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SERAFYEL&JASMINE — You shoot me down, but I get up I’m bulletproof, nothing to lose ;

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Pommes : 23
Né(e) le : 12/04/2014

MessageSujet: SERAFYEL&JASMINE — You shoot me down, but I get up I’m bulletproof, nothing to lose ; Ven 2 Mai - 19:16

« HEY... I AM TITANIUM. »esmeralda&jasmine

Les soirées se ressemblent toutes. Toujours la même rancoeur au coeur, toujours la même impuissance face aux sentiments, toujours cet idéal qui s'échappe, cette vie dont je rêvais avant. Aujourd'hui je ne sais plus où je vais, de quel amour je meurs, de quel amour je vis, de quelle personne mon cœur bat... Peut-être que c'est nouveau. Peut-être aussi que je suis inapte à aimer correctement, j'ai sans doute été créée par Dieu sur un autre modèle. Moi avant, je prenais, je consommais, je jetais, et je ne revoyais plus jamais. Tout semblait trop simple, tout semble si loin. Mais je ne me souviens que trop, des soirées de décembre, où j'ai maudit son nom, le nom du soleil, Phoebus, qui a blessé mon cœur. J'ai... Je crois qu'il faut que je lâche prise. Il faut que j'apprenne. Il faut que... J'oublie.

Le vent me pousse, je marche en traînant les pieds, sur le trottoir où l'ombre règne. Je ne cherche plus le soleil. Je le fuis désormais. Je ne veux plus qu'il touche ma peau. Alors je marche dans l'ombre, je marche près de ceux qui sont comme moi, à éviter la chaleur et à éviter les rayons trop forts de celui qui nous brûle. Je suis distraite. Je pense... Je pense aussi à quelqu'un que j'ai croisé il y'a quelques lunes de ça, quelques jours de ça. Cette fille si belle, si douce, si lointaine de moi. Je crois que je n'oserai jamais lui avouer qu'elle... Elle est... , elle a l'air tellement différente, et tellement... Tellement belle. Je sais que je me répète, mais c'est un fait, on ne peut qu'acquiescer. Je ne sais pas son âge, elle doit avoir le mien, ou pas beaucoup moins ou plus. Je crois qu'elle... Elle me plait bien. Mais je ne dois pas lui parler, je ne dois pas, je n'ose pas. J'ai peur aussi, la crainte me fait me taire. Alors je la fuis, ou je l'agresse quand je la croise. Parfois je l'ignore, comme si elle était un décor de plus autour de moi. Je suis Esméralda. Depuis la fin de la malédiction, je devrais me sentir plus forte. C'est le contraire. Je me sens plus faible que jamais. J'ai l'impression d'avoir deux vies, et c'est pas une impression, mais tout le monde ici a la même. Il faut vivre avec deux passés, deux présents, deux avenirs. Et presque deux cœurs différents. Je suis Esméralda la gitane, la fille au sang impur, qui danse et qui chante sur les trottoirs des cathédrales. Mais je suis aussi Seraphyël maintenant. J'ai aimé un homme, qui ne m'aime plus. J'aime toujours son parfum, je l'ai sur mes vêtements. Pourtant, c'est à elle que je pense aujourd'hui, ce soir. C'est à elle et à son sourire enchanteur, à ses yeux de feu, ses yeux d'encre, à ses cheveux couleur corbeau. Je pourrais danser juste pour elle. Je pourrais... Ecrire des chansons, des vieilles balades toute niaises juste pour elle et son regard d'ange.

Aujourd'hui, je suis distraite. Je suis si distraite que j'en oublie de regarder où je vais. Je traverse la rue, une voiture me percute. Je ne suis pas blessée. Pas trop. J'ai envie de le dire, mais je me dis... Que ce serait une occasion de voir... Non, oubliez. J'ai juste une égratinure, c'est vraiment rien vous savez'. Mais peut-être que si je me laisse guider, le destin me conduira quelque part où je dois être. Alors je les laisse m'embarquer, je laisse les sirènes de l'ambulance sonner pour moi et griller les feux rouges. Je laisse faire. Et j'atterris dans un lit aux draps plus blancs qu'une colombe. Oui, ça sent la clinique, mais c'est pas si important. Doucement, je tourne la tête.


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TOI AUSSI TU CHERCHES QUELQU'UN ?... + JE REMUE LE CIEL LE JOUR, LA NUIT JE DANSE AVEC LE VENT LA PLUIE. UN PEU D'AMOUR UN BRIN DE MIEL ET DANS LE BRUIT, JE COURS ET J'AI PEUR EST CE MON TOUR? VIENT LA DOULEUR. DANS TOUT PARIS, JE M’ABANDONNE. QUE D’ESPÉRANCE. SUR CE CHEMIN EN TON ABSENCE J'AI BEAU TRIMER, SANS TOI MA VIE N'EST QU'UN DÉCOR QUI BRILLE, VIDE DE SENS. DANS CETTE DOUCE SOUFFRANCE. DONT J'AI PAYÉ TOUTES LES OFFENSES ECOUTE COMME MON CŒUR EST IMMENSE JE SUIS UNE ENFANT DU MONDE.


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MessageSujet: Re: SERAFYEL&JASMINE — You shoot me down, but I get up I’m bulletproof, nothing to lose ; Ven 2 Mai - 20:42


Serafyel & Jasmine ₰ You shoot me down, but I get up, I'm bulletproof, nothing to lose.

 
La vie a Storybrook enchante plus d’une personne. Il y en a des tas, qui sont satisfait de la malediction, parce qu’elle leur a apporté une meilleure vie que celle qu’ils possédaient autrefois. Pour ma part, je m’en fichais. J’étais une princesse dans notre monde, et si cette condition aurait fait rêvé plus d’une personne, pour ma part, elle m’avait rendu triste, fatalement destinée à ce que mon père avait écrit pour moi. Mais j’avais refusé, je n’avais pas voulu être fiancée et épousé l’un des parfaits inconnus qu’il m’avait présenté. Je suis une fervente croyante en l’amour, je veux le vivre, le ressentir dans chacun de mes atomes. Je veux vibrer, je veux frémir, je veux sentir ce que tous les livres que j’ai pu lire décrivent… Hélas, il semble que les princesses n’ont pas le droit d’aimer, c’est ce que je crois avoir compris. Il faut penser au royaume et ses intérêts, et ce sacrifice doit être fait pour tous ses gens. J’avais fini par accepter la cruauté de la vie, quand la malédiction est tombée, et que l’on a été transporté ici.

Ici, personne ne me jugeait sur ce que j’étais. Je n’étais plus la princesse d’Aggrabah, je n’étais plus le saphyr du désert pour lequel les hommes se battait. J’étais juste une simple infirmière, et cette vie monotone me charmait légèrement. Plus de responsabilité, plus la peur de devenir une mauvaise reine… Et mieux, j’avais le droit de choisir mon amour. Je n’avais, hélas, pas encore retrouver mon père, ni mon meilleur ami, Aladdin. Peut être ma contrée n’avait-elle pas été touchée par le sort ? Après tout j’étais moi-même bien loin de mon pays quand j’ai été touchée par la malédiction. Ils me manquaient, énormément, mais je m’étais lié à de nouvelles personnes ici, ce n’était pas un bilan si négatif. D’ailleurs, tandis que je discutais avec un patient, mes pensées s’égarèrent vers une belle brune, cette gitane qui me tourmentait l’esprit dernièrement. Sa beauté aurait coupé le souffle de l’homme le plus sans cœur de ce monde, elle était somptueuse, gracieuse… Pourtant, quelque chose me poussait à la repousser, à la détester, et je n’arrivais pas à mettre le doigt sur quoi. Les gens comme moi ne devraient pas fréquenter des personnes comme elle, du moins, dans notre monde d’origine. Mais ici, nous sommes à Storybrook, je ne suis plus de la royauté, alors peut être devais-je penser autrement ?

Et mon bip sonne, retentit dans la salle, et m’informe que je dois me rendre dans une autre salle, aider une autre personne. Je laisse la jeune femme, lui souriant, et traverse les couloirs pour finalement pénétrer dans la pièce, et alors que je lis le dossier que l’on vient de me tendre, au moment ou je relève les yeux, je sais déjà. Son parfum m’a frappé au moment où j’ai passé la porte, je l’aurai reconnu entre milles. Déjà, mon cœur s’affole, et je ne l’identifie pas, c’est nouveau pour moi. Elle est là, ici, et mon regard, presque en automatisme de défense, devient dur, froid. Pourtant je ne peux m’empecher de la dévorer des yeux, elle est si belle, elle est infernale. Je soupire doucement, m’approchant d’elle.

« Alors, on a pas vu la voiture qui s’approchait lorsqu’on dansait ? » lançais-je moqueusement.

Pourquoi me conduisais-je ainsi envers elle ? Elle ne m’avait jamais rien fait. Ce n’est pas de ma faute, elle m’a ensorcellée, mon cœur s’enflamme pour elle, alors que je ne sais rien, juste son nom. Je ne peux constater que son physique somptueux, et je ne veux pas être de celle qui succombe pour ça. Pire, c’est une femme. J’inspire profondément, commençant son examen, regardant ses yeux, ses reflexes, ses jambes.

« Vous avez mal quelque part ? Des étourdissements ? Nausées ? Je me demande si je ne devrais pas demander aux docteurs de vous passer une radio, vous avez été percuté tout de même, vous avez peut être un trauma crânien... »

Non, je ne m’inquiète pas pour elle. D’accord, un peu.
 

©clever love.

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You can't tell me to heal.
You're so hypnotizing. Could you be the devil? Could you be an angel? Your touch magnetizing feels like I am floating, leaves my body glowing. Kiss me, Infect me with your loving. Fill me with your poison. Take me, wanna be a victim: Ready for abduction.
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MessageSujet: Re: SERAFYEL&JASMINE — You shoot me down, but I get up I’m bulletproof, nothing to lose ; Sam 3 Mai - 13:47

« HEY... I AM TITANIUM. »esmeralda&jasmine

Il y'a des gens à qui l'amour ne fait aucun effet, comme s'ils étaient anesthésiés. Offrir son cœur à quelqu'un, sans savoir s'il le brisera ou le gardera comme un trésor, c'est quelque chose de terrifiant. Terriblement affreux. Et c'est pour ça que tout le monde a peur de l'amour. Mais ceux qui ne ressentent rien on trouvé la  solution. Ne rien ressentir. Ne rien aimer. Pour ne pas souffrir, pour ne pas faiblir. Pourtant, ils sont une minorité de personnes. Ils sont... Juste faits différemment de nous. Et je croyais faire partie d'eux. Je croyais avoir dans la poitrine un cœur comme un désert, aride et sans saveur. On m'a tellement désirée dans mon ancienne vie, que je ne me suis jamais offerte à personne. Pas... Par amour vrai. De toute manière, qui donc m'a aimée... ? J'ai souvent dû me méfier, des gens trop désireux de mon corps, des autres qui voulaient juste... Une nuit de ma vie, ou trente minutes de mon existence. Ceux qui voulaient un fragment de moi pour en disposer étaient nombreux, et je les ai envoyés voir ailleurs si j'y étais. Oui, je n'étais pas... Très romantique. Je n'ai jamais été follement amoureuse. Jusqu'à... Jusqu'à maintenant. Pourtant je continue à penser que je dois éviter de penser à... A... A Elle... ? J'ai du mal à le dire. Ce mot qui bat tous les autres. Ce mot qui résonne plus fort dans ma tête. Elle. Je sais qu'elle s'appelle Jasmine. Je ne sais guère qui elle est, si ce n'est ... Qu'elle était une de ces filles plus haut placées que moi. Bien plus haut que moi.

Moi je ne suis qu'une petite bohémienne sans prétention. Une fille qui volette à droite à gauche pour vendre les couleurs de l'arc en ciel de mon jupon. Je suis une danseuse. Je n'écoute pas toujours les autres, parfois quand on me parle, je suis tout à fait ailleurs. Mais c'est parce que j'ai l'esprit préoccupé. Elle occupe une place dans mes rêves, elle occupe une place dans... Là, dans ma poitrine, un peu en dessous du sein gauche. On appelle ça communément un cœur qui bat, mais le mien n'a jamais battu pour personne, peut être pour Phoebus, un jour... Enfin, je croyais. La malédiction avait été levée, tout le monde essayait de reprendre pieds, et moi... Moi je ne pensais pas à ça. J'avais du mal à diriger mes pensées vers autre chose que vers elle. Mais je ne dois pas. Je dois... Rester implacable, froide. J'aurais besoin d'apprendre de Regina. Je ne crois pas que Regina soit... Si mauvaise qu'on le dit. Moi je crois juste qu'elle a eu... Des malheurs beaucoup trop grands dans sa vie pour rester gentille. Quand on souffre trop, c'est l'intérieur de nous qui se noircit qui devient comme de la cendre volcanique, et si ça dure trop longtemps... C'est fini. Mais trêve de digressions. Je vous prie de m'excuser, je me perds.

J'avais beau expliquer à tout le monde que je n'étais pas blessée, ils s'évertuaient à vouloir me faire des prises de sang, des machins et des bidules pour que j'aille mieux. Cherchez plus profond, c'est dans mon être que je suis blessée, mais ça vous ne le verrez jamais, à moins de sonder mon esprit. J'avais tourné la tête, et j'avais vu Jasmine. En tenue d'infirmière, je savais qu'elle travaillait ici. Elle me fixait, elle m'examinait, je suppose que c'était dans les habitudes ici. J'étais .... Presque gênée de la laisser observer mon corps presque dénudé, de ses yeux si... Je ne dois pas regarder ses yeux. Vite, détournons le regard. Oh un pot de fleurs là bas! Mais elle avançait des hypothèses, trauma cranien, et blabla. J'étais exaspérée. En tout cas c'était l'air que je donnais. En fait j'étais tout à fait charmée, mais ça, hors de question de ne pas le dissimuler. J'allais écraser ce que je ressentais, j'allais le supprimer, l'effacer de ma tête. Peut-être que c'est facile, si on y met du sien.

Non, je ne sais pas. Je crois qu'on ne peut pas lutter contre ce qu'on ressent vraiment fort. On peut se battre jusqu'à la dernière goutte de sang, de sueur, de courage. Mais jamais ça ne s'en ira. Jamais. Alors je répondais d'un ton sec. « Je n'ai mal nulle part. » Extérieurement. « Merci bien. » Comment ça, j'étais désagréable ? Oui ... Oui et alors ? La haine cache souvent autre chose. C'était bien le cas. « Et puis je ne dansais pas du tout. Je... Je marchais, tout simplement. Je pensais à autre chose. » A vous. « Et je n'ai pas vu la voiture foncer sur moi, ce sont des choses qui arrivent non ? » Je ne la regardai pas une seule fois. Je tournais les yeux vers le côté opposé, comme si je fuyais quelque chose. En fait, je fuyais bien quelque chose, mais j'espérais que ça ne se remarquerait pas.


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MessageSujet: Re: SERAFYEL&JASMINE — You shoot me down, but I get up I’m bulletproof, nothing to lose ; Sam 3 Mai - 14:43


Serafyel & Jasmine ₰ You shoot me down, but I get up, I'm bulletproof, nothing to lose.

 
Dernièrement, il y a une question qui trotte dans la tête de tout le monde à Storybrook. Emma, la sauveuse, parviendrait-elle à briser la malédiction et à tous nous ramener ? J’entends ce sujet partout, que ce soit au bar, au restaurant, à la bibliothèque, et même ici, avec mes patients. Ils sont tous impatients de rentrer pour retrouver plus facilement ceux qu’ils aiment. Moi je n’ai pas envie, je ne veux pas revenir et être confronté à mon devoir. Je ne veux pas me lier à un homme dont je ne connais rien, pas même le nom. Je ne veux pas porter ses enfants alors qu’il ne saura rien de moi, qu’il ne me trouvera, au mieux, que simplement « belle ». Je ne veux pas devoir me taire dans son ombre tandis qu’il gouvernera mon peuple et que moi, au mieux, je ferai acte de présence à ses côtés. Pourtant c’est ce don mon père rêvait pour moi. Une vraie vie de princesse, de future reine. Oh oui, il y a tout ce luxe, tout ce confort, mais prenez le, je vous le donne. Ca ne vaut rien, l’amour ne s’achète pas et c’est pourtant la seule chose à laquelle j’aspire. Malheureusement, je n’ai jamais connu ce sentiment, enfin.

Dernièrement c’est particulier. Ces temps ci je me surprends à penser à elle… A son visage merveilleusement bien dessiné, à ses courbes qui semblaient parfaites. Je pense à elle, à vrai dire, constamment. Ca vire presque à l’obsession, et je n’arrive pas à mettre le doigt sur ce mal qui me ronge. Séraphyël. Je ne sais rien d’elle pourtant. Son nom, et son métier. Et je sais que je l’ai jugé pour ça, stupidement. Je l’ai jugé parce qu’au moment où mon regard s’est posé sur elle, il s’est passé quelque chose. J’ai été captivé, hypnotisée, et surtout, j’ai eu peur. J’ai eu peur lorsque mon cœur s’est mit à cogner contre ma poitrine, à m’en faire grimacer de douleur. Je ne sais pas qui elle est dans notre monde, elle pourrait être tout, n’importe qui. Alors je n’arrive pas à comprendre pourquoi elle dévore ainsi mon esprit, je n’ai jamais vécu ça auparavant, c’est à la fois agréable, troublant et dérangeant. Comment une inconnue peut tant remuer le cerveau ? Hélas, je n’ai ni mon meilleur ami, ni mon père pour tenter de m’aider à comprendre ce qui m’agite autant la journée, et hante mes rêves la nuit.

Pourtant la réponse est simple. Logique même. C’est l’amour. Mais ça me parait si impossible que je n’y pense même pas. Non, ce n’est pas sain, ce n’est pas raisonnable. C’est une femme. La question ne devrait même pas se poser. Et pourtant, je sens mon cœur bondir alors que j’oscule son corps, que je touche sa peau. J’essaye de faire de mon mieux pour ne pas montrer mon émoi, mais je pense que mon regard me trahie. J’espère que non en fait. De toute façon elle ne risque pas de le voir, vu comment elle fuit mes prunelles. Peut être est-ce que je la dégoute ? En fait, vu mon comportement envers elle, je peux comprendre, ça avait été stupide de ma part de la lyncher ainsi. Ca ne me ressemblait pas d’ailleurs, j’étais réputée pour ma douceur, malgré mon tempérament plutôt épicé. Elle a l’air exaspérée lorsque je lui énonce ma suggestion. «Je n'ai mal nulle part. Merci bien. » Son ton est sec, mon cœur se serre. La glace ne semblait pas prête de se briser entre nous. Finalement, elle s’expliqua : « Et puis je ne dansais pas du tout. Je... Je marchais, tout simplement. Je pensais à autre chose. Et je n'ai pas vu la voiture foncer sur moi, ce sont des choses qui arrivent non ? » J’esquissais un sourire, gênée. En fait, j’étais soulagée. Soulagée qu’elle n’ait rien de grave, car au fond, je préférais l’avoir là, face à moi, plutôt que la savoir en compagnie d’un chirurgien dans un bloc opératoire.

« Je suis désolée pour ma remarque… Je ne voulais pas vous vexer ou quoi. C’est stupide de ma part, je ne juge pas les gens à la couverture en temps normal. »

Ouais, tu t’enfonces, de toute façon, ce n’était pas comme si elle en avait quelque chose à faire. Dans tous les cas, ses réflexes étaient bons, les pupilles réagissaient correctement à la lumière, pas vraiment de blessure en dehors de quelques égratignures. D’ailleurs, mes yeux se stoppent sur celles qui ornent l’une de ses joues.

« Je vais désinfecter ça quand même, et j’imagine qu’après, vous pourrez partir, puisque tout à l’air en ordre. »

Je saisis la bouteille de désinfectant sur un meuble juste à côté, un coton, et je m’approche lentement d’elle, tapotant avec douceur et délicatesse sa joue. Son regard se perd sur son visage, que j’analyse sans vraiment de discrétion, et je me maudis intérieurement pour ça. Je me surprends même à penser que je voudrais être à la place du coton. Décidément, quelque chose ne va vraiment pas. Mes doigts effleurent sans le vouloir sa paumette, et je mets quelques secondes avant de me reculer. Je me sens ridicule. Mon dieu, que m’arrive t-il ? Je me retourne aussitôt, m’éclaircissant la gorge pour cacher ma gêne.

« Je pense que c’est bon, mais évitez de penser à ce qui vous passait par l’esprit au moment de l’accident, je n’aimerai pas vous voir revenir ici. Enfin ! Je veux dire, blessée, évidement… »

Comment peut-on être aussi pathétique ? Jasmine, princesse d’Aggrabah, novice dans l’art de l’amour, du tact et de ses tourments.

 

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MessageSujet: Re: SERAFYEL&JASMINE — You shoot me down, but I get up I’m bulletproof, nothing to lose ; Sam 3 Mai - 15:39

« HEY... I AM TITANIUM. »esmeralda&jasmine

Je me demandais comment faisaient les autres pour aimer normalement. Aimer comme il faut, aimer comme une folle, aimer comme un homme. Mais je n'étais qu'une femme, une pauvre petite gitane, artiste des arcs en ciel, je dessinais des sourires joyeux sur les visages de ceux qui me voyaient danser. Mais je n'étais rien qu'une femme. Rien d'autre. En d'autres termes, c'est bien. C'est même très bien. C'est la moitié de l'humanité. En terme d'amour... C'est autre chose. Les femmes ne peuvent pas se permettre autant de choses que les hommes, en tout cas, elles ne peuvent pas quand l'être aimé d'elles est... Aussi une... Je ne comprends pas. L'incompréhension me bouffe. Finalement, c'est pas le Pourquoi qui est si important. J'ai été déçue. Et c'est peut-être pour ça que... J'en ai marre de ne pas finir mes phrases quand je pense à elle. Je ne sais jamais comment les finir sans finir par un Je t'aime. Alors je les laisse en suspension, comme ces mots que je n'oserai jamais lui dire, alors qu'elle est là, en face de moi, à toucher ma joue stigmatisée, à effleurer d'un mouvement doux ma peau. J'en ai marre de ne penser qu'à son corps, aux dessins de ses hanches, à sa voix angélique, à sa beauté parfaite. J'en ai marre de ce cœur, il bat trop fort.

Pourtant, je tais mon désir. Je tais mon amour. Je tais beaucoup de choses, je laisse mes yeux baissés, pour ne pas être tentée. Je sais que si je pose mon regard sur elle, je ne pourrais jamais le détourner. C'est quelque chose de beaucoup trop fort pour que je lutte. Et je sais qu'elle est hostile à moi aussi, en tout cas c'est ce que je crois. Mais les brefs instants où ses doigts touchent ma joue me rendent anesthésiée moi aussi. J'ai l'impression de ne sentir plus rien, ni la douleur, ni le froid, ni l'odeur de l'hôpital. Le monde autour de moi disparaît, je ne vois plus que du blanc, c'est le blanc des murs, mais plus personne près de moi. Juste un sentiment d'amour très fort. Je sens la caresse de Jasmine, tendre comme une étole en soie, et je n'ai pas envie qu'elle s'arrête. Je t'en prie, Jasmine, ne cesse pas. Laisse ta main contre moi, c'est doux. Peu de gens ont été aussi doux avec moi. Moi on me violait presque. J'ai longtemps été persécutée par les hommes, et ça m'a rendue glaciale. Mais là, ... Là, je ne pouvais pas ne rien penser, je ne pouvais pas rester... Indifférente.  

Je me surprends à sourire, d'un sourire que je dissimule aussitôt, cherchant à le déguiser en grimace de douleur. Je ne veux pas qu'elle sache. Le blanc disparaît, et enfin je lève la tête vers elle, observant jusqu'au moindre détail les traits de son visage. J'essaie d'y déceler un défaut, ou quelque chose qui me déplairait, mais rien n'y fait. Elle est magnifique. Et elle est... A mes côtés, à s'inquiéter pour moi peut-être. Je ne suis pas au meilleur de ma forme, je dois tout de même l'avouer. Furent des jours où j'étais plus sexy, dans ma jupe colorée à danser sur le trottoir. J'ai envie de lui dire qu'elle n'a pas quitté mon esprit depuis le premier jour où nous nous sommes envoyés notre fiel à la figure mutuellement. Oui nous avons un côté vipérin quand nous nous croisons. Tant pis. Tant mieux.

Partir... ? Oui, je devrais. Je devrais effectivement. C'est ce que je ferai. C'est... Sans doute ce que je ferai.

« Je ne pense pas que je pourrais arrêter de penser à ça. » J'avais envie de rire et de pleurer en même temps. Sensation extrêmement étrange. J'étais heureuse, d'être là, dans un lit d'hôpital, des balafres sur les joues. Et j'étais triste, d'être à côté d'elle, de sentir son souffle sur moi, sans pouvoir lui tenir la main. J'avais envie d'elle. Je crois que j'avais envie... De lui prendre la main. Mais c'était risqué. Et ça ne se fait pas. Alors je souffrais. Je souffrais intérieurement, essayant de me répéter 'Non Esmeralda. Serafyël. Peu importe ton nom. Ne la touche pas.' Ne la touche pas... Tout criait en moi, j'entendais les hurlements désespérés de mon cœur qui battait à tout rompre. Je crois qu'il aurait pu stopper de battre, tant il battait. Et ça aurait été bien fait pour moi. Je n'avais pas le droit d'être attirée par elle. En fait.... En fait, si. Pourquoi je n'aurais pas le droit ? Oui c'est une femme. Oui elle n'est pas faite pour moi, oui, elle est mieux que moi. C'est grave ?

Je respirais difficilement, mais parce que j'étais troublée. D'un geste lent, finalement, je saisis son poignet. J'étais tendre. J'étais gentille, c'était la première fois avec elle. Je la regardais, de mes grands yeux noirs, je plongeais dans son regard, je me noyais doucement au fil des secondes. Je serrais sa main, mais pas trop fort. De toute façon, je manquais de force. J'esquissais un sourire, le premier de notre histoire, attendant une réaction positive, en espérant ne pas être rejetée.


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MessageSujet: Re: SERAFYEL&JASMINE — You shoot me down, but I get up I’m bulletproof, nothing to lose ; Dim 4 Mai - 16:22


Serafyel & Jasmine ₰ You shoot me down, but I get up, I'm bulletproof, nothing to lose.

 
Je ne voulais pas rentrer. Et en réalité je venais de comprendre pourquoi. J’avais bien trop peur de revenir dans notre contrée et ne plus jamais la voir elle. Je ne savais pas qui elle était, d’où elle venait exactement, ce qu’elle faisait là bas. D’ailleurs c’était ridicule, elle avait sa vie à elle, sans doute un petit ami, voire même peut être un mari, des enfants. Je ne savais rien d’elle, et cette vérité me poignardait le cœur, parce que j’avais plus que tout envie de la découvrir, mais je continuais d’agir comme une peste avec elle, à cœur de cette maudite peur, cette stupide morale lié à mon éducation. Mais le pire c’était l’auto torture que je m’infligeais dès que je pensais à elle, me demandant comment je pouvais prétendre être attirée par une personne dont je ne connais que le nom et le visage. Non, je ne voulais pas être comme ses hommes qui n’avait voulu que mon physique, je n’étais pas comme ça. Ce que je voulais était bien plus profond. Ce n’était pas lié à la beauté, ce n’était pas lié à la richesse ou au pouvoir, c’était bien plus que ça, et je ne l’expliquais pas, je ne le comprenais pas. Le plus grand mystère encore est que je n’ai jamais vécu ça, pas un instant au cours de ma vie je n’ai ressenti une telle attraction pour quelqu’un. Pourquoi elle, pourquoi une femme ?
Elle obscurcit mes pensées, en sa présence, je peine à réfléchir, à contrôler mes gestes, mes mots. Pourtant mon instinct de protection me pousse à l’agresser verbalement gratuitement, alors qu’elle ne le mérite pas, elle ne m’a jamais rien fait. Je tente pourtant une nouvelle approche, je n’aime pas me conduire en monstre, je n’aime pas mon comportement et la méchanceté gratuite. Je suis pourtant comme mon père, l’on vante notre clémence, notre douceur dans tout notre royaume. Ma main se perds un instant sur sa joue. Sa peau est douce comme de la soie, mais la raison me rappelle cruellement, et je me retourne finalement, sentant mes joues s’enflammer. Pour quoi je vais passer ? Au mieux elle pensera juste que j’examinais sa blessure et son extension. Je n’ai pas vu son sourire, trop aveuglée par ma gêne. Hélas, je n’ai rien pour la retenir. L’examen est fini, et je n’ai plus aucune raison de la faire rester, du moins, médicalement parlant… J’ai envie de lui dire que j’aimerai qu’elle passe un peu de temps ici, pour discuter, ou même de l’inviter à boire un verre après mon service, mais c’est stupide, elle va refuser, et elle aurait toutes les raisons de le faire, je ne suis qu’une inconnue qui a tendance à lui manquer de respect. Je me déteste tellement à cet instant.

« Je ne pense pas que je pourrais arrêter de penser à ça. » Je fronce les sourcils, ses mots m’intriguent. J’aimerai comprendre ce qui la tracasse ou occupe simplement ses pensées au point de perdre son attention. La seule chose qui me distrait à ce point sur ma part, c’est elle. Je me mets à réfléchir, j’ai envie de l’aider, parce que je n’ai pas envie que la prochaine voiture qui lui rentrera dedans ne l’envoie dans une prison de bois sous terre, parce que là il sera trop tard pour que je fasse quoi que ce soit. Et c’est d’ailleurs cette pensée qui m’ouvre un peu les yeux. Ca, et sans doute sa main qui s’accrocha doucement à mon poignet, puis glissa jusqu’à ma main. Mon cœur avait bondit comme jamais. J’avais froncé les sourcils, à la fois étonnée, mais au fond ravie. Ma poitrine devenait douloureuse tant son geste me perturbait, et me plaisait. C’était notre premier contact, mieux, elle venait de m’offrir son premier sourire, et j’étais conquise, totalement. Elle devait soulever bien des cœurs, notre belle danseuse de rue, en tout cas, elle élevait le mien. Pourtant, je ne la repoussais pas, loin de là, mon pouce vint même caressera avec douceur le sommet de sa main alors que je lui rendais son sourire.

« Je crois que vous avez reçu un sacré coup en tombant hein ? »

Pour moi c’était la seule explication. Pourquoi voudrait-elle me toucher sans ça ? Et puis l’idée du siècle traversa mon esprit et je m’empressais de lui demander l’air inquiète et concernée, sans lâcher sa main. Je ne voulais pas la voir partir, je ne voulais pas qu’elle s’éloigne de moi.

« Je devrais peut être rester un peu avec vous, au cas où ça ne va pas ? Ou au moins vous raccompagnez chez vous ? Je ne veux pas que vous vous reperdiez dans vos pensées et que vous rencontriez une nouvelle voiture. Les rues de Storybrook perdraient leur plus belle danseuse.»

 

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MessageSujet: Re: SERAFYEL&JASMINE — You shoot me down, but I get up I’m bulletproof, nothing to lose ; Mar 6 Mai - 14:05

« HEY... I AM TITANIUM. »esmeralda&jasmine

Le silence qui pesait sur notre relation... Les accrochages, les pluies de haine, les paroles non justifiées,... Tout ça me rendait triste. Et heureuse aussi. Parce que je comprenais enfin que lorsqu'on aime, on peut blesser. C'est surtout quand on est aimée, que l'on peut blesser, c'est même ce qui fait l'amour. C'est ce qui fait la peur, c'est ce qui fait crier les cœurs. Mais aujourd'hui, je comprenais tout. Je voyais comme avec des yeux nouveaux. C'était une fille magnifique, somptueuse, charmante, charmeuse, j'étais charmée. Charmée par ses paroles, qui n'avaient pourtant rien de tendre, par ses mains sur ma joue qui caressaient mes blessures. J'avais au fond de moi, ce sentiment qui restait, qui avait pris racine en moi comme si un arbre commençait à pousser. J'aurais voulu être plus entreprenante, comme je l'étais avec les hommes. Mais c'était une femme. Et c'était une... Une femme beaucoup plus distinguée que moi, beaucoup plus... Je n'avais sans doute pas le droit d'espérer. Je n'avais pas la prétention de lui arriver à la cheville. Et puis elle ne voudra pas de moi. Je suis trop... Esméralda la petite gitane, sans bijoux et sans brushings, qui vit en vendant ses pas de danse.

Pourtant, elle me fuyait un peu comme je venais de le faire. Elle essayait, je le voyais bien, d'être la plus naturelle possible. Au fond, je sentais bien qu'elle était mal d'être là avec moi. J'avais l'impression qu'elle était loin. Loin et près, si près de moi, si près de mon corps, sa main dans la mienne, elle m'effleurait doucement, et doucement, la pensée m'effleura. Un furtif regard vers ses lèvres, brillantes et roses d'un gloss pas trop prononcé. Les secondes paraissaient des heures. Les minutes paraissaient des éternités. Morceaux de toujours, morceaux d'amour. Les images ne s'effaceront pas de ma tête. J'aurai toujours au fond de mes souvenirs ces brefs instants, ses ongles contre ma paume, la douceur de sa peau, ces mots qui avaient un sens sans qu'on ne les comprenne. Je disais des choses qui lui paraissaient insensées. Parce que je voulais rester près d'elle. J'avais l'espoir qu'elle comprendrait.

Un coup sur la tête ? Oui, je pense aussi. J'ai dû mal tomber. Mais je connais bien ce que l'amour fait, et je connais bien ce qu'on fait par amour. Elle voulait rester près de moi, me raccompagner, ou ... Autre chose. Mon sourire devint plus grand, mais je baissais les yeux, parce que je ne voulais pas qu'elle les voit briller. « Je vous invite à boire un verre ? » Immédiatement, j'enchaînais. « Pour vous remercier d'avoir pris soin de moi pendant cinq minutes. » Les sarcasmes avaient repris le dessus. Je ne voulais pas être agressive, ou mauvaise. Je n'avais pas dit ça méchamment non plus. En réalité, j'avais envie de l'inviter, j'avais envie de... Beaucoup de choses qui ne se disent pas.

Je ne voulais pas qu'elle croit que je recommençais à faire ma Bad Sera. Alors je m'empressais d'ajouter. « J'ai vraiment envie de vous voir... Ailleurs qu'ici. » Je n'avais pas lâché sa main, je crois que je ne la lâcherai jamais plus. Jamais plus, c'était ainsi décidé. Je la serrais dans la mienne, comme pour lui faire comprendre que...



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TOI AUSSI TU CHERCHES QUELQU'UN ?... + JE REMUE LE CIEL LE JOUR, LA NUIT JE DANSE AVEC LE VENT LA PLUIE. UN PEU D'AMOUR UN BRIN DE MIEL ET DANS LE BRUIT, JE COURS ET J'AI PEUR EST CE MON TOUR? VIENT LA DOULEUR. DANS TOUT PARIS, JE M’ABANDONNE. QUE D’ESPÉRANCE. SUR CE CHEMIN EN TON ABSENCE J'AI BEAU TRIMER, SANS TOI MA VIE N'EST QU'UN DÉCOR QUI BRILLE, VIDE DE SENS. DANS CETTE DOUCE SOUFFRANCE. DONT J'AI PAYÉ TOUTES LES OFFENSES ECOUTE COMME MON CŒUR EST IMMENSE JE SUIS UNE ENFANT DU MONDE.


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MessageSujet: Re: SERAFYEL&JASMINE — You shoot me down, but I get up I’m bulletproof, nothing to lose ; Mar 6 Mai - 22:34


Serafyel & Jasmine ₰ You shoot me down, but I get up, I'm bulletproof, nothing to lose.

 
Je ne suis pas quelqu’un de particulièrement sociable. Je n’ai jamais été très entourée, il faut dire. Enfant, j’ai été élevé par mon père- quand ce dernier n’était pas pris dans la gestion du royaume- et ma nourrice. Tristement, je n’ai jamais eu d’amis, hormis Rajah, le tigre que l’on m’a offert pour mon quinzième anniversaire et qui ne m’a jamais quitté. Du moins depuis la malédiction, j’ignore s’il est ici, et s’il a prit forme humaine. Quelle serait son visage si c’était le cas ? La triste vérité c’était que mon père avait si peur de me perdre qu’il m’avait fait enfermé dans le château et ses jardins. Je n’avais jamais pu voir le monde extérieur, jusqu’à mon enlèvement. Vivre à Storybrook avait tout changé, du moins, lorsque nous avions tous retrouvé notre mémoire. Mais j’étais toujours seule, j’ignorais comment me faire des amis, des relations, et lorsque j’avais commencé à trouver un interet à quelqu’un, j’ai pris peur, et me suis mise à la traiter comme une moins que rien. C’est ridicule et stupide. J’ai peur qu’elle me sorte de cette bulle dans laquelle je suis enfermée, j’ai peur qu’elle la perce, pour finalement m’abandonner.

Mais aujourd’hui semble différent. Sa main avait capturé la mienne et l’envie de baisser ma garde me prit. Son pouce caressa sa main, sans que je ne l’explique, j’avais simplement envie de ressentir un contact, ressentir la douceur, la chaleur de sa peau. Comment avais-je pu être si mauvaise envers elle ? Sa beauté, peut être ? Elle avait du faire jalouser plus d’une femme, pourtant non, ce n’était pas ça. Oui je la trouvais belle, magnifique, divine même. Son visage n’avait pas le moindre défaut, tout son visage semblait avoir été dessiné avec douceur, avec tant de perfection que je ne pouvais que ressentir de l’attirance. Elle me troublait, en un regard, j’aurai juré tomber. Mais ce n’était pas que physique, non, au fond de moi, je sentais que je voulais en savoir plus, que peut être je le savais déjà. J’avais l’impression d’avoir toujours connu ses merveilleuses prunelles noisettes, pourtant avant Storybrook, je ne l’avais jamais vu, sauf peut être dans quelques uns de mes rêves. Je tente alors de trouver une excuse, n’importe quoi pour rester une minute de plus en sa compagnie. Un sourire vint accompagner ma proposition et elle évitait mon regard. Je sentis l’angoisse monter en moi, avais-je été trop entreprenante ? Avait-elle comprit ma manœuvre et s’en amusait-elle ? ?« Je vous invite à boire un verre  » Ca, je ne l’avais pas vu venir. C’est sans doute pour cela que j’haussais d’abord les sourcils, tandis qu’elle enchainait aussitôt : « Pour vous remercier d'avoir pris soin de moi pendant cinq minutes. » J’esquissais un sourire amusé sous la moquerie. J’ignorais comment l’interpréter du coup, tant nos échanges auparavant n’avaient jamais été agréable. Mais comme pour répondre à mes doutes, elle rajouta : « J'ai vraiment envie de vous voir... Ailleurs qu'ici. » Et pour confirmer ses dires, sa main serra d’avantage la mienne, laissant échapper la dernière once de soupçon que je pouvais éprouver. Ce fut finalement un sourire doux et sincère qui naquit sur mon visage.

« Je pense que ces cinq longues minutes de soin méritent bien un verre ! » lâchais-je finalement amusée.

C’était sans doute ma façon de lui faire comprendre que moi aussi, je voulais la connaitre, Je me redresse, commençant à m’éloigner d’elle, sans plus la regarder. Je sors de la pièce, avant de revenir à l’encadrement de la porte, souriant à pleines dents.

« Je vous interdit de vous enfuir, je vais juste voir une collègue pour que l’on échange nos horaires. Comme ça je ne vous fait pas attendre, et on peut y aller tout de suite. »

Et je m’éclipse à nouveau, m’entretenant avec une autre infirmière avec qui je réglais rapidement l’affaire, pour revenir rapidement dans la salle, le ventre nouée. Et si elle était partie ? A mon plus grand soulagement, elle était toujours là, et je soupirais doucement, ravie, lui tendant doucement ma main pour l’inciter à me suivre.

« On y va ? »


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MessageSujet: Re: SERAFYEL&JASMINE — You shoot me down, but I get up I’m bulletproof, nothing to lose ; Ven 9 Mai - 17:23

« HEY... I AM TITANIUM. »esmeralda&jasmine

Dans un silence, tout était dit. En une caresse, tout était dévoilé. Mais peut-être qu'elle ne comprenait pas mes gestes. Peut-être qu'elle croyait que j'étais juste... Sonnée à en perdre la raison et mes mots. Pourtant, je n'avais jamais été plus honnête avec moi même qu'à partir de ce fugace instant où nos mains s'étaient touchées. Je n'avais jamais ... Ecouté ce qui semblait battre en moi et qui rappelait à mon esprit que j'avais trop pleuré en trop peu de nuits. J'avais souffert, et je crois qu'elle aussi. Je crois que la vie à Storybrooke est encore plus compliquée depuis que la malédiction a été levée. C'est si ... Paradoxal. Nous pensions que tout s'arrangerait. Eh bien non. C'est pire encore. En moi, un sentiment naissait, et peut-être que j'allais le laisser parler aujourd'hui.Je l'avais refoulé. J'avais tenté de l'enterrer au plus profond. Mais rien n'y avait fait. Quand on aime, tout parait futile. Quand on aime, il n'y'a guère qu'Elle qui a de l'importance. J'ai l'impression de devenir folle parce que je ne pense plus qu'à elle depuis quelques jours.

Aimer... ? J'ai dit ça ?... Oh. Je ne pensais pas... J'ai dit Je l'aime ? Oui. Je dois vous dire un secret. J'aime Jasmine Saphyr. J'aime ses traits parfaits, la douceur de son regard, sa façon de parler, sa façon de bouger, sa façon d'effleurer ma main même si elle ne l'a pas fait exprès. Je vous l'ai dit, mais c'est le plus grand des secrets. Parce que c'est un Je t'aime. Un Je t'aime qui bat en moi, à l'emplacement du cœur, là où les pensées et les sentiment se regroupent tous. Je suis mièvre parfois, je le confesse.

Je l'attendis sagement, en me préparant toutefois, histoire de ne pas la ralentir. Oui parce que je venais quand même de me prendre une voiture dans la figure, ne l'oublions pas. J'avais un peu mal à la tête, mais pour elle, que n'aurais-je pas fait. J'enfilais mes bottes, et me relevai vers elle, en la voyant revenir. « Allons-y alors. »  Je ne savais plus dans quel café l'emmener. Je ne savais plus vraiment où je me trouvais, ce que j'étais, qui j'étais vraiment. Non pas que j'avais pris un coup sur la tête, mais j'avais pris un coup sur le cœur. J'étais... Comme ces colombes amoureuses qui sont tant perdues dans leur passion qu'elles en oublient de voler vers le Nord.

Nous sortîmes de l'hôpital, après quelques signatures administratives obligatoires. Sur le chemin, je la dévorais du regard. Elle était si belle. J'avais envie de... En fait... En fait, j'avais une envie au coin de l'esprit, depuis le début. Mais je n'avais pas le droit. Me rapprochant d'elle, pour éviter de trébucher, parce que je tanguais un rien, je pris son bras dans ma main. « Est-ce que... ça vous dérange si je me tiens à vous ? Je suis un peu fatiguée. » C'est la vérité. J'étais épuisée,  j'avais envie de rejoindre mon lit. ... Non pas pour y faire je ne sais quoi avec je ne sais qui, pas de pensées tordues je vous prie. Mais pour y dormir tiens. J'étais morte de fatigue. Je tenais à peine sur mes jambes, mais je continuerai à avancer, parce que je voulais rester près d'elle et l'accompagner au café, lui offrir quelque chose, comme à un premier Rendez-vous. C'était bien ce que c'était non ? Un premier rendez-vous. Ou du moins, ça y ressemblait. Dans ma tête, tout se mélangeait, mais il me suffisait de regarder son visage, et tout en moi semblait s'apaiser. Elle me calmait. Elle était déjà importante pour moi. Je sentais que quoi qu'il se passe aujourd'hui, j'allais la protéger toute ma vie, comme quelque chose d'infiniment précieux.




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SERAFYEL&JASMINE — You shoot me down, but I get up I’m bulletproof, nothing to lose ;

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