu’au même moment Ruby nous apporte nos cappucinos. Je lui souris, la remerciant, avant de reporter mon attention sur Seraphyel.

« Tu n’as pas à être gênée, ce que tu fais ça apporte la joie à beaucoup de gens. A moi, surtout. J’aime tellement te regarder danser… »

Et je me perds dans un sourire à nouveau, je ne me sens même plus gênée. Néanmoins je fronce un peu les sourcils. J’ai envie de lui dire tellement de chose.

« Ecoute, je ne veux pas avoir l’air d’une folle ou quoi, ou être trop entreprenante mais, j’ai l’impression qu’aujourd’hui il y a quelque chose de différent entre toi et moi. »


©clever love.

_________________
You can't tell me to heal.
You're so hypnotizing. Could you be the devil? Could you be an angel? Your touch magnetizing feels like I am floating, leaves my body glowing. Kiss me, Infect me with your loving. Fill me with your poison. Take me, wanna be a victim: Ready for abduction.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Il était une fois...
Pommes : 23
Né(e) le : 12/04/2014

MessageSujet: Re: I don't tell anyone about the way you hold my hand; {sera/jasmine.} Mer 2 Juil - 12:43

I don't tell anyone about the way you hold my hand
You can be the chills that I feel on our first date; You can be the hero And I can be your sidekick; You can be the tear That I cry if we ever split; You can be the rain from the cloud in the stormin' Or you can be the sun when it shines in the mornin'
Me voir blessée... Je ne sais plus ce que blessée a pour signification. Avoir mal... ? Si c'est juste avoir mal... Ne t'en fais pas, j'ai mal depuis longtemps, et une voiture qui me percute n'aura rien agavé. On a mal parce qu'on aime. On a mal parce qu'on est laissée. Mais il parait que lorsque quelqu'un tient à nous, on oublie les mauvais passés. On oublie les blessures, les plaies intérieures, on oublie tout ce qui a eu un effet néfaste sur notre coeur, sur notre cerveau. Il parait que c'est être amoureux. Il parait... Que c'est joli. Un coeur qui bat c'est beau à écouter. Il parait même... Qu'aimer quelqu'un c'est ce qui existe de plus féerique. Mais la féerie, moi j'connais pas. Ma seule féerie c'est quand je danse pour essayer de faire oublier aux passants leurs propres souffrances de tous les jours. Pourtant Jasmine... Moi j'aimerais te faire oublier tout ce que tu aurais pu subir. Dans ton ancienne vie ou celle-ci. J'aimerais avancer avec toi, toujours en te tenant la main, caresser ta peau blanche, jouer avec tes cheveux dans mes doigts, me prendre au jeu, et... Etre amoureuse, pour de vrai. Avec toi. Parce que tu sais, je commence à t'aimer. Et c'est peut-être un peu effrayant. Mais c'est vrai que c'est joli à ressentir. C'est comme des mésanges qui chanteraient dans ma poitrine. Ça fait mal mais ça fait du bien. C'est pt'être toi ma féerie.

Jasmine. Tu me rends... Heureuse. « Je te promets que tu y'arrives. » Tu arriveras toujours à rendre les autres heureux. Tu arriveras toujours à déclencher des sourires tout autour de toi. Le mien pour commencer. Il ne veut plus s'éteindre. Il reste figé sur mes lèvres, comme pour l'éternité , quand je te parle en face. Mais elle ajoute qu'elle-même n'est pas sûre de se rendre heureuse. Cette fois mon sourire disparait, je baisse le regard, fixant ses mains qui se retiraient sur ses genoux.  « Si j'avais eu des pouvoirs magiques, j'aurais pu... T'aider à l'être. » Je relevais la tête vers elle, regardant ses yeux si bruns. Mais même sans pouvoirs magiques, j'aimerais essayer. J'aimerais essayer de t'aimer, est-ce que tu veux bien ?

Je remerciais Ruby lorsqu'elle apporta nos cafés, mais je ne lâchais pas Jasmine du regard. Je ne la lacherai jamais vraiment du regard vous savez. Je me sentais heureuse. Le paroxysme fut atteint lorsqu'elle m'expliqua qu'elle aimait me voir danser. Une fois de plus j'esquissais un sourire amusé, avant de répliquer d'un air qui se voulait détendu. « Je ne savais pas que tu me regardais. » Mais j'ajoutais. « Pourtant, je te cherche à tous les coins de rue. » C'était... Un demi aveux. Une demi révélation. J'espérais qu'elle n'allait pas prendre peur. Mais effectivement. Il semblait y'avoir quelque chose de différent entre nous aujourd'hui. Comme un coeur qui avoue, une caresse prématurée de la main, un sourire trop figé. Et ... ça me plaisait assez. « Pourquoi te prendrais-je pour une folle ? » Je portais ma tasse à mes lèvres, pour éviter de montrer à quel point j'étais troublée. Je ne voulais pas en dire trop. Tu sais, quand tu es avec moi, j'ai peur de rien. Mais quand tu es avec moi, j'ai aussi peur de tout.

Je sentais que ça battait en moi, tout au fond. Je clignais des yeux, je ne l'avais pas fait souvent depuis notre arrivée chez Granny. Trop de rimmel me maquillait, mais avec l'accident et la peur, j'en avais perdu une bonne partie. Et puis on s'en fiche un peu. « Ou alors... Je suis aussi folle que toi. » Dis-je en me fendant d'un petit rire sans l'once d'une moquerie ou de quoi que ce soit de méchant. Je suis folle Jasmine. Je suis folle, mais folle avec toi. Mes pensées me tiraillaient, je me perdis un instant, les yeux dans le vide, cherchant un moyen de paraître... Normale. « Peut-être aussi qu'aujourd'hui, la chose la plus différente, c'est... Qu'on ne s'agresse pas verbalement. » Sans parler de nos coeurs qui s'emballent, en tout cas, je ne peux pas parler pour le sien, mais le mien battait très fort. « Je suis désolée de ne pas avoir été... Toujours très correcte avec toi. J'aurais pas dû te... » Te quoi ? T'agresser tous les jours ? Te fuir ? Déverser mon fiel sur toi ? Je suis désolée, c'est ce qui compte. En réalité, j'ai toujours été désolée. C'est pas aujourd'hui que ça a changé. Mais aujourd'hui, je le reconnais.


(c) sweet.lips

_________________


TOI AUSSI TU CHERCHES QUELQU'UN ?... + JE REMUE LE CIEL LE JOUR, LA NUIT JE DANSE AVEC LE VENT LA PLUIE. UN PEU D'AMOUR UN BRIN DE MIEL ET DANS LE BRUIT, JE COURS ET J'AI PEUR EST CE MON TOUR? VIENT LA DOULEUR. DANS TOUT PARIS, JE M’ABANDONNE. QUE D’ESPÉRANCE. SUR CE CHEMIN EN TON ABSENCE J'AI BEAU TRIMER, SANS TOI MA VIE N'EST QU'UN DÉCOR QUI BRILLE, VIDE DE SENS. DANS CETTE DOUCE SOUFFRANCE. DONT J'AI PAYÉ TOUTES LES OFFENSES ECOUTE COMME MON CŒUR EST IMMENSE JE SUIS UNE ENFANT DU MONDE.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Il était une fois...
Pommes : 36
Né(e) le : 29/04/2014

MessageSujet: Re: I don't tell anyone about the way you hold my hand; {sera/jasmine.} Dim 24 Aoû - 17:53


Serafyel & Jasmine ₰ I don't tell anyone about the way you hold my hand.

Je vois des personnes entrer à l’hôpital tous les jours, j’ai vu des patients en piteux états. Je suis une personne très empathique, leur douleur m’atteint, mais la sienne, même si elle n’était peut être pas le quart du pire que j’avais pu voir, me heurter plus que celles des autres. Ce ne peut être un hasard, quelque chose à fait que nous devions être réunies aujourd’hui, que nous devions communiquer autrement que par des paroles blessantes ou moqueuses. Et dans ces moments là, je me rends compte plus que jamais qu’avoir un ami me manque. Que l’oreille attentionnée d’Aladdin aurait sans doute pu me porter conseil, me faire ouvrir les yeux sur ses choses qui me sont encore bien noires de mystère.

Ma vie entière n’a été qu’un mensonge, une pitoyable comédie. Les hommes se relayaient tour à tour pour me faire la cour, pour me demander ma main, et pas un seul avait porté de véritable intérêt sur moi. Le grand vizir avait même organisé tout un enlèvement pour apparaitre comme un héros à mes yeux afin que je tombe dans ses bras. Je n’étais qu’une marionnette, une poupée de chiffon avec du pouvoir et de la richesse à la clé. N’avais-je donc aucune réelle importance ? Ne valais-je que ça ? Non, aujourd’hui, j’ai un sentiment différent, j’ai l’impression que quelqu’un se soucie de moi, quelqu’un dont je n’aurai jamais soupçonné un quelconque attachement envers moi. Elle ne cherche pas à savoir combien de diamant je possède, combien de chameau je suis prête à offrir pour une fête, quel prix se vend ma main auprès de mon naïf père. Les histoires de mon pays ont été narrées bien plus d’une fois ici, j’ai même entendu un petit garçon, le fils du maire, en parler à une grande blonde, et je n’ai pu m’empêcher de sourire. Mais ces histoires n’ont pas la magie qu’elles semblent posséder, pas à mes yeux.

Et je me rends compte, je réalise que dans ce monde où la magie n’est pas présente, j’ai le sentiment de la ressentir. Dès que je croise son regard auburn, quelque chose d’indescriptible se passe. Je prends conscience que j’ai besoin d’elle dans ma vie, que je la veux au sein de celle-ci. Je ne veux pas que cette magie s’efface. Et que ça ne peut être qu’à sens unique. La violence qui avait pu m’agiter autrefois contre elle prend son sens, les runes sont enfin déchiffrées. Peut être était-ce la jalousie de voir le regard des autres sur elle qui avait pu me rendre odieuse à son égard, ou encore la peine d’ignorer comment réellement l’aborder. Un mélange des deux sans le moindre doute. « Je te promets que tu y'arrives. » Et j’esquisse un sourire. Je crois qu’elle aurait pu dire n’importe quoi, des phrases sans sens, dans une langue qui m’aurait été inconnue, j’aurai souris de la même façon, sa voix déride mes lèvres sans arrêt. Mais l’on en revient à moi, à ma vie, et je ne suis pas satisfaite. Mon existence est plate, monotone, je suis invisible aux yeux des autres, princesse ou non, je l’ai toujours été. « Si j'avais eu des pouvoirs magiques, j'aurais pu... T'aider à l'être. » Mais tu n’as pas idée, pas vrai ? Tu ne devines même pas que ces simples paroles qui me torde le cœur me prouve que tu n’as pas besoin du moindre pouvoir magique pour me faire sentir en vie, pour me rendre… heureuse, je crois que c’est bien ça. J’ai ce flot d’émotion qui me tombe dans la figure comme une avalanche, mais tu ne réalises pas. Les pas de danse que tu maitrises si bien dans ces ruelles sont la raison de mon réveil chaque matin.

« Je crois que de la magie, tu en as. Vraiment, tu n’as jamais vu ? Quand les gens te regardent, leurs yeux se mettent à pétiller. Ils partent au travail charmés. Si ça, ce n’est pas de la magie, alors je ne sais pas ce que c’est. Parce que moi, c’est ce que ça me fait en tout cas.»

Et mon estomac se serre sous ma confession, je ne veux pas qu’elle s’imagine que je l’espionne ou qu’elle prenne peur parce que soudainement j’agis à l’opposé du comportement auquel je l’ai habitué. Je plonge dans mon cappucino, préferant éviter de croiser son regard. « Je ne savais pas que tu me regardais. » Le rouge me monte à nouveau aux joues. « Pourtant, je te cherche à tous les coins de rue. » Et là je quitte ma tasse pour l’observer avec curiosité, à la fois troublée et étonnée. Elle me cherche ? Je n’arrive pas à retenir le petit sourire en coin qui se dessine sur mes lèvres. Mon cœur s’agite. Je ne veux pas me faire de films, ça serait stupide. Peut être interprétais-je ses mots comme je souhaitais les entendre. « Pourquoi te prendrais-je pour une folle ? » Parce que j’air l’air d’une lunatique, un jour à te cracher du venin dessus, l’autre à être d’une douceur déroutante avec toi. Et l’attente me parait interminable, j’en viens à peiner à retrouver mon souffle et je serre d’avantage ma tasse brulante. « Ou alors... Je suis aussi folle que toi. » Je partage ton rire, je sens un poids s’échapper de ma poitrine, et je retrouve ma respiration. « Peut-être aussi qu'aujourd'hui, la chose la plus différente, c'est... Qu'on ne s'agresse pas verbalement. » J’avale ma salive avec difficulté, hochant la tête. Oui c’est un changement considérable, déroutant, beaucoup trop. Mais je ne voulais pas parler que de ça. Il y a autre chose, mais si ce n’est que de mon côté, ne t’en fais pas ma jolie gitane, je ne reviendrai pas la vipère des sables que j’ai pu être avec toi. Elle continue : « Je suis désolée de ne pas avoir été... Toujours très correcte avec toi. J'aurais pas dû te... » C’est sans la moindre once d’hésitation cette fois que ma main part capturer la sienne, plongeant un regard assuré vers elle, souriant pour la rassurer. J’aurai voulu te taire d’un baiser, mais je n’ai pas ce courage, pas encore.

« Laissons le passé où il est, derrière nous. Il est mieux là bas tu ne penses pas ? »

Je suis folle, sois donc folle avec moi, parce que je ne veux plus perdre de temps. Mon cœur s’emballe comme jamais.

« Voyons ça comme une nouvelle chance, la permission d’apprendre à se connaitre réellement, pas des coins d’œil furtifs, pas des rumeurs ou des chuchotements des autres qui influencent notre jugement. Juste des confessions, de toi à moi, sans poison cette fois. Je veux savoir des choses sur toi. Et… J’aimerai que tu en saches sur moi. Tu pourrais passer chez moi, un jour, ou après, si tu veux. Enfin si tu as le temps..»

J’ai soudainement envie de me cogner la tête contre la table.


©clever love.

_________________
You can't tell me to heal.
You're so hypnotizing. Could you be the devil? Could you be an angel? Your touch magnetizing feels like I am floating, leaves my body glowing. Kiss me, Infect me with your loving. Fill me with your poison. Take me, wanna be a victim: Ready for abduction.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Il était une fois...
Pommes : 23
Né(e) le : 12/04/2014

MessageSujet: Re: I don't tell anyone about the way you hold my hand; {sera/jasmine.} Ven 12 Sep - 10:50

I don't tell anyone about the way you hold my hand
You can be the chills that I feel on our first date; You can be the hero And I can be your sidekick; You can be the tear That I cry if we ever split; You can be the rain from the cloud in the stormin' Or you can be the sun when it shines in the mornin'
Ne crains rien, je te tiens. Ne crains rien, tu peux t’appuyer sur moi, je ne te laisserai jamais tomber. Ou est-ce moi qui m’appuie sur toi ? N’abandonne jamais ton sourire en face de moi, ne laisse pas les craintes influer sur tes décisions. Moi je ne suis qu’une gitane, moi je ne suis qu’une pauvre femme. Mais je suis si éprise de toi, que je ne pourrai jamais plus perdre mon chemin.

Je me souvenais encore du froid sous mon jupon, des griffes qui couraient sur mes joues, des mains crochues de Frollo. J’avais été malheureuse, et je pensais le désir bon à jeter. Je ne pense plus la même chose depuis ce que je ressens pour Jasmine. Elle me fait vibrer le cœur, ça sonne, ça cogne, j’ai presque mal de l’aimer, mais je ne peux plus m’arrêter. Je suis partie dans un délire sans fin, je suis entrée dans le circuit. Si quelque chose pouvait stopper mon élan, je ne dirais pas non, mais je ne dirais pas oui. Je souffre et je frissonne à chaque regard qu’elle porte sur mon corps, mais je ne remplacerais une pareille sensation par rien au monde. Elle me fait l’effet d’une dose d’adrénaline injectée dans mes veines, d’un sentiment plus puissant que la magie de l’autre Monde. En sa présence mes sens s’éveillent, je n’ai plus juste mal, j’ai peur d’avoir mal et c’est une nuance qui fait toute la différence. Peut-être aussi que Jasmine est trop belle, sûrement qu’elle a des soupirants, sans doute plus riches que moi, sans doute plus gentils que moi, sans doute plus jolis que moi. Mais je voudrais essayer, elle n’a rien dit qui puisse me faire reculer.

Jasmine ne sait pas qu’elle fait voler mon cœur comme personne. A ses côtés, j’ai envie de laisser les instants précieux m’emporter, j’ai envie de respirer son parfum, je pense à des choses qui ne se pensent pas. C’est un amour indécent, ou c’est un amour sans fin, c’est un amour atroce, ou c’est un amour brillant. J’avais déjà souffert, mais jamais par amour. A une époque je me fichais tellement de mon cœur. Mais j’ai découvert une source puissante en son antre, j’ai découvert de l’or en creusant de mes ongles. J’eus envie de sourire en entendant sa réponse. Jasmine, je n’ai pas de magie au bout des doigts. J’ai de la magie dans les yeux, parce que je suis restée un peu enfant, surtout quand je te vois. Je crois que personne ne m’a fait sourire comme ça. C’est la première fois, que mes lèvres me brûlent. Je voudrais l’embrasser, mais si je me penchais au dessus de cette table, pour poser ma bouche contre la sienne, que dirait-elle ? Au fond, il n’y’a plus grand-chose qui nous sépare. Un morceau de bois, un lourd secret qui la concerne, une confession qui manque de ma part, et peut-être aussi… Qu’il y’avait trop de monde autour de nous pour que j’ose un baiser si risqué. Je ne pouvais pas me permettre d’agir comme si nous étions seules au monde. Même si dans mon esprit, les autres n’existaient déjà plus. Jasmine n’aurait pas apprécié. Et je pense que je n’aurais pas pu. « Je ne pensais pas… » Non je ne pensais pas que tu m’observais à ce point là. Je ne pensais pas réussir à faire briller tes yeux, moi qui n’ai jamais été que dédaigneuse envers toi. Je souris à nouveau, le brun de mon œil se perd dans le sien. Je ne baisserai pas les yeux, je vais baisser ma garde, pour te laisser me toucher. C’est promis je ne t’attaquerai plus. Je voyais tant de mirages dans son regard, des illusions que j’avais, que j’aurai, ou tout simplement des moments chimériques, qui n’existeront peut-être jamais entre nous. Je nous voyais déjà si loin du monde, si loin de la terre, dans un ailleurs qui n’aurait appartenu qu’à nous.

« Je suis d’accord avec ça. » Répondais-je en hochant la tête. Je ne parlerai plus du passé avec toi. Je ne parlerai plus de nos périodes si haineuses. Je voudrais les oublier comme on oublie une plaie superficielle. Je m’attacherai aux détails d’aujourd’hui, au fond c’est bien la seule chose qui compte.

Et lorsque sa dernière phrase atteignit mes oreilles et mon cerveau, je n’arrivais pas à la comprendre. J’étais comme court-circuitée. Mais ça ne dura qu’un temps, doucement je relevai la tête, ma main toujours dans la sienne, je la serrai sans grande force. Tu sais que je ne la lâcherai plus maintenant ?  « Je veux bien. Enfin, j'ai peur de te déranger, et ... Mais je ne refuserai pas. » Je caressais sa paume, avec la tendresse commune aux amoureux, ou aux gens qui aiment, et ce n’est pas pareil. De ma main libre, j’avançais jusqu’à son visage, le désir me prenait. N’aies pas peur de moi, je ne cherche pas à t’effrayer ou à te causer du tord. Je cherche juste à t’aimer, et à me faire aimer en retour. Lentement, mon ongle effleura sa joue, je replaçais une mèche qui tombait devant ses yeux. Je savais qu’on n’était pas seules ici. Je savais que je n’aurais pas dû faire ce geste. Un geste trop tendre, un geste d’amour qui aurait pu nous coûter une réputation étrange à Storybrooke. Mais finalement, quel mal pourrait-il y’avoir à aimer une autre femme. Et pourquoi faudrait-il s’en cacher comme d’un secret honteux. Je rougissais, et me réinstallais sur ma chaise, je ne tenais plus en place. Je cessais ma douce caresse, en me mordant la lèvre inférieure, tant qu’elle en saigna légèrement. « Est-ce que je n’aurais pas dû faire ça ? » Je posais une question sans vraiment en poser. C’était surtout à moi-même que je demandais. Mais aussi à Jasmine, parce que je craignais ses réactions plus que n’importe quel poison au monde. J’avais peur de l’avoir froissée, blessée, humiliée, ou je ne sais pas quoi d’autre. J’avais cédé à mon envie de la toucher, et je n’étais pas allée très loin. Je m’étais stoppée à temps avant que l’on remarque que ma relation avec elle dépassait l’amitié. Une caresse n’est pas si explicite. On peut très bien ne rien imaginer d’autre. Ou alors elle n’est qu’un début. Mais je ne ferai plus rien pour te mettre dans l’embarras. Tu me crois ?


(c) sweet.lips

_________________


TOI AUSSI TU CHERCHES QUELQU'UN ?... + JE REMUE LE CIEL LE JOUR, LA NUIT JE DANSE AVEC LE VENT LA PLUIE. UN PEU D'AMOUR UN BRIN DE MIEL ET DANS LE BRUIT, JE COURS ET J'AI PEUR EST CE MON TOUR? VIENT LA DOULEUR. DANS TOUT PARIS, JE M’ABANDONNE. QUE D’ESPÉRANCE. SUR CE CHEMIN EN TON ABSENCE J'AI BEAU TRIMER, SANS TOI MA VIE N'EST QU'UN DÉCOR QUI BRILLE, VIDE DE SENS. DANS CETTE DOUCE SOUFFRANCE. DONT J'AI PAYÉ TOUTES LES OFFENSES ECOUTE COMME MON CŒUR EST IMMENSE JE SUIS UNE ENFANT DU MONDE.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: I don't tell anyone about the way you hold my hand; {sera/jasmine.}

Revenir en haut Aller en bas

I don't tell anyone about the way you hold my hand; {sera/jasmine.}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Fairy Tail 119
» Nouveau Capitaine-Commandant
» Qui sera le prochain gouverneur du Sud-Kivu?
» Citations de Coluche
» Jean d'Ormesson
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forbidden Fruit :: Storybrooke :: Commerces :: Granny's Diner-