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I don't need your help # Jefferson

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Né(e) le : 19/04/2014

MessageSujet: I don't need your help # Jefferson Dim 20 Avr - 9:31

I don't need your help
Delilah & Jefferson


Strange meeting...





Les regards insistants. Lourds de sous-entendus. Qui es-tu étrangère? Que fais-tu ici? Pourquoi un tel regard? Par l’enfer, elle qui excrétait tellement cela. Elle n’y était plus habituée. Enfermée durant un temps trop long pour apprécier à nouveau les regards interrogateurs et curieux. Peut-être devrait-elle retourner vivre dans la forêt. Même sans magie, elle devrait pouvoir y arriver. Mais en aurait-elle seulement le courage ? Isolée pendant vingt-huit longues années, elle ne savait trop à quoi elle pouvait inspirée. Quelle ambition peut-elle encore se fixer? Partager entre son envie de fuir la civilité, et celle de s’accorder une seconde chance, la muse nage dans un océan d’incertitudes. Et pire que tout, il n’y a que le goût de l’amertume qui imprègne son palais depuis sa renaissance. Parce que pour un temps indéterminé, elle dépendait de cette vieille amie dont l’amitié n’était plus qu’une chimère instable, Maléfique se détestait. Peut-être encore plus qu’elle ne haïssait Regina d’une implacable rancœur. En entendant, l’ancienne reine lui avait légué un logement, de l’argent et quelques tenues, le temps pour elle de retrouver un peu de stabilité dans les limbes désordonnées de son esprit. Régina avait même été jusqu'à lui proposer une occupation pour subvenir à ses besoins : garde forestière. Mais malgré tous ces actes de charités, sa déception n’en était nullement atténuée. Sa colère, peut-être bien, mais elle ne pouvait ignorer ce profond dépit qui l’éperonne. Car elle avait perdue l’unique amie qu’elle n’avait jamais eue depuis sa lointaine enfance. Une amie qui l’avait condamnée à une pénitence sempiternelle.

Et aujourd’hui, voilà qu’elle n’avait d’autre choix que de s’accommoder à ce monde étrange, où la majorité de la population réunissaitt bien des êtres de l’ancien monde magique. Bien des gens qu’elle ne connaissait. Des visages étrangers, qui ne lui inspiraient qu’une profonde indifférence.

Plantée sur le trottoir de la place centrale, vêtue d’un pantalon de coton noir et d’un manteau tout aussi lugubre, la grande brune  vrille un regard glacé aux quelques passants qui avaient le malheur de poser un regard curieux à son encontre. Entourée de  bâtiments à l’apparence bien insipide, Delilah n'en peut plus. Elle suffoque, tandis que les affres d'une migraine indélébile continue de ravager les torpeurs de son crâne. Depuis son arrivée à Storybrook, chaque détail l'étouffait d'un sentiment caché. Un profond malaise dévorait son âme, mêlée à de biens sombres pensées. S'en était trop. La muse détourne finalement son attention de ce décor immonde pour rejoindre la lisière d’un pas lent mais soutenu. Elle avait besoin de s’éloigner de toute cette cohue générale. De retrouver  les bienfaits de la forêt en s’imprégnant des odeurs. Pourtant, quiconque suivrait la silhouette s’enfoncer dans les abysses de la lisière penserait qu’il serait fort dangereux de s’aventurer hors les murs de la cité à pareille heure. Après tout, la nuit a depuis longtemps recouvert le ciel de son manteau obscur. Seul l’astre lunaire offre une clarté réconfortante sur la région. Une demi lune soucieuse d’embaumer les cœurs avachis.

Des minutes...des heures. Delilah ne compte plus le temps qu'elle passe dans ce dédale d'arbres noueux et de buissons épineux. Bien que ça ne soit sa forêt d'antan, elle trouve presque un sentiment réconfortant à marcher dans ce décor naturel et insouciant des affres de l'homme. Elle pourrait presque s'allonger sur l'herbe molle pour s'endormir dans cette affluence d'écorce et de chlorophylle. Mais un grognement sourd à quelques pas d'elle l'en dissuade. Un frisson parcoure son échine lorsque le grognement se réitère. La muse s'immobilise entre un amalgame de buissons et coule lentement un regard fiévreux vers une direction précise. A quelques mètres devant elle, une petite silhouette canidé se tient entre deux chênes, ses petites orbes miroitantes dans le noir. Un loup? Ici, à Storybrooke? Du peu qu'elle en sait, ces régions devraient en être dépourvus. Et pourtant, la bête se tenait bien là, les pattes creusées dans la terre, prête à élancer ces 70 kilos de chair sur sa proie. Maléfique s'en mord la langue, soucieuse de son sort. Car elle ne connait rien aux comportements des animaux de ce monde. Elle avait su apprivoiser les bêtes de son ancien royaume, mais ici, tout n'était que mystère et surprises. Aussi, lorsque le loup bondit vers elle, la donzelle fit un pas en arrière. C'est sans côté la racine sur laquelle ses bottes s'emmêlèrent, l'entraînant dans une chute inappropriée. La voici en bien mauvaise posture. Affalée à même les feuilles mortes et racines, Delilah déglutit devant la petite silhouette en approche. Son corps est tétanisé, si bien qu'elle ne peut bouger un pouce. Sacrebleu, elle ne devrait pas avoir peur! Elle était maléfique par dieu! Oui, mais sa pénitence de vingt huit années avait fragilisé son âme avec une telle ampleur qu'elle s'étonne encore de ses propres réactions depuis sa résurrection...

Le loup est affamé. Elle ne sera pas épargnée...
Mourir, à nouveau?
Elle commençait à s'habituer à cette idée...


Et Delilah avait depuis longtemps perdue cette envie de se battre pour sa vie...Qu'avait-elle à perdre? Rien ne la retenait dans ce monde encore trop abstrait à ses yeux...


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MessageSujet: Re: I don't need your help # Jefferson Lun 21 Avr - 0:17



❝ Jefferson & Delilah ❞
C'est pas mon genre de jouer les héros


Honnêtement je ne sais même pas comment je suis arrivé là. Je suis sûr qu'il y a une ou deux heures, cette raison me semblait des plus logiques, mais alors là, je dois avouer que je suis largué. J'ai beau me creuser la tête je ne vois pas ce que je fais là. En plus en parfait idiot que je suis j'ai oublié de prendre une veste, ce qui fait que l'air froid de la nuit me semble quelque peu agressif envers ma personne. Je grommelle dans mon coin tandis que je me frotte énergiquement les bras. Y'a des jours, je me déteste, je m'en donnerais presque des baffes. En plus je sais pas ce qu'il m'a pris de me trimbaler un sac aussi lourd avec moi. Son poids me scie l'épaule tandis que le sac se balance sadiquement, m'appuyant sur ma hanche gauche. Mais qu'est-ce que j'ai pu prendre qui pèse aussi lourd ? C'est pas possible je me trimballe des briques… J'ouvre le sac et découvre alors son contenu. Non mais c'est pas vrai… Est-ce que je suis vraiment parti avec un sac remplis de chutes de tissus, je vous jure, j'ai même une carte et une paire de ciseaux… Comme si tout cela allait me servir dans cette forêt au beau milieu de la nuit… J'aurais pu prendre un truc plus utile comme… je sais pas une lampe torche mais non… Il a fallut que je parte avec mon matériel de couture… Je mérite vraiment la mort parfois… Bon peut-être pas. Mais tout de même. Je regarde autour de moi, tentant de me repérer dans l'obscurité. Alors à gauche des arbres, à droite des arbres… Génial. Bon eh bien je crois que je vais devoir y aller à l'aveugle…  Sans savoir où je vais je commence à marcher dans les bois, espérant que je ne m'enfonce pas un peu plus dans sous-bois. Les branches qui craquent sous mes pieds,  font un vacarme à réveiller les morts au milieu du silence presque mortel de la forêt. Je jette de rapide coups d'oeil autour de moi, priant secrètement pour que rien ne me tombe dessus. Non parce que… Si quelqu'un ou quelque chose me saute dessus j'ai pas vraiment de quoi me défendre… Enfin à part une paire de ciseaux et quelques aiguilles… Tu parle d'un arsenal de guerre… Enfin que voulez-vous, je ne suis pas un combattant moi… Loin de là, je suis un simple voyageur, certains vous diront même que je suis un voleur… Et à ceux là je leurs dirais qu'ils n'y connaissent rien… C'est pas ma faute si les gens ne font pas attention à leurs affaires… Mais bref je vais pas m'éterniser là-dessus.

Alors que je marche à l'aveugle dans le forêt qui me semble tout d'un coup plus hostile, un frisson à la fois dû au froid et à l'appréhension me parcours l'échine. Je n'aime pas ça, je vous jure, c'est la dernière fois que je fais une promenade nocturne dans les bois.  J'entends alors un grognement. Mon coeur s'affole d'un coup. Génial, j'ai vraiment une chance pas possible, voilà que je tombe sur une bête affamée… Seulement je ne suis pas la cible de ce grognement hostile. Oh non. C'est plutôt la femme qui se trouve à terre qui semble avoir un problème avec le loup. La bête est prêt à lui sauter à la gorge et je vais vous révéler un truc, j'ai beau avoir pour principe de ne pas me mêler de ce qui ne me rapporte rien, euh pardon ne me regarde pas… Mais je ne peux décemment pas laisser une jeune femme en détresse qu'elle dans une situation pareille. Seulement je n'ai pas envie d'en venir à me battre avec un loup, dresser les bêtes sauvages c'est pas vraiment mon domaine. J'attrape alors dans mon sac la seule arme que j'ai. Bon je suis pas sûr de pouvoir tuer ce canidé avec une simple paire de ciseaux. Non je vais devoir l'effrayer… Et pour ça je vois qu'une solution. Je jette les ciseaux près du loup, qui se plantent à quelques centimètres des pattes du canidé. De ma voix la plus autoritaire je hausse alors le ton :

"Casse toi le sac à puces, sinon je jure que la prochaine paire va servir à te transformer en doublure de chapeau…"

Ok j'espère qu'il va fuir et pas se retourner contre moi, parce que ma seule arme se trouve désormais à bien un mètre de moi. Ok c'était peut-être pas ma meilleure idée de la soirée… Mais qui sait si ça se trouve le bluff va marcher… Wow est-ce que je suis réellement en train de réfléchir stratégie à propos d'un tête à tête avec un loup ? Oui il me semblait aussi… Faut pas hésiter à m'arrêter dans ces cas-là. Je sais que j'ai tendance à dériver en permanence, tiens d'ailleurs je recommence. Heureusement pour moi j'ai du paraître suffisamment intimidant puisque le loup ne demande pas son reste et part la queue entre les pattes. Je le regarde fuir, un sourire narquois aux lèvres. Alors c'est qui le patron ? Je ramasse mes ciseaux avant de des épousseter en soufflant dessus, je range la paire dans mon sac avant de me retourner vers la jeune femme. Je lui tends une main pour l'aider à se relever :

"Je ne veux pas paraître grossier mais je ne pense pas qu'il soit votre genre, je pense être plus à votre goût…"

Ses doigts se referment lentement atour de ma main, d'un geste fluide je l'aide à se relever, avant de lâcher sa main. Étrange… Elle ne me dit rien du tout… Mais alors pas du tout… Une étrangère. Ce qui est super rare par ici. Bon eh bien autant faire les présentations alors… Je lui offre une légère révérence avant de lui dire, un sourire aux lèvres :

"Jefferson, à votre service… Et tout le plaisir est pour moi."

Je me redresse alors, continuant de lui adresser un sourire des plus insolents. Un peu trop sûr de moi ? Peut-être bien…


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MessageSujet: Re: I don't need your help # Jefferson Jeu 24 Avr - 8:54

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Strange meeting...





La bête grogne entre ses babines églantines. Un filet de bave s'écoule entre ses dents blanchies par la clarté lunaire, intimant l'alcine à ne pas faire de gestes brusques. L'animal au pelage charbonné dégageait une pulsion affamée. Un besoin primitif et violent, qui pousserait les plus innocents aux pires vices pour satisfaire cette nécessité à la survie. Et l'ancien dragon ne sut que trop bien que sa carcasse de chair tendre représentait un festin bénéfique pour le lupus menaçant. Bien que l'idée d'être dévorée par un carnivore famélique ne lui inspirait aucune gaieté, Delilah bouclait férocement ses lèvres ourlées. Crier à l'aide ? Si elle voulait être sauvée, peut-être se serait-elle enclin à cette attitude humiliante et désespérée. Mais la muse éperdue ne savait déjà pas ce qu'elle voulait. Depuis sa renaissance d'entre les morts quelques jours plus tôt, elle nageait dans les aléas de l'obscurité. Se laisser déchoir ou reprendre de vigueur pour saisir cette seconde chance. Sans ses pouvoirs, ni ses terres natales, la brune se sentait à la dérive. Tel un bateau voguant sur l'accalmie d'un océan, sans brise pour l'intimer vers une direction quelconque.

C'est pourquoi elle ne réagit pas. Plantée là, à même le sol, ses doigts effilés enfoncés dans la terre molle comme unique moyen de s'accrocher à quelque chose pour ne pas défaillir sous la montée d'adrénaline. Car même si la mort était devenue une pensée usuelle dans son esprit, la muse ne pouvait cacher son appréhension d'un destin plus qu'incertain en cet instant. Chaque fibre de son corps était secoué d'un infime soubresaut. Que faire ? Laisser la bête festoyer avec sa carcasse où tenter quelque chose ? Malheureusement, sans pouvoirs, les chances de s'en sortir étaient minces. Sans ses pouvoirs... Cette constatation perpétuelle depuis sa renaissance lui serrait les tripes. Il allait falloir qu'elle s'accoutume, car elle ne comptait certainement pas demander de l'aide à Rumpelstiltskin. Elle avait ouïe dire que le félon était ici, sous l'identité de Mr Gold, un bouquetier. Pour conclure des contrats avec ce fourbe, il fallait être vraiment désespéré. Tiens...un peu comme elle.

Un grognement plus soutenu ramena Delilah à la triste réalité de cette nuit funeste. Ses prunelles verrouillées sur son malandrin. Mais alors qu'elle se prenait de contemplation pour les pupilles dilatées du fauve, la roue du destin fit son œuvre en introduisant un nouveau pion sur l’échiquier. Car lorsqu'une voix retentit d'entre les arbres, humaine et masculine, les deux mammifères qui se jaugeaient depuis quelques minutes ne purent retenir un sursaut violent.  Dans un mouvement coordonné, l'agneau et le loup obliquèrent un regard surpris vers la silhouette qui se découpait dans la nuit, baignant partiellement dans la lumière astrale. La donzelle arqua un sourcil alors que les événements s'enchaînèrent sans qu'elle ne put y mettre son grain de sel. Car il fallut moins d'une minute pour que le canidé s'évanouisse dans la nature, suffisamment intimidé par cette insolite arme. Vraiment ? Les loups de la région étaient des poltrons bien différents des bêtes féroces et plus courageuses de son royaume.

Muette, Delilah détourna enfin son attention des limbes de la forêt où venait de disparaître la silhouette trapue à quatre pattes pour la reporter vers bienfaiteur...pour ne pas dire chevalier servant. Cette pensée lui tordait l'estomac dans une vague de nausée. Elle ne supportait que fort peu ce genre d'attitude chevaleresque. Pourtant, la brunette ne put ignorer la nappe de soulagement qui dissipèrent la tension accumulée dans ses muscles tendus. De même qu'elle ne refusa pas la main tendue vers elle, qu'elle saisit de ses phalanges froides et pâlottes pour se remettre plus aisément sur ses jambes fébriles. Une fois debout et complètement remise de cette petite escarmouche, Delilah posa ses mirettes d'un brun glacé sur le jeune homme. Plus jeune qu'elle, et, semblerait-il, étrange personnage.

« Plaisir non partagé... » Le ton était donné. Sa voix venait de fouetter l'air de son timbre acariâtre et frustré. L'ancien fléau du royaume magique n'était pas de cette petite nature à sympathiser aussi facilement. Même sympathiser tout court. Ses amis ? Une main suffirait à les dénombrer...  La muse dodelina la tête de côté d'un air curieux mais non moins frustré. « Ai-je appelé à l'aide? Non...vous n'aviez rien à faire, outre passé votre chemin... » L'effarouchée se refusait à remercier le malotru. Elle ne céderait pas sous la bienséance. Elle ne pouvait l'accepter. Déjà démunie de ses pouvoirs, à quoi serait-elle réduite si elle devait remercier le premier maraud venu lui porter secours ? Plus que jamais en cet instant, Maléfique se sentait horriblement faible. D'une impuissance vomitive. « Vous devriez apprendre à ne pas vous mêlez d'affaires qui ne vous concernent nullement... »soupira la quarantenaire d'un ton las et amer. Elle ne voulait pas discuter. Du moins, s'obstinait-elle dans cette idée alors qu'elle se détournait du damoiseau pour se diriger vers la ville. Sa bonne orientation n'était pas à critiquer...elle qui avait appris à s'orienter dans des labyrinthes dilacérées par l'obscurité de la nuit. Sans un mot de plus, elle abandonna le Don Juan nocturne pour s'enfoncer dans la forêt dans l'unique but de rejoindre la lisière qui se trouvait à une vingtaine de minutes.

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MessageSujet: Re: I don't need your help # Jefferson Ven 25 Avr - 22:58



❝ Jefferson & Delilah ❞
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Tout le monde se prends des claques de retour à la réalité. Certaines sont plus violentes que d'autres, mais c'est un peu un passage obligatoire et puis ça ne fait jamais de mal d'en prendre une ou deux régulièrement. Ça vous remet les idées en place et surtout ça change complètement votre façon de voir le monde. Et là je me doute que vous vous demandez tous pourquoi je vous parle de ça… Ah et bien c'est plutôt simple, c'est parce que je suis en train d'en prendre une. Et elle est plutôt sèche.

Techniquement quand quelqu'un vous sauve la vie, vous êtes plutôt reconnaissant non ? Eh bien il semblerait que ce genre de raisonnement est complètement étranger à la jeune femme qui se tient devant moi, car au lieu de me remercier, elle me passe presque un savon. Je vous jure. C'est limite si elle m'engueule pas. Eh bien c'est pas la gratitude qui t'étouffe… La prochaine fois, tu te passeras de mon aide, ingrate va. Je ne dis rien, trop estomaqué pour lui répondre quoi que ce soit. C'est une plaisanterie ? C'est pas possible elle doit se moquer de moi. C'est la seule explication… Sinon c'est vraiment pas drôle. C'est alors qu'elle me tourne le dos sans autre forme de procès et qu'elle commence à s'éloigner de moi. Ok. Alors là, c'est le comble. C'est ça, casse-toi vieille mégère ! J'espère que tu va te prendre les pieds dans une racine tiens ! Tel un adolescent fraichement sortis d'une soirée un peu trop alcoolisé et donc beurré comme un petit lu, je lui sors mes plus belles réparties :

"Non c'est vrai ne me remerciez pas, faudrait pas que ça vous reste en travers du gosier ! Et puis de toute façon vous n'êtes pas mon genre, alors ne prenez pas vos grands airs de duchesse avec moi !"

Ou pas. Ok même un un gamin de dix aurait pu faire mieux. Mais bon on ne peut pas toujours être au top tout le temps, hein ! Alors je ne veux pas entendre le moindre commentaire, c'est clair ? Je la regarde s'éloigner, s'enfonçant progressivement dans les sous-bois et dans la nuit. Les bras croisés je ne bouge pas, ruminant en silence la façon dont la jeune femme vient de me rembarrer. Non mais je te jure… Je viens l'aider et voilà qu'elle me traite comme si j'étais le dernier des crétins. Je jure que si je la recroise en ville, je ne vais pas me gêner pour lui dire le fond de ma pensée… Un frisson de parcours alors subitement l'échine. J'expire un petit peu de buée, tandis que je claque des dents. Ouais ok. Il fait froid bon sang. Faut surtout pas que je m'éternise dans le coin. Ouais seulement… Comment je sors de là moi ? Je suis pas un elfe des bois ou un kokiri, les forêts c'est pas tellement mon truc et puis autant être honnête, j'ai un sens de l'orientation si mauvais que je fais pleurer les boussoles. Sans déconner. Vous trouvez que c'est un comble pour un type qui voyage entre les mondes ? Moi aussi. Parfois je trouve ça drôle et d'autre fois ça me tape carrément sur le système. Et là je dois avouer que ça m'énerve d'être tout seul au milieu des bois, à ne pas savoir où aller. J'ai l'impression d'être un gosse perdu en plein milieu d'un supermarché. Et je ne suis pas sûr que ma mère va venir me chercher… Question d'instinct. Bon donc sans mère tête en l'air pour venir me sauver, je vais devoir retrouver la sortie comme un grand… Seulement.. Je n'ai aucune idée de la direction à prendre… Oh mais attends… Il suffit de suivre ma demoiselle en détresse favorite, elle doit surement savoir ce repérer dans le coin. En tout cas mieux que moi. Bon bah je n'ai pas le choix, je vais devoir lui courir après. Oui je sais, c'est un peu bizarre dis comme ça, mais je vous assure, je ne fais que lui demander le chemin, rien de plus. Ni une ni deux je m'élance, sautant par dessus les branches malgré l'obscurité qui règne. J'espère qu'elle n'est pas trop loin et surtout que je ne vais pas dans la mauvaise direction, sinon je suis mort… Le souffle court je finis par apercevoir la belle inconnue devant moi. Oh mon Dieu merci. J'accélère, esquivant une branche un peu basse alors que je ne suis plus qu'à quelques foulées d'elle, je l'interpelle, le souffle court. J'allais ralentir pour arriver avec délicatesse à ses côtés mais voilà, je me prends les pieds dans une racine traître, je bascule violemment en avant, tombant alors sur l'inconnue. Nous rencontrons tout les deux le sol, roulant l'un sur l'autre l'affaire de quelque mètres. Je me retrouve alors allongé au dessus d'elle, la tête sur sa poitrine. Je tousse une fois ou deux, la vache j'ai connu des chutes moins rudes… Mon genoux gauche me fait souffrir et il me semble que le liquide poisseux sur mes mains et mes avant-bras est du sang. Surtout si l'on considère la douleur que je ressens à ses endroits là… Je n'ose pas regarder. Non pas que j'ai une certaine phobie pour le sang, mais disons que moins j'en vois, mieux je me porte. Je finis alors ma relever, enlevant ma tête des seins de l'inconnue. Gêné, je lui adresse un demi-sourire, bafouillant des excuses :

"Je… je suis désolé, je ne voulais pas vous… Enfin j'espère que vous n'avez rien, je voulais juste vous demander mon chemin… Parce que je… Enfin j'étais perdu.. Et…"

Plus je vois son air réprobateur plus j'ai du mal à parler. Ok je crois que je viens de la mettre en colère et quelque chose me dit que ce n'est pas une bonne chose...

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MessageSujet: Re: I don't need your help # Jefferson Jeu 1 Mai - 18:24

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Strange meeting...





Le damoiseau avait beau s’égosiller, la sorcière aux pouvoirs inhibés disparut dans les méandres sombres de la forêt, sans s’arrêter suite aux jérémiades de l’inconnu. Au lieu de quoi, elle s’enfonça avait l’aisance d’un animal dans les boyaux d’écorces et de feuilles. Son cœur battait encore la chamade de sa récente altercation avec la mort. Autrefois, sous sa forme écaillée, elle aurait pu affronter ce fléau morbide avec espièglerie. Mais plus aujourd’hui. Sa lente agonie dans les méandres rocheux des souterrains de la ville a été trop longue, marquant son esprit sûrement pour une période indéterminé. Abîmé, fragilisé, disloqué, cet esprit n’était plus ce qu’il était : redoutable, imperturbable et cruel à souhait. Non, il n’était plus rien de tout cela. Delilah était aussi vulnérable qu’une simple paysanne. Les remparts qu’elle avait appris à hérisser au fil des années n’étaient plus que des cendres invisibles dans ses limbes mentales devenues si franchissables.

Delilah se laissa porter par son instinct géographique qui la guida sans efforts au travers du bois obscur. Pourtant, alors que le silence était redevenu maître des lieux, la muse entendit des craquements bruyants prendre de l’ampleur dans son dos. Ses muscles se braquèrent à l’idée qu’il puisse s’agir à nouveau du lupus. Mais quand elle pivota vers la direction d’où elle revenait, elle aperçut la silhouette du jeune homme qui l’avait sauvée quelques instants plus tôt. Encore lui ? La grande brune s’immobilisa, prêt à balancer des mots acides, mais…le jeune coquin ne lui en laissa pas l’occasion. Deux secondes. C’est le temps qu’il fallut à Delilah pour se retrouver à terre, les quatre fers à l’air, après avoir fait des roulés boulés sur quelques mètres. Nom de Zeus ! Delilah sentit un picotement dans son dos, mais décida de ne pas s’en intéresser car quelque chose s'était logé sur ses rembourrages féminins. Owo? Un poids d’une certaine ampleur écrasait son corps, si bien qu’elle se crut obligée d’inspirer une grande goulée d'air pour se ressaisir. « Qu’est-ce… » Ses yeux surpris retombèrent sur le minois embarrassé du sacripant, clairement affalé sur elle et, le museau entre ses nibards. La scène tendancieuse avait de quoi hérisser les poils de la muse qui ne supportait pas être humiliée de la sorte. Pire, elle avait du mal avec la proximité des corps. Alors qu’elle s’apprêtait à lui donner un bon coup de genoux dans ses bijoux de famille, l’imprudent eut le bon réflexe de s’écarter du corps de Maléfique pour se remettre sur ses gambettes, tout penaud. L’interpellée nota au passage le liquide poisseux qui s’écoulait sur les mains du maladroit et ne put retenir un rictus. Vraiment...

« Vous êtes d’une maladresse étourdissante…. »grommela Delilah en se redressant à son tour. Dans son mouvement, elle ne put retenir une grimace de douleur lorsqu’un frisson lancinant déchira son dos. Elle devait s’être froissé un muscle...mais le liquide chaud qu’elle pouvait sentir couler jusqu’à la chute de ses riens lui indiquait qu’il n’y avait pas que ça. Dans cette pénombre, elle ne pouvait malheureusement pas identifier la nature du sol. Des branchages, peut-être des détritus métalliques aussi. Qu'importe, elle pouvait mettre de côté ce petit détail l'histoire de quelques minutes. Le temps de se débarrasser de ce boulot gênant... « Quelle idée de s’aventurer ici si votre sens de l’orientation est déplorable…à quoi pensiez vous ? Vraiment… »rumina la plus âgée entre ses dents blanches. Elle inspecta un instant l’inconnu, en ravalant la douleur qui ravageait son dos. Merde. « Vous saignez…mieux vaut ne pas traîner ici je présume… »lâcha t’elle finalement avant de se remettre en marche en direction de la ville, sans un regard pour l'inconnu damoiseau. C’était sa façon à elle d’accepter la compagnie du damoiseau pour un temps incertain. Sa façon à elle d’être aimable. Oui, étrange façon d’exprimer sa sympathie…mais on parlait de Maléfique.


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MessageSujet: Re: I don't need your help # Jefferson Sam 3 Mai - 15:51



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Croyez moi finir la tête entre les seins d'une jeune femme que vous ne connaissez pas est la pire chose qui puisse vous arriver. Même si elle est ivre. Y'a pas pire comme première impression, c'est le meilleur moyen pour que la belle vous en colle une et se décide éventuellement à vous castrer. Et je ne plaisante pas. Ne jamais finir le museau dans le nez d'une femme qui n'est pas votre femme. Jamais. Je regarde donc tout penaud la mystérieuse inconnue, n'osant pas lui tendre une main amicale pleine de sang. Je reste donc comme un idiot à la regarder se relever tandis qu'elle me gronde comme une mère gronderait son gamin un peu maladroit. Elle finit par se relever, non sans esquisser une grimace de douleur. Oh aurais-je froisser les lombaires de la demoiselle ? Eh bien bravo mon grand, la prochaine fois casse lui quelque chose, histoire de faire les choses à fond. J'ai presque envie de me donner des claques tellement ma propre maladresse me tape sur les nerfs. L'inconnue continue de me sermonner, me détaillant au passage de la tête au pied. Ok j'ai l'impression qu'elle va me manger tout cru sur place. Ce que je peux comprendre vu à quel point je peux être appétissant… Non bon ok je vais me taire, vaut mieux pour moi de ne pas en rajouter une couche. Je vais me contenter de me taire et de faire profil bas. Je sursaute presque lorsqu'elle me dit que nous ne devrions pas traîner dans le coin vu mes blessures. C'est vrai que ce serait une bonne idée… Je baisse la tête et relève les yeux vers elle, esquissant un très léger sourire. Je me contente de hocher la tête avant de la regarder s'éloigner. Alors qu'elle commence à s'éloigner, je la suis, quelques pas en arrières, n'osant pas trop m'approcher. Je regarde mes mains sanglantes en soupirant. Si seulement j'avais de quoi… Oh bon sang qu'est-ce que je peux être stupide parfois. C'est pas comme si j'avais de quoi faire des bandages en plus… Je fouille dans ma besaces, refermant mes doigts sur le tissu qui repose en son sein. Je commence alors à me battre avec, le déchirant et l'enroulant en des pansements de fortunes autour de mes paumes meurtries. J'espère au moins que cela aura le mérite d'éponger un peu toute cette hémoglobine. Bon c'est pas du dernier des sexy mais au moins ça à le mérite de tenir… Je reporte alors mon attention sur la demoiselle, dans l'obscurité je n'aperçois que la fine silhouette de son dos, pourtant je remarque qu'elle se déplace avec un peu moins d'aisance et de grâce qu'avant. Intrigué je me rapproche quelque peu, je découvre alors qu'elle aussi est salement blessée dans le dos et vous me connaissez, je suis toujours près à voler au secours des demoiselles, même quand celle-ci refuse toute aide. Je la rattrape alors, posant délicatement ma main sur son épaule, lui disant alors d'une voix douce :

"Pardon d'insister mais… je vois que vous êtes blessée… Si vous me laissez faire, je pourrais peut-être vous improviser un petit bandage…."

Honnêtement j'ai peur qu'elle me décolle une gifle monumentale, le genre qui me mettrais au tapis d'un coup, un bon soixante kilos dans la mâchoire, le genre de claque à te faire perdre une molaire ou deux. Bien évidemment elle se retourne surprise me demandant plus ou moins clairement de la lâcher. Je me permet d'insister désignant d'un léger coup de tête son dos meurtris :

"Vous ne pouvez pas rester ainsi avec une telle blessure dans le dos, laissez moi faire, je ne vais pas vous faire de mal, je veux juste vous aider…"

J'hésite un "vous pouvez me faire confiance" mais ce serait un peu exagérer…. Dans le fond elle ne me connait absolument pas, tout ce qu'elle sait de moi c'est que je suis terriblement maladroit et que j'ai un sens de l'orientation à faire chialer les cartes, alors je pense qu'elle peut aisément se méfier de moi. En même temps, suis-je réellement quelqu'un sur qui on peut compter ?

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MessageSujet: Re: I don't need your help # Jefferson Sam 3 Mai - 20:56

I don't need your help
Delilah & Jefferson


Strange meeting...




Les rayons de l’astre diurne à son zénith diaprèrent les deux silhouettes longilignes à travers le surplomb de feuillage dense. Le sombre moineau s’imprégna de ces sillages opales, afin d'dentifier son chemin dans ce labyrinthe sans distinction apparente, où l’écorce se dressait tout autour, comme pour inhiber l’avancée des deux infortunés. Mais même l’obscurité complète ne suffirait à ébrouer la muse dans sa détermination de rejoindre la cité urbaine afin de s’acquitter du malhabile damoiseau qui l’accompagnait. Pourtant, une intervention inappropriée du galopin l’arrêta dans son désir de rejoindre l’étreinte apathique mais usuelle de la solitude pour s’occuper soi-même de ses blessures. Un étau de phalanges grossièrement pansées se referma sur l’arête de sa clavicule, les doigts s’enfonçant dans le pelage ébène de son fin manteau pour intimer la muse de mettre fin à son entêtement farouche.  Un frisson fit tressauter chaque fibre de son corps blessé. Son état affaibli accentuait la moindre de ses émotions. L’instabilité de son esprit ne rendait la malheureuse que plus enclin au torrent de réactions offensives. Cette fois, ce contact physique était imposé et non hasardeux. L’inconscient ne se rendait-il pas compte du malaise que toute approche physique humaine suscitait chez la sorcière déchue ? Il faut croire que non...

Perturbée par l’attitude du damoiseau qui souhaitait fermement la soigner, Delilah ne put qu’être étourdie par cette générosité nauséeuse. Ses lèvres se crispèrent en une moue hargneuse alors qu’elle mira ses pupilles menaçantes vers le jeune homme, la rage au bord des lèvres. D’un mouvement rapide, elle s’écarta de lui, non sans accompagner son élan d’une torsade brusque de l’épaule pour ôter ces doigts étrangers de sa carcasse dilapidée par une longue et indicible agonie. « Ne me touchez pas ! » Delilah tremblait de rage. Et d’épuisement. La montée fulgurante d’adrénaline qui avait saisie son corps quelques minutes plus tôt, suivie de cette nouvelle escarmouche où elle en était ressortie blessait n’était pas pour l’aider à conserver un tant soi peu de son sang-froid. Pas avec sa faible carne esseulée d'un isolement trop long et d'une renaissance inattendue. Delilah n’était plus que l’ombre d’elle-même. Son esprit n’était plus qu’un miroir cassé. Des morceaux d’âmes d’où miroitaient les souvenirs du passé.

Elle revoyait devant ses yeux écarquillés de jeune fille les corps de ses parents se faire mettre en lambeaux par les soldats ennemis avant d’être calciner sous un torrent de flammes aveuglantes. Puis, dans sa fuite désespérée, des mains l'aggriper férocement pour la jeter parmi les quelques corps gesticulant contre l’impasse d’une mansarde. Des grosses paluches se posent alors sur son corps, tantôt pour l’étrangler dans de petits soubresauts, tantôt pour écarter les pans de sa robe dans un objectif malsain. Son corps frissonne alors de peur et de dégoût. Une retombée de flammes fut son seul salut. Elle était certes parvenue à s’enfuir de cet enfer rougeoyant, mais son esprit de fillette désœuvrée avait été marqué au fer rouge, pour l’orpheline qu’elle était devenue du jour au lendemain, de manière indélébile.

C’est pourquoi elle se mit à trembler alors qu’elle venait de faire un mouvement d’écart brusque. L’esprit saisi par un surplus de souvenirs macabres, le corps agité par un trop plein d’émotions en un laps de temps éthéré, Delilah se sentit ses jambes vaciller sous le poids d’une innommable affliction. Son champ de vision s’assombrit alors que son corps tirait vers le bas. Enclin à mettre un terme à ce vertige saisissant, la grande brune retomba à genoux sur le matelas de branches mortes et de cailloux acérés qui ne manquèrent pas d’égratigner ses genoux tremblants. Cette chute lui arracha un gémissement sourd. Son dos irradiait de douleur, malgré toute son envie de nier cette blessure qu'elle aurait songé anodine. Peut-être l'était-elle. Peut-être pas. Une main posée au sol, doigts enfoncés dans la terre pour prendre solidement appui à quelque chose de plus stable que son traître de faible corps, Delilah porta son autre main à sa bouche scellée lorsqu’une vague de nausées remontèrent dans sa gorge.

Vraiment…on aura tout vu. Maléfique, malade ? Personne n'est immunisée contre les maux humains. L'ancien dragon se sentait terriblement faible et vomirait presque cet état calcinant et surtout...humiliant. La sorcière redoutée par tout un royaume n'était plus qu'une carcasse décharnée.


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MessageSujet: Re: I don't need your help # Jefferson Lun 5 Mai - 15:47



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Je suis presque blessé par la façon dont elle me repousse. Son geste est remplis de rage et de dégoût. Doucement je ne te veux aucun mal, je veux juste t'aider. Je sais qu'il faut se méfier des étrangers mais tout de même, si j'avais voulu faire du mal, j'aurais commencé par ne pas la sauver des griffes du loup non ? Alors je pense qu'elle peut tout de même me faire un minimum confiance et me laisser l'aider, juste une fois ce serait trop lui demander ? Visiblement oui, surtout vu le regard plein de rage qu'elle m'adresse. Je n'essaye pas de revenir vers elle de peur d'en prendre une sur ce coup-ci. Autant garder mes distances même si la seule chose que je veux c'est panser ses blessures. Alors que détourne le regard n'osant plus me perdre dans ses prunelles haineuses, je le vois soudainement tomber à genoux. C'est vrai qu'elle ne semblait pas très en forme mais de là à s'évanouir dans les bois… Je me rue vers elle, venant lui porter secours une fois de plus. Je l'empêche de finir le nez dans les feuilles, l'attrapant par les épaules. Elle semble sur le point de vomir. Je lui dis alors d'une voix douce :

"Eh… ça va aller… Calme-toi… Tout va bien tu ne crains rien… Viens par là…"

Sans lui demander son avis, je la soulève plus ou moins et l'aide à s'assoir sur une souche non loin de là. Je me penche vers elle, plongeant mon regard dans le sien. À mi-voix je lui demande si elle vient bien. Elle se contente de me fixer sans piper le moindre mot. C'est à peine si j'ose lui parler, elle me regarde avec tant de froideur… C'en est effrayant. Je lui adresse un sourire contrit avant de reprendre :

"Je vais m'occuper de tes blessures… Je te promet que je ne te ferais aucun mal.."

Je m'accroupis alors devant elle, regardant ses yeux genoux meurtris. Je lui jette un rapide coup d'oeil avant de sortir avec lenteur les restes de mes chutes de tissus. Doucement je viens éponger le sang sur ses genoux, y allant avec douceur. Un léger sourire vient se dessiner sur mes lèvres, non pas que je me moque d'elle, non c'est juste que j'ai l'impression de soigner un enfant qui vient de faire une mauvaise chute. Je continue d'éponger le sang avant de lui faire un petit bandage autour de chaque genoux.

"Voilà ça devrait tenir… Ne bouge pas je vais m'occuper de ton dos…."

Lentement je me relève et viens me placer derrière elle, je la sens frémir. Je la rassure lui rappelant une fois de plus que je ne lui veux aucun mal. J'examine rapidement sa blessure… Ouh c'est pas beau. Je déroule la dernière étoffe qu'il me reste, doucement je lui demande de relever les bras. Je l'enroule alors avec délicatesse dans le tissu pourpre, lui fabriquant un bandage qui ressemble bien plus à un grossier bustier. J'évite au maximum de la toucher, même lorsque je place quelques aiguilles pour faire tenir le tout. Les aiguilles dans la bouche, je serre délicatement le tissu autour de la taille. Dans le silence le plus complet je m'occupe d'elle avant de planter la dernière aiguille pour faire tenir le tout. Je fais alors un pas en arrière admirant mon travail. Honnêtement pour quelqu'un qui n'y connait rien en médecine, je trouve que je me débrouille pas trop mal. Je reviens alors me mettre devant elle, plongeant un regard inquiet dans le sien.

"Est-ce que je peux faire quoique ce soit de plus .. ?"

Sous les rayons de la lune elle semble si pale et si fragile, à tel point que j'ai presque envie de la prendre dans mes bras et lui assurer que tout va bien. Elle ressemble presque à une enfant effrayé, réveillant en moi un instinct protecteur. J'attrape alors mes mains dans les siennes et lui demande une fois plus si elle va bien et si je peux l'aider de quelques manières que ce soit.

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MessageSujet: Re: I don't need your help # Jefferson Lun 12 Mai - 18:51

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Ses lippes se tordent de douleur. Une douleur nauséeuse. Étourdissante. Étrange comme le corps humain peut céder aussi facilement lorsque la moindre blessure, qu'elle soit physique ou mentale, s'en imprègne. Cette transition d'une sorcière redoutable à celui d'une pauvre agnelle sans défense était absolument écœurant aux yeux de Maléfique, qui ne parvenait toujours pas à s'adapter à cette réalité affligeante depuis sa renaissance d'entre les morts. Elle n'a absolument personne sur qui compter...Personne? Non, il y a Callidora, la chère muse de Dracula, qu'elle a su retrouver pendant ces derniers jours. Une amie de longue date, qui lui a fait retrouver le sourire l'espace de quelques instants alors qu'elle errait dans les rues de la ville dans un élan nostalgique. Regina? Malgré toute sa bonne volonté, elle ne parvenait plus à lui faire confiance. Peut-être faudrait-il du temps pour restaurer cette vieille amitié, mais pour l'heure, Delilah ne ressentait qu'une vague d'amertume vis à vis de l'ancienne reine. Qui d'autres? A vrai dire, Delilah n'avait jamais eu grande monde sur qui se reposer. Indépendante et autonome, elle avait toujours géré sa vie de ses propres mains depuis son enfance massacrée. Et puis, surtout, en tant qu'être propice au mal, l'amitié était une notion rare, si pas existante. Mais elle avait su, malgré tout, tisser des liens avec certaines personnes. Une petite poignée. Quelques chanceux rangés dans ses alliés.

Quoiqu'il en soit, la muse se retrouvait donc là, au bord du précipice, la faiblesse d'un corps vulnérable enclin à la tirer dans les profondeurs de la maladie. Mais son bienfaiteur maladroit pris soin d'elle, malgré son attitude froide et austère à son égard. Comment pouvait-il exister de pareils gens? Prêts à aider des personnes méprisables comme elle? Elle n'avait jamais su répondre à cette étrange phénomène. Sans piper un mot, l'esprit trop hagard pour rétorquer quoique ce soit, Delilah s'abandonna ainsi aux mains de Jefferson. Lorsque ce dernier retira son manteau devenu collant contre sa plaie maculée de sang, la sorcière sans pouvoirs ne put retenir une plainte étouffée. Elle frissonna de toute son être pendant toute la durée de l'opération, les yeux perdus dans le vide. Elle était si fatiguée...si épuisée. En clair, vidée de ses forces. Le pire, c'est qu'elle n'en connaissait pas la cause. A croire que sa résurrection avait donné lieu à une coque charnelle démunie de forces vitales. Regina lui avait délicatement chuchoté qu'il faudrait le temps qu'elle se réhabitue à son corps. Que les forces lui reviendraient petit à petit. Elle espérait bien! Elle ne supporterait pas cet état de faiblesse plus longtemps!

Quand la séance de soins pris fin, Delilah repris une goulée d'air frais et agença son rythme cardiaque pour retrouver un état de calme potable. Elle n'aurait pas du s'inquiéter. L'homme qui lui faisait face n'était pas un ennemi. Pas plus qu'une brute. Ce n'était ni un soldat prêt à l'attaque, ni un brigand paré à la débourser, ou pire... Non, il n'était rien de tout cela, et maintenant qu'elle redevenait un peu lucide après sa brève angoisse, Delilah se trouvait tout simplement stupide d'avoir paniqué de la sorte. "Merci..."articula t'elle faiblement entre ses lèvres tremblantes. Prostrée sur une souche d'arbre, elle prit le temps de s'imprégner des éléments alentours, paupières closes. Les bruits nocturnes, sa propre respiration erratique, les paroles du garçon. Finalement, lorsque son esprit redevint un lac tranquille, Delilah délivra ses orbites d'un bleu opalescent pour les mirer vers son bienfaiteur, l'air mal à l'aise, mais résignée. "Excusez moi pour cette attitude...je ne suis pas familière à...cet environnement...cet état..." Delilah redevint aussitôt muette lorsqu'elle se rendit compte qu'elle larguait des indices sur son identité. Pas des indices concrets, mais elle sous-entendait clairement à l'homme qu'elle n'était pas d'ici...ni dans un état normal. La muse détourna les yeux en espérant que son cadet ne tiendra pas rigueurs de ses dernières paroles. Elle étudia un instant la forêt, puis, avec lenteur et prudence, se redressa sur ses jambes lorsqu'elle se sentit en mesure de le faire. Son dos brûlait toujours, tout comme ses genoux, mais elle pouvait gérer ces petites blessures, le temps de revenir à sa chambre pour un repos bien mérité. Quoique pour l'heure...la muse avait surtout besoin d'une boisson corsée pour se ragaillardir et engouer un peu sa soirée. "Nous devrions y aller avant que le loup se décide à revenir, car je doute que votre paire de ciseaux soit convaincante pour une éventuelle prochaine fois"soupira t'elle en jetant un regard adouci au damoiseau. Avant d'entreprendre quoique ce soit, arrêtée dans son élan, la sorcière déchue se retourna brièvement vers Jefferson pour articuler d'une voix faible ce qui serait très approprié étant donné la situation. "Je m'appelle Delilah.." Et sans un mot de plus, la femme blessée se remit en marche, cette fois d'un pas lent et mesuré.


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MessageSujet: Re: I don't need your help # Jefferson Ven 16 Mai - 22:55



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L'entendre prononcer ce "merci" me fait légèrement sourire, eh bien enfin un peu de reconnaissance et de douceur. Je me doutais bien que derrière ce masque de froideur et d'austérité il ne pouvait qu'y avoir qu'une jeune femme charmante qui ne demande pas grand chose à part un peu de compagnie. Je ne dis rien de peur de la brusquer et de briser le fragile contact que nous avons. Je n'aimerais pas qu'elle recommence à garder ses distances, se méfiant de moi comme si je n'étais rien de plus qu'un autre loup rôdant dans les bois. Mon sourire s'élargit un peu plus lorsqu'elle s'excuse. Ce n'est pas la peine, en plus je ne vais pas t'en vouloir parce que tu as un moment de faiblesse, au contraire. J'allais dire quelque chose, mais je la vois de nouveau se murer dans un silence gêné. Je donnerais tout ce que j'ai actuellement pour savoir ce qui lui passe par la tête, ses yeux se perdent dans le vague et semble remuer bien des choses. Aucune expression ne déforme ses traits délicats et parfaits, pourtant je vois tant de choses passer dans ses yeux, tant de nuances différentes d'une palette immenses d'émotions, qui dansent dans un ballet endiablé au fond de ses pupilles bleutées. J'arque un sourcil, cogitant dans mon coin, attendant qu'elle se décide à recommencer à me faire entendre sa douce voix. Pas familière hein ? Je me disais bien aussi… Je n'essaye pas d'en savoir plus pour le moment, la scrutant tentant de découvrir d'où la belle est originaire. Elle se lève alors d'un coup, me proposant de quitter les bois avant qu'un autre loup nous tombe dessus. Je rigole très légèrement :

"Oui en effet, ce serait dommage de se faire attraper par le Grand Méchant Loup…"

Je capte son regard, que je qualifierais presque de… tendre ? Non mais en tout cas elle ne me regarde plus comme un ennemi, mais plutôt comme un inconnu sympathique. Hum c'est plutôt pas mal. Si je continue à accumuler autant de bons points je vais peut-être finir par réussir à me faire apprécier de la douce inconnue… Sait-on jamais. Dans un murmure presque inaudible elle me donne son nom, avant de se remettre à marcher, plus doucement cette fois-ci, comme si elle m'attendait. Je la suis, marchant à ses côtés sans rien dire. Je laisse un silence s'abattre entre nous, cherchant le meilleur moyen pour le briser. Elle connait déjà mon nom, alors je ne vais pas me présenter une seconde fois… Non, faut que je trouve autre chose… Réfléchissons. Nos pas troublent le silence de la forêt endormis, l'écho de notre promenade nocturne se répercutant sur les arbres autour de nous. Le coeur battant lentement, je guette le moindre bruit suspect, frissonnant presque à chaque craquement de branche. Plus pour calmer mon angoisse que ma curiosité je me décide à prendre la parole :

"Alors dis-moi, d'où viens-tu ? Non je me permet de demander parce que tu dis ne pas être familière des lieux, ce qui veut donc dire que tu n'as pas subit la malédiction comme eux, du coup je me demande d'où tu viens… Enfin si ce n'est pas trop indiscret…"

Un craquement sourd et lointain me fait sursauter, me coupant dans mon élan. Je m'immobilise le coeur battant, regardant autour de nous. Je n'ose plus prononcer le moindre mot. Un autre craquement retentis alors. Ok c'était pas mon imagination, y'a bien quelque chose qui nous poursuit. Je lui jette un regard angoissé avant d'attraper sa main et de lui dire dans un murmure teinté de peur :

"Dis moi que toi aussi tu as entendu ça… Dis moi que je n'hallucine pas…"

Je serre entre mes doigts sa frêle main. Les pas de la bêtes continuent de se rapprocher, lents, délicats, légers. Mon coeur lui semble prêt à exploser. Je glisse ma main dans ma besace, refermant mes doigts autour de ma paire de ciseaux.

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MessageSujet: Re: I don't need your help # Jefferson Lun 19 Mai - 11:39

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Strange meeting...







Le silence glisse dans leurs oreilles telle une fontaine douce et réconfortante. La sorcière déchue en avale les bruits inflexibles avec quiétude. Elle a besoin de cette accalmie pour ne pas se laisser dévorer par les affres de la douleur qui lui brûle les rotules ainsi que le creux du dos. C’est pourquoi elle avance sans hésiter dans la noirceur du soir. Son escarmouche avec le canidé n’avait en rien altéré son amour pour le crépuscule. Il en fallait plus pour défaire ses goûts, et l’offensive naturelle du lupus n’avait fait que ragaillardir son humeur.  Un instant, la grande brune était retournée dans son enfance, alors qu’elle courait dans les bois pour fuir les ennemis de son peuple, qui s’étaient lancés dans un massacre féroce. Du haut de ses petites jambes rosées, courant en hâte pour fuir non seulement les sbires de son espèce, mais aussi le prédateur affamé à ses trousses, ses pieds avaient trébuché sur une racine surélevée et alors, la petite Maléfique pouvait s’estimer d’être encore en vie grâce à l’intervention de Diablo. Un jeu de regard entre les deux enfants du mal, et le loup s’était finalement détourné de sa proie au cœur battant. Oui, ce fait passé presque renouvelé dans un présent tout aussi incertain qu’à cette époque jadis a su insuffler une rafale électrique dans l’organisme de Delilah. Encore maintenant, elle peut ressentir l’effervescence réanimer son corps ankylosé.

D’où vient-elle ? La question du damoiseau décidément trop bavard arrache un triste sourire sur les lippes roses ternes de l’ancienne créature. Elle se permet ce relâchement furtif car le dénommé Jefferson la talonne et ne peut donc voir les brumes chagrines envahir son minois blafard. Doit-elle lui dire ? « La malédiction…je l’ai bel et bien subie »soupire l’enfant de la nuit d’une voix éteinte, sans arrêter d’avancer dans les boyaux de conifères immuables. Peu à peu, loin, loin dans le cœur des abysses, des petits points lumineux commencent à scintiller tels des faisceaux de lucioles figées. La civilisation est proche. Doit-elle s’en réjouir ? Elle avance sans chercher la réponse à cette question, et se décide à remplir celle dédiée aux questions de son compagnon d’infortune. « Pendant que nombreux ont vécu vingt huit années à la surface, goûtant aux plaisirs de l’ignorance, j’hûmais les relents humides des cavernes de Storybrooke… » Le simple souvenir de cette longue période d’inconfort fait vaciller sa voix d’un hoquet sourd. Elle se mord l’intérieur de la joue pour réprimer ce malaise et poursuit, sans jamais regarder le jeune homme l’accompagnant. Ses mirettes bleues sont verrouillées sur la myriade de points lumineux qui s’agitent entre les sombres fourrés, droit devant eux. « Enfermée, enchaînée, isolée de tout… » La rage reprend goût à sa voix. Son timbre s’accentue alors que la haine qu’elle décharge à l’encontre de Regina revient au grand galop. « Jusqu’à ce qu’on vienne accéder à mes sombres désirs, et que d’un coup d’épée de ma bienfaitrice maudite, j’en vienne à mourir » Que diable lui prend-elle ? Pourquoi livre t'elle pareils secrets à cet inconnu ? Maléfique ne ferait que faire fuir ce Jefferson, qui pourtant, ne semblait pas être une compagnie désagréable. Un peu bavard et maladroit, mais ce n’était pas foncièrement déplaisant. Alors, un rire silencieux s'accroche à son estomac contracté et Delilah termine ainsi sa réponse en jetant un bref coup d’œil maussade à son comparse, l’échine tournée un instant. Un sourire sarcastique ourle ses lèvres. « Vous voilà donc à discuter avec une revenante…j’espère que cela ne refroidit en rien vos humeurs… » S'il n'avait qu'indifférente pour ses révélations, l’homme avait donc un cœur de pierre, mais peut-être que la sorcière déchue voulait justement le faire fuir ? Et ainsi retrouver les bras de la solitude ? Maléfique n’aime pas l’attachement. Surtout avec la race humaine. Elle s’est accordé quelques rares opportunités par le passé, mais elle a toujours fait de son mieux pour limiter ce contact humain. Elle n’est pas douée pour cela. La sympathie lui est si peu familière, qu’elle n’éprouve qu’une vague d’inconfort à tenter de s’abandonner que trop souvent à ce genre de familiarités.

Mais un bruit suspect fige soudain les deux marcheurs nocturnes dans un cercle irrégulier d’arbres. Oui, Delilah a entendu. Mais elle n’a pas peur. Le bruit est lent, léger, mais irrégulier. Ce n’est pas la même bête qui l’avait attaquée, qui se rapprochait d’eux en cet instant. Un instant muette, les oreilles à l’affût, elle prend soin d’écouter le bruit avec plus d’attention, tandis que le jeune damoiseau à ses côtés s’agite d’une peur naturelle. Il est normal d’avoir peur dans une pareille situation. Il est presque anormal qu’elle ne le soit pas. Mais la muse n’est que trop familière à ce genre de situation. Autrefois, la créature aux deux cornes se complaisait presque chaque soir par des promenades dans le cœur des forêts environnantes. Ses oreilles se sont affutées au bruit, ses prunelles à l’obscurité, pour finalement reconnaître chaque son, chaque odeur au fil des années d’errance solitaire. « Voilà un renard bien courageux… »souffle t’elle d’une voix passionnée et ce, avant même que la bête ne leur apparaisse sous l’astre lunaire. Quelques secondes après avoir chuchoté ce fait, le petit mammifère curieux sort de l’ombre et, reniflant les deux odeurs humaines, poursuit son chemin à la hâte, sans s’arrêter auprès de l’étrange duo. Quand le silence revient, pour la énième fois de la soirée, Delilah jette un regard bref et conciliant à son compagnon, puis se retourne vers les lueurs lointaines, non sans ajouter d’une voix apathique. « La ville n’est plus très loin maintenant… » Il n’y a plus qu’à espérer que Jefferson ne revienne pas sur ses précédentes paroles. Qu’il sache étouffer sa curiosité, au risque d’attiser la douleur de la sorcière. Et d’abord, pourquoi a-t-elle cédé ? A nouveau, la réponse lui échappe.  



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MessageSujet: Re: I don't need your help # Jefferson Mer 21 Mai - 15:07



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Je regarde le petit renard à la fourrure ambrée se faufiler dans les sous-bois, nous jetant un regard curieux avant de disparaître dans la végétation protectrice. La voix étrangement enjoué de la belle nymphe me fait presque sursauter tandis que je tiens toujours sa délicate main entre la mienne. Je me rends alors compte du ridicule de la situation et relâche lentement sa main, bredouillant encore quelques excuses. Un frisson m'échappe une fois de plus alors que je capte son regard. C'est fou comme j'ai l'impression de passer pour un enfant à ses yeux, comme si j'étais une compagnie inattendu mais agréable. J'ai presque l'impression de n'être qu'un gamin, dans ses douces prunelles bleutées j'ai l'impression de voir quelqu'un de bien plus âgée que ce que ce corps fin et délicat veut me faire croire. Je me perds le temps d'un instant dans le bleu de ses yeux, me demandant qui elle peut être réellement. J'ai terriblement envie d'en savoir plus sur elle, d'en apprendre plus sur elle, mais voilà… J'ai comme l'impression qu'elle n'a pas tellement envie d'en parler avec moi… En même temps je ne peux pas tellement lui en vouloir, je ne suis qu'un inconnu rencontré dans la forêt. J'hoche lentement la tête avant de la suivre, me mordant lentement la lèvre inférieure, me retenant de la harceler de question. Alors qu'elle se déplace avec grâce dans les sous-bois, j'évolue avec moins de grâce, essayant autant que possible de ne pas me prendre une nouvelle fois les pieds dans une racine traître. Au loin à travers les branches entremêlées des arbres, je perçoit les quelques lumières qui annoncent la petite ville devenue depuis 28 ans familière. Je pousse presque alors un soupir de soulagement lorsque je retrouve avec joie l'asphalte tiède. Je laisse mes bottes claquer contre le goudron, laissant un rire discret m'échapper. Je fais un tour sur moi-même avant de lever les yeux vers le ciel. Je pousse un soupire alors que je regarde les étoiles. Alors que j'ai le nez en l'air, regardant les constellations briller sous mes yeux, j'interpelle doucement la belle Delilah :

"Dis moi… Maintenant que nous sommes enfin de retour à la civilisation, tu compte retourner hanter la forêt ou un peu de compagnie te ferais plaisir ? Oh bien sûr je ne veux pas m'imposer hein…"

Je pose alors mon regard sur elle, me perdant dans ses yeux fatigués. Je ne sais pas tellement pourquoi je lui propose ça, c'est vrai après tout je pourrais tout simplement passer mon chemin et rentrer chez moi… Mais, elle m'intrigue terriblement. Et puis honnêtement, c'est étrange mais je crois que je l'apprécie… Du moins. Je crois.

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MessageSujet: Re: I don't need your help # Jefferson Dim 22 Juin - 20:38

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Strange meeting...





Maléfique peina à conserver son masque contrit. Cet humain était vraiment…surprenant. Elle ne parvenait pas à comprendre l’intérêt que cet homme portait pour sa présence. Ce n’était pas comme si elle l’avait froidement  dégrisé quelques minutes plus tôt. Certes, elle avait permis au damoiseau étourdi de retrouver son chemin vers la civilisation, mais tout de même. La muse ne put cacher une certaine surprise alors qu’elle enregistrait un à un les mots qui venaient de dégouliner de la bouche de Jefferson. Cet énergumène était vraiment singulier. Et pour avoir rencontré des sacrés cas par le passé, celui-ci n’était pas déplaisant. La petite remarque égayée qu’il glissa dans ses mots incita un subtil sourire sur ses lippes rosées. Retourner hanter la forêt ? Oh que non! Elle avait eu sa dose d’aventures pour la soirée.

« Non…je préfère éviter une nouvelle confrontation avec un loup, je suis rassasiée d’adrénaline pour ce soir »répondit-elle avec douceur, le regard flânant vers les silhouettes des enceintes bétonnées qui se découpaient dans la lumière des lampadaires. « Je comptais m’évaporer les idées dans un bar mais vous ne devriez pas vous sentir obligé de proposer la chose…même la politesse ne mérite d’être de rigueur devant la froideur et l’ingratitude dont j’ai fais preuve à votre encontre… »soupira t’elle avec une certaine honte renflouée, le regard hésitant. C’est vrai. Après tout, il y avait bien meilleure compagnie que sa maudite personne. Depuis quand quelqu'un souhaitait rester un peu avec elle? Hormis les quelques vilains qu'elle avait côtoyé dans les royaumes magiques, pas grand monde... La muse enroula ses bras l’un contre l’autre, ignorant les picotements de douleur qui continuaient à lui ronger le dos et les rotules. Un petit verre de bourbon dissiperait les conséquences de ses vicissitudes passées. Peu désireuse de retourner dans les pièces blanches et glacées de l’appartement provisoire que lui avait fourni Regina, la sombre alcyne préférait se réchauffer autour d’un verre plein, dans la chaleur écrasante d’une taverne. Enfin, un bar était de rigueur dans ce monde. Mais elle ne connaissait pas encore assez bien la région pour aller au flair dans les endroits encore ouverts à cette heure avancée de la soirée.

« Mais si l’idée de m’avoir encore sur le dos ne vous déplaît pas, je vous laisserais volontiers dénicher un lieu où nous pourrions trinquer à ce périple bref mais émoustillant » Encore une fois, Maléfique se surprenait. Depuis quand se démontrait-elle aussi sociable?  Où était la sorcière tranchante et insensible? Apparemment disparue. Oh Dieu, elle s'effrayerait presque..mais il était trop tard pour méditer sur son changement d'attitude. Elle puisait dans l'excuse de ne pas encore être complètement remise de sa renaissance...ni du monde totalement étranger qu'elle avait commencé à explorer quelques jours plus tôt. Ah moins que ça ne soit Jefferson qui l'incitait à la sympathie? Peut-être...« Vous semblez plus familier à cette ville que moi...y habitez vous depuis longtemps? » Sous entendu, était-il là depuis le début de la malédiction? Elle était curieuse de connaître les sentiments du damoiseau au sujet de l'Evil Queen, mais se garda d'entrer dans le vif du sujet. Pas maintenant. Pas tout de suite. Il était encore trop tôt pour se lancer dans une telle confidence.

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MessageSujet: Re: I don't need your help # Jefferson Mar 24 Juin - 1:38



❝ I don't need your help ❞
Jefferson & Delilah


Un sourire digne d'un gamin fier de son coup se dessine lentement sur mes lèvres au fur et à mesure que la belle nymphe se décide  à me faire entendre sa douce voix. Alors comme ça ma compagnie n'est pas si désagréable que ça ? Tant mieux, parce que, entre nous, je dois avouer que je trouve la sienne des plus… appréciable. Je sais, jusque ici elle a été un peu froide et distante avec moi, mais eh, si on fait pas non plus d'effort pour apprendre à connaître quelqu'un…  Tout le monde finirait complètement seul, et puis entre nous… J'suis pas du genre à me décourager à la première remarque cinglante… Au contraire. Je suis du genre à m'accrocher jusqu'à ce que le courant finisse par passer. Ou jusqu'à ce que la personne en vienne à me détester… ou à me frapper. Même si entre nous, je préférais finir par obtenir un câlin de sa part plutôt qu'un revers élégamment douloureux qui imprimerait sur ma joue ses douces phalanges.

L'air frais de la nuit vient doucement caresser ma peau, laissant un fugace frisson parcourir mon corps, tandis que je digère avec une certaine joie sa proposition. Je dois avouer que l'idée même d'aller m'échouer dans un bar m'enchante au plus au point. Quoi de mieux après une promenade nocturne dans les bois, qu'un verre de whisky en si charmante compagnie ? Pas grand chose à mon avis. Je fais mine de réfléchir, ne décrochant pas mon nez du ciel constellé d'étoiles qui se pavanent avec fierté devant mes yeux, pesant à peine le pour et le contre. Oh et puis au pire… Qu'est-ce que je risque, à part passer une soirée des plus charmantes avec une beauté sauvage des plus délicieuses. Je finis alors par délaisser le ciel d'encre pour poser mon regard sur elle, laissant un sourire des plus agréables se dessiner sur mes lèvres :

"La vrai question est plutôt de savoir si c'est vous qui allez réussir à me supporter toute la soirée… Mais sachez pour ma part que je trouve votre compagnie des plus agréables et l'idée de boire un verre avec vous m'enchante au plus haut point."

Je prends le temps de lui adresser un autre sourire plein de confiance et d'une certaine tendresse propre aux rencontres nocturnes, avant de pousser un léger soupir et d'oser m'avancer vers elle, l'allure décontracté, mes pas résonnant dans le silence presque religieux que nous impose la nuit.

"Après je ne vous cacherais pas qu'en vingt huit longues années, je commence plus ou moins à connaître la ville comme le fond de ma poche et il me semble qu'à cette heure-ci, il y a bien un bar qui accepterait de servir deux oiseaux de nuits tel que nous…"

Une fois à son niveau, je lui propose mon bras, à défaut de lui attraper la main, lui jetant un regard plein de promesses. Attrape donc mon bras et laisse moi te guider au travers de ses ruelles, laisse moi te conduire dans ce lieu de perdition qui sert le plus doux des poisons et qui se trouve être un refuge pour plus d'un homme sur cette terre. Allons donc anesthésier nos sens et sceller le début de ce que j'ai envie de nommer une singulière amitié.

"Alors prête à me suivre dans cette aventure nocturne ?"

Parce que moi, je suis prêt à m'y lancer à corps perdu.

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MessageSujet: Re: I don't need your help # Jefferson Lun 21 Juil - 17:45

I don't need your help
Delilah & Jefferson


Strange meeting...




Un ris enjoué épingle ses lippes charnues. C’est étrange comme la bonne humeur semble animer cet homme. Entre maladresse et  bonne humeur, il me rappelle confusément Aurore. Douce et chère ‘beasty’. Vieille réminiscence échouée dans les limbes de regrets indélébiles…Que n’aurai-je sacrifiés bien des choses pour remonter le temps et inhiber cette pulsion soudaine qui me conduisit à un acte méphitique et qui, de surcroît, m’attira un lot supplémentaire d'animosité de bien des humains. Quoique leur haine m’indiffère bien…eux qui m’ont tant pris. De l’orgueil sans frontières galvanisant leur cœur rachitique, ils n’ont eu de cesse de martyriser les Landes magiques. Dois-je éprouver la moindre mansuétude à leur égard ? Eux qui se pâment dans la vésanie des moindres parcelles vierges de leurs souliers cirés. Eux qui lèchent la nature alentour de leurs gerbes mortifères sans crier gardes. Viciés par tant de défauts, ils m’apparaissent comme des succubes telluriques, la gourmandise de pouvoir aux bords de lèvres insatiables. C’est pourquoi, depuis l’hécatombe de mes ailes, je n’ai qu’une ire dantesque envers la race humaine. Une opinion renversée par quelques rares exceptions. Aurore fut celle qui se démarqua la plus d’entre toutes. Bourgeon singulier s’épanouissant dans l’adversité, elle réussit à ôter la noirceur dans mon cœur l’espace de quelques précieux instants passés ensemble. Mais notre complicité n’a été qu’une histoire éthérée dans les révélations sibyllines de la dure réalité. Qu’est-elle devenue aujourd’hui ? Qui sait…

Le souvenir furtif de la jeune princesse m’emmaillote le cœur d’une once amère et nostalgique. Dieu, il faut croire que cette soirée est d’une mélancolie impénitente. A vrai dire, cette sensation me poursuit depuis l’aube de ma renaissance. La joie me fait tant défaut qu’il m’est bien difficile de sourire dans ce quotidien fade et inconnu. Mais les paroles du damoiseau qui me fait face parviennent pourtant à m’arracher cet attrait qui fausse mon faciès à bien des moments. Je souris, non de mélancolie, mais d’une chaleur longtemps égarée. Celle de partager un instant en une compagnie agréable, que ce soit un ami, une connaissance ou un amant. Au plus profond de mes entrailles, malgré la confusion de cette envie, j’espère voire naître une amitié semblable à celle qui me reliait à Regina, bien avant la fourberie qu’elle me servit sur un plateau d’argent.

Mais où est donc passé mon ire de l’humanité ? Disparue. Envolée l’espace d’une soirée. Engloutie dans la lumière astrale de la cime noire qui nous surplombe. La lourdeur dans mon cœur s’évapore alors que j’enroule mon bras dans celui, si généreusement offert, du jeune homme confiant. Pourtant, je ne devrai pas me laisser aller de la sorte. Faire confiance aux humains m’a maintes fois pénalisée, me faisant réaliser la fredaine de tendre une main à d’incorrigibles roublards. Philippe et Regina en sont les irréfutables marques…

Mais comme Aurore, ce Jefferson parvient à purifier mon âme de son indécrottable rancune pour laisser place à un vide propice au nouement de nouvelles opportunités… Dois-je résister ? Dois-je m’abandonner ? La lassitude fait pencher la balance alors que j’adresse ces mots doux à l’adresse de mon compagnon. « Allons y... » Derrière moi, la forêt commence à se faire avaler dans les contours glabres des maisonnées que nous dépassons à pas lents et souples. Duo pour le moins étrange, nous déambulons ainsi, au cœur de la nuit, vers le premier bar qui appâtera notre intérêt de ses lueurs coruscantes….

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