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“Why, sometimes I've believed as many as six impossible things before breakfast.” (Jefferson & Alice)

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MessageSujet: “Why, sometimes I've believed as many as six impossible things before breakfast.” (Jefferson & Alice) Sam 19 Avr - 17:31


Jefferson & Alice

Elle s’appelait Allison. Elle avait passé la vingtaine d’années. Depuis combien de temps ? Elle n’aurait su le dire. A vrai dire, elle ne s’était jamais posé la question. Elle avait vécu, comme tant d’autres, sans savoir. Et elle s’était contentée de ce quotidien, aussi répétitif et dépourvu de but fut-il. Comme s’il n’existait rien d’autre. C’était le cas d’ailleurs. Rien d’autre n’existait, à l’exception de cette prison instaurée pour eux par la Reine, la Maire de cette ville. Une prison non faite de barreaux de fer, mais d’oubli ainsi que de murs invisibles qui les enchaînaient à cette ville. Elle ne se posait pas de question. Son passé était là, ou plutôt celui qu’on avait créé pour elle, flou et inconsistant, si bien que les failles lui en seraient peut-être apparues si elle avait pris la peine de s’y pencher l’espace d’un instant. Mais tout avait été fait pour qu’ils restent engoncés dans leur ignorance. L’apparition d’Emma Swan était destinée à changer les choses. Pour eux tous. Elle s’appelait Allison, elle était serveuse au Rabbit Hole. Elle gardait une petite Paige, à laquelle elle était réellement attachée. Elle avait été une héroïne, mais ça, elle l’avait oublié.

Elle marchait dans la rue, prête à aller travailler. Un jour comme les autres. Sauf qu’il ne le fut pas. D’un coup, elle avait été traversée d’une sorte de courant électrique. Quelque chose qui l’avait comme brûlée de l’intérieur. Puis, les images lui étaient revenues en tête. D’un coup. Son enfance chaotique. Le Ténébreux et ses intentions qu’elle n’avait jamais découvertes. Sa fuite. Le Lapin blanc, la chute dans son terrier. Les portes, la Chenille, le Chat du Cheshire, les parties de thé, le Lièvre de Mars, le Chapelier. Et la Reine, ses parties de croquet, la bataille qu’elle avait menée contre elle. Mais, surtout, son identité. Plus que jamais, elle s’était sentie libre, bien que toujours piégée dans ce monde sans comprendre pourquoi. Immédiatement, il lui avait fallu des réponses. C’était pourquoi elle était allée voir celle que tout le monde accusait. Et si leur confrontation avait en quelques sortes porté ses fruits, les nouvelles étaient loin d’être bonnes : Cora était en vie, quelque part. Rien ne pouvait la laisser penser qu’elle était présente à Storybrooke, mais si elle trouvait le moyen de briser la barrière qui séparait les mondes, ils seraient tous perdus.

Il y avait ici ceux qu’elle avait aimés et oubliés, dont le souvenir lui revenait à présent. Elle se souvenait du visage de Jefferson, derrière les murs d’une immense bâtisse. Durant vingt-huit ans elle n’avait fait que l’entrapercevoir, ne le considérant que comme ce voisin un peu étrange, voire effrayant, qu’il valait mieux éviter. A présent, le manque se faisait brutal. Elle ignorait où trouver les autres de ses amis, ou même s’ils étaient ici. Pour autant qu’elle sache, elle n’avait que lui à présent. A peine sortie du bureau de la maire, elle se mit à courir. Elle ignorait s’il se trouvait chez lui, mais elle pouvait l’espérer et c’était l’unique endroit qu’elle connaissait où elle était susceptible de le retrouver. La distance était longue et une fois arrivée, elle était essoufflée mais s’en moquait éperdument. Cela ne l’empêchait pas de tambouriner à la porte telle une forcenée.

« Jefferson ! Jefferson ! » Puis, en désespoir de cause, elle reprit le surnom qu’il possédait en Wonderland, il y a longtemps. « Chapelier ! »

Prise dans son élan, elle manqua de lui asséner un coup lorsqu’il ouvrit la porte, mais parvint heureusement à retenir son bras à temps. Elle ne lui laissa pas le temps de parler, ou même de réagir de quelque manière que ce fut. Elle bondit et se jeta à son cou, le serrant dans ses bras.


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MessageSujet: Re: “Why, sometimes I've believed as many as six impossible things before breakfast.” (Jefferson & Alice) Sam 19 Avr - 21:00



❝ Jefferson & Alice ❞
Why sometimes I've believed as many as six impossible things before breakfast ?

Je laisse échapper un soupir de déception avant de jeter d'un geste rageur le chapeau à travers la pièce. Je lui jette un regard noir avant de lui dire d'un ton sec de rester dans son coin. Vilain. Je me prends la tête entre les mains, fermant les yeux. Je laisse échapper un autre soupir de colère. Je commence à en avoir par dessus la tête de ce monde sans magie. Sérieux. Je sens que si je passe ne serait-ce qu'une journée de plus ici je vais finir par devenir cinglé. Le premier qui hurle à l'ironie ou qui sous-entends que c'est déjà le cas, je viens lui botter les fesses. En personne. Ok respire, tout va bien ce passer, qui sait peut-être que demain tu vas réussir. Oui je sais, c'est ce que je me dis tout les jours, mais bon l'espoir fait vivre… non ? Bon, on va essayer une dernière fois… Je me penche sur la table pour saisir un morceau d'étoffe qui traîne un peu plus loin, au moment où mes doigts se referment sur le tissu je sens une vive piqûre dans la paume de ma main. MAIS C'EST PAS VRAI ! Je suis maudit ou quoi ?! Je regarde une goutte de sang perler au creux de ma paume. Génial. Non vraiment. Me manquait plus que ça… Je jette alors un regard désapprobateur au bordel qui règne sur mon bureau. Oh et puis j'en ai marre. Oui parfaitement, j'en ai ma claque de faire des chapeaux qui ne servent à rien. La seule qui pouvait m'aider à décidé qu'elle n'était pas prête à faire son job', alors tant que la blondinette qui nous sert de Shérif et accessoirement "d'élue" continue à faire sa crise, nous voilà tous bloqué ici. Oh je devrais la comprendre selon vous ? Mais y'a rien a comprendre, on lui demande pas la lune. Juste de faire son boulot. C'est pas compliqué non plus ! Est-ce que moi je… Oh là, attendez… Je suis pas un bon exemple. Oubliez ce que je viens dire. Je m'adosse contre le mur, me laissant glisser lentement avant de finir assis contre le mur. Je pousse un soupir, plus désespéré sur ce coup là. J'en ai marre et honnêtement je suis fatigué. Je suis las d'être coincé ici. Tout ce que je demande c'est de pouvoir rentrer chez moi et de retrouver ma fille. Ça me semble pas trop demandé non ? Alors que je suis là, à désespérer dans mon coin, quelque chose d'inattendu se produit.

Je bondis sur mes pieds, me relevant d'un coup. Quelque chose picote ma peau, comme de si l'atmosphère était subitement chargé d'électricité statique. Je sais ce que ça veut dire, je sais ce que ce changement annonce. Je laisse un immense se dessiner sur mes lèvres. Je jubile. La magie est de retour. De. Retour. J'éclate de rire, tournant sur moi-même. Vous savez ce que ça veut dire ? Non ? Mais que nous sommes enfin libres ! Je pousse des cris victorieux.

"Alors c'était pas si compliqué que ça, hein Mademoiselle Swan ?"

Un autre rire m'échappe. Ok alors je sais ce que vous vous dîtes. Oui je fais un peu peur, mais faut pas vous en formaliser, je suis juste heureux. Bon ok tout mes problèmes ne sont pas résolus, loin de là, mais au moins la malédiction est levée… C'est déjà ça de pris. Alors que je continue de jubiler à l'étage j'entends quelqu'un tambouriner violemment à la porte. Je m'immobilise net, le coeur battant. Wow. Ça par contre c'était pas prévu. Je passe la tête par la porte, tendant l'oreille pour découvrir l'identité de mon mystérieux visiteur. Hum. De ce que j'entends c'est une femme… Oh et elle connait mon nom… C'est pas une bonne chose ça. Quand une femme qui connait votre nom vient tambouriner à votre porte, c'est toujours parce qu'elle est en rogne contre vous. Je descends lentement les escaliers, toujours aussi méfiant. Mais attends… Cette voix me dit quelque chose… Je la connais. Je tique lorsque l'inconnue m'appelle par mon surnom. Chapelier. Wow… c'est étrange. Cela faisant longtemps que l'on ne m'avait pas appelé comme cela. Ça va, ça va, j'arrive… Cesse de martyriser cette porte, je l'entends souffrir de là où je me trouve. Je reste un instant sur le pas de la porte, la main hésitante au dessus de la poignée. Allez courage. J'ouvre en grand la porte, découvrant alors Alice, qui arrête son geste pile au bon moment avant de m'en foutre une. Wow, je sais que tu es contente de me retrouver mais tout de même, calme tes ardeurs. Je la regarde surpris. Alice. Mon Alice. Ma sauveuse, celle avec qui je me suis échappé du Wonderland. Est-ce qu'elle m'avait manqué ? Terriblement. La solitude ça vous dit quelque chose ? Non ? Alors vous ne pouvez pas comprendre. Je compte sur les doigts d'une main les personnes qui comptent réellement pour moi. Je m'apprête à dire quelque chose, n'importe quoi, mais voilà, la douce Alice se jette à mon cou, me serrant dans ses bras. Je l'étreins avec plaisir, plongeant mon nez dans son cou. Je sens mon coeur se serrer sous l'émotion, oui parce que contrairement à ce que l'on peut dire sur moi, j'ai un coeur. C'est juste qu'il faut aller le chercher. Mais quand je dis que je suis heureux de la revoir c'est sincère. La gorge serré par l'émotion je lui murmure :

"Alice… Oh mon Dieu, c'est bien toi… "

Oui elle, et pas je ne sais quelle double personnalité fade et sans intérêt. Non c'est bien mon Alice, celle que j'ai toujours connu. Après un long moment, je finis par briser notre étreinte. Je plonge alors mon regard dans le sien. Je n'arrive pas à y croire. Ils sont enfin tous libérés. Seulement… Ne devrions-nous pas déjà être de retour chez nous ? Étrange… Je pose mes deux mains sur les épaules de la jeune femme avant de lui demander :

"Je n'arrive pas à croire que ce soit bien toi… Attends.. T'es bien réelle au moins ? Dis  moi que je suis pas en train de nager en plein rêve…"

Non parce qu'il manquerait plus que ça. J'hésite sincèrement à me foutre une baffe, juste pour voir si je suis pas en train de dormir, écroulé sur ma table de travail. Juste histoire d'être sûr. Mais bon si je fais ça, j'ai peur de lui faire peur et ce serait dommage de la perdre, nous venons à peine de nous retrouver.


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MessageSujet: Re: “Why, sometimes I've believed as many as six impossible things before breakfast.” (Jefferson & Alice) Lun 21 Avr - 21:31


Jefferson & Alice

Elle était là, devant la porte, tandis que tous les souvenirs lui revenaient en mémoire. C’était exactement comme si elle se réveillait d’un mauvais rêve. Un rêve qui aurait duré des années, durant lequel elle aurait été une toute autre personne. Sauf que ça n’avait pas été un rêve, c’était bien réel. Ils s’étaient retrouvés on ne savait comment dans un monde qui leur était inconnu, un monde sans magie. Mais plus maintenant, comme le lui avait expliqué la Maire de la ville. Elle avait encore du mal à croire qu’elle était ressortie entière de cette confrontation. Pour un peu, elle aurait presque plaint Regina. Presque. Il ne fallait pas pousser le bouchon non plus. Mais ce n’était pas ce qui l’inquiétait le plus : ils étaient, semblait-ils, piégés ici, mais surtout, la Reine de Coeur était vraisemblablement toujours en vie. C’était une nouvelle épouvantable. Si elle traversait la barrière qui séparait les mondes, ils seraient perdus. Mais cela signifierait également qu’ils auraient peut-être une chance de faire le chemin inverse et de rentrer chez eux. Et c’était tout ce à quoi elle aspirait. Certes le monde duquel elle venait n’était pas idéal : elle était née au sein d’une famille où on semblait la craindre et non l’aimer. Elle avait été poursuivie par le Ténébreux, avait mené une guerre où elle avait failli tout perdre. Mais ce monde était son monde. C’était chez elle, contrairement à ici où elle avait vécu vingt-huit longues années dans le mensonge. Le temps s’était arrêté. Elle n’avait pas l’air plus vieille aujourd’hui qu’elle l’avait été avant la malédiction. C’était une sensation étrange que de se dire que tant de temps avait passé alors qu’il lui semblait n’avoir vécu que la même journée, encore et encore, durant ces années. Tout cela avait été vide de sens. Elle se souvenait de la personne qu’elle avait été, mais avait du mal à se reconnaître. Pourtant ça avait bel et bien été elle, ou du moins une part d’elle. Mais à présent, tout était terminé.

Elle s’était retenue pour ne pas foncer directement voir Jefferson. Mais elle avait eu besoin de savoir ce qu’ils étaient une fois de plus contraints d’affronter. Sans compter qu’elle n’avait pas été immédiatement certaine que tous aient retrouvé la mémoire. A présent elle l’était. Elle ne pouvait évidemment pas savoir que son ami avait, lui, conservé ses souvenirs durant tout ce temps. Une prison sans aucun doute bien pire que celle qu’elle avait connue. A peine l’avait-elle vu qu’elle s’était jetée dans ses bras, secouée par l’émotion. Pour la première fois depuis la malédiction, elle avait réellement le sentiment d’être chez elle, en terrain connu. Lorsqu’il mit fin à leur étreinte elle se recula, les larmes aux yeux, et plus émue que jamais après tout ce qui leur était arrivé.

« Oui je suis réelle. On a tous retrouvé nos souvenirs. Toi aussi à ce que je vois. Je suis si soulagée ! » Ne pouvant s’empêcher de sourire, elle essuya rapidement les larmes qui avaient commencé à couler sous ses yeux avant de le regarder de nouveau. « On a des choses à se dire je crois. Je peux entrer ? »

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la maison de l’ancien chapelier était pour le moins impressionnante. Il avait eu de la chance dans la répartition des richesses à Storybrooke. Ce n’était peut-être qu’une maigre consolation, mais c’était déjà ça. Elle en était étonnée, ayant toujours cru comprendre qu’il haïssait la Reine. Peut-être que tout ceci était plus ou moins aléatoire au fond. Elle avait encore du mal à comprendre toutes les subtilités des règles qui régissaient la malédiction. Elle savait déjà qu’il avait une belle maison. Difficile de passer outre dans le voisinage et elle était passée devant à chaque fois qu’elle se rendait chez la petite Paige. Mais à ce moment là, elle regardait l’imposante demeure avec méfiance, une méfiance qui s’adressait à son propriétaire qu’elle jugeait fort étrange.
Elle avait un jour sauvé Jefferson en lui permettant de se délivrer du joug de Cora et de quitter le Pays des Merveilles. Mais il n’était pas que cela pour elle. Elle était sincèrement attachée à lui. Il faisait partie de sa vie, de son passé, un passé bien trop lointain et auquel elle souhaitait par-dessus tout se raccrocher à présent. Elle regarda autour d’elle avant de se tourner de nouveau vers lui.

« J’aime beaucoup ta maison... Tu vis avec Grace ? »

Elle avait posé la question avec une certaine hésitation. En effet, elle avait beau regarder autour d’elle, elle ne percevait aucun indice ayant pu indiquer qu’une enfant d’une dizaine d’années vivait là. Elle n’avait jamais su s’il avait vraiment pu retrouver sa fille avant la malédiction. Elle espérait que c’était bel et bien le cas, d’autant plus qu’elle aurait adoré rencontré la petite fille dont il lui avait parlé, sans savoir qu’en réalité, elle la connaissait déjà...
Vingt-huit ans, c’est long. Très long. Il y avait tant de choses qu’elle voulait savoir, tant d’autres qu’elle avait à lui raconter ! Dont d’autres qu’elle venait d’apprendre, bien moins agréables. Mais ils avaient du temps. Pour une fois, ils en avaient, en espérant qu’aucune autre catastrophe ne leur tombe dessus entre temps. Après avoir soudainement retrouvé ses souvenirs et surtout après sa confrontation plus que mouvementée avec Regina, elle avait besoin de calme avant tout. Et pourquoi pas... d’une bonne tasse de thé.


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MessageSujet: Re: “Why, sometimes I've believed as many as six impossible things before breakfast.” (Jefferson & Alice) Ven 25 Avr - 17:52



❝ Jefferson & Alice ❞
Why sometimes I've believed as many as six impossible things before breakfast ?

Ouf, je suis bien éveillé. Je dois avouer que ça n'aurait pas été drôle de me rendre compte que tout ceci n'était pas réel. Mais heureusement pour moi je ne nage pas en plein rêve… Sinon le réveil aurait été carrément brutal. Mon sourire se fige lorsqu'elle me parle de l'hypothétique retour de ma mémoire… Si seulement j'avais pu la perdre… Je préfère me taire et la laisser entrer, je lui tiens la porte tandis qu'elle passe devant moi. Doucement je referme la porte d'entrée, laissant le soin à Alice de découvrir en silence mon… chez moi ? Plus ou moins chez moi serait plus exact. Oui disons que je ne paie pas réellement de loyer, est-ce que cela fait de moi un squatteur ? Plus ou moins, mais ça elle n'est pas obligée de le savoir. Je compte sur vous pour ne rien dire hein ? Après avoir rapidement parcourus du regard le salon, Alice se retourne vers moi pour me complimenter sur ma demeure mais aussi pour me demander si Grace habite avec moi. Oh. Toute bonne humeur déserte immédiatement mon visage. Si seulement elle pouvait habiter avec moi, si seulement. Je sais qu'elle habite non loin de chez moi, je la croise régulièrement. Seulement… Je n'ose pas. C'est peut-être idiot mais je n'ose pas aller la voir, surtout maintenant. J'ai peur qu'elle me déteste, qu'elle refuse de me revoir. Je sais que je suis son père mais je ne pourrais pas supporter de la perdre une seconde fois, alors je préfère la regarder au loin, vivre sa vie sans moi. Je passe ma langue sur mes lèvres, fixant le sol tandis que je cherche une façon de lui annoncer cela. Autant être franc, tourner autour du pot serait vain. Hésitant, je finis par poser mon regard dans celui d'Alice. Je laisse passer quelques secondes avant de finalement lui répondre :

"Non, comme tu peux le constater j'habite seul… J'ai.. j'ai perdu Grace suite à la malédiction…"

J'ai dit franc, pas honnête. Oui je ne lui dévoile qu'une partie de la vérité, mais j'ai mes raisons. Je n'ose pas lui dire que je sais où ce trouve Grace, sinon elle va vouloir que j'aille la retrouver et je sais que c'est lâche, mais je n'ose pas aller me confronter à la réalité. Je ne veux pas me retrouver face à Grace et lui dire que je suis heureux de la retrouver… Pas après ce que j'ai fait. Mal à l'aise je fuis son regard, préférant concentrer mon attention sur le tapis qui se trouve au sol. Au bout d'un moment, ne supportant plus le silence pesant qui règne dans la pièce, je finis par m'éclaircir la gorge avant d'ajouter :

"J'en oublie mes bonnes manières… Tu veux peut-être que je te prépare une petite tasse de thé ?"

Est-ce que je suis en train de tenter de changer de sujet ? Oui. Même si c'est Alice et qu'elle a une place particulière dans mon coeur, je ne peux pas lui en parler. Non parce que je pense que cela ne la regarde pas, mais tout simplement parce que j'ai peur qu'elle me juge et je ne supporterais pas que cela arrive. Pas de sa part. Elle me réponds alors qu'elle ne serait pas contre, je lui adresse en réponse un sourire contrit avant de lui proposer de me suivre dans la cuisine. Je lui offre un siège tandis que je commence à préparer le thé. Alors que l'eau chauffe je me retourne vers elle. Je devrais lui dire la vérité, lui avouer que je n'ai pas subit l'entièreté de la malédiction et que je sais où ce trouve Grace. J'ai dit que je devrais lui dire, pas que je le ferais. Je tape nerveusement du bout des doigts sur le plan de travail. Sans être particulièrement observatrice je pense qu'elle sent bien que je ne suis pas à l'aise. Enfin tout du moins que je suis nerveux. Je finis par reporter mon attention sur l'eau désormais bouillante. Je verse tant bien que mal deux tasses de thé, l'odeur du jasmin se répand alors dans la cuisine. Malheureusement pour moi, j'ai un geste malheureux, qui fait chuter une des deux tasses au sol. J'entends la tasse se fracasser contre le carrelage de la cuisine. Je lève les yeux au ciel, profondément exaspéré. J'ai juste envie de me tuer. Je pousse un profond soupir avant de déposer la tasse encore intacte devant Alice et de commencer à ramasser les morceaux de porcelaine qui se trouvent au sol. Et forcément avec ma chance légendaire, il faut que je coupe sur un morceau particulièrement tranchant. Je laisse échapper un juron tandis que je vois une goutte de sang perler au bout de mon index. Que quelqu'un mette fin à mes jours. Maintenant. Alors que je peste mentalement contre ma propre incompétence je sens la main d'Alice se poser sur mon épaule.


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MessageSujet: Re: “Why, sometimes I've believed as many as six impossible things before breakfast.” (Jefferson & Alice) Jeu 1 Mai - 18:30


Jefferson & Alice

Elle avait le sentiment de se réveiller d’un long et pénible sommeil. Un sommeil qui avait duré vingt-huit ans et durant lequel elle avait été une toute autre personne. Pourtant, elle se souvenait de tout, absolument tout. C’était une sensation étrange. Cette personne, cette Allison qui à l’origine était une autre, était aujourd’hui une partie d’elle-même. Quelle partie ? Il était encore difficile de le savoir. Mais après sa confrontation avec Regina Mills, après avoir pris la mesure des menaces qui pouvaient attendre les habitants de cette ville, elle avait plus que jamais eu besoin d’un ami. Elle se souvenait de la manière dont elle considérait Jefferson durant la malédiction. Pire que comme un inconnu, quelqu’un dont il valait sans doute mieux se méfier. Quelqu’un qu’elle avait même suggéré à Paige d’éviter, juste au cas où. Elle n’aimait pas passer devant chez lui à cause de cette sensation qu’elle éprouvait à chaque fois qu’elle avait une occasion de l’apercevoir. Elle avait pris ça pour un mauvais pressentiment. Elle comprenait à présent qu’il s’agissait sans doute de l’effet d’un souvenir refoulé. Elle était simplement heureuse de le revoir, heureuse qu’ils soient de nouveau eux-même, bien qu’ils ne soient pas chez eux. Elle était incapable de savoir à quel point ses questions pouvaient être difficiles à entendre pour le Chapelier. Elle fut désolée d’entendre qu’il n’avait pas retrouvé Grace. Heureusement, l’amnésie avait sans doute atténué cette peine durant la malédiction, du moins le croyait-elle. Ses souvenirs avaient du revenir d’un coup, les souvenirs de cette enfant qu’il chérissait et dont il lui avait tant parlé qu’elle avait le sentiment de la connaître.

« Je suis vraiment désolée. Mais elle doit certainement être à Storybrooke, je suis sûre qu’on peut la retrouver ! »

Elle ne voulait pas perdre espoir, c’était bien trop important, surtout lorsqu’elle pensait aux heures sombres qui les attendaient sans doute. Et puis, Grace était une petite fille, quelqu’un à l’école devait forcément la connaître. Elle se promit de demander l’information à Paige un peu plus tard, lorsqu’elle aurait l’occasion de voir la fillette. Pour le moment, elle préférait se concentrer sur lui. Elle avait certaines choses en tête et c’était à lui qu’elle avait envie de parler. Il avait eu affaire à la Reine de Coeur, de la pire manière qui soit. Il avait le droit de savoir. Lorsqu’il lui proposa une tasse de thé, elle accepta avec un immense soulagement. Elle avait bien besoin de se détendre.

« Comme au bon vieux temps. » ajouta-t-elle en souriant tristement.

Sauf que ce n’était pas vraiment le bon vieux temps. Le Wonderland lui manquait terriblement. Ce monde fou, totalement chaotique avait plus été sa maison que n’importe quel autre endroit. Il avait sur elle une attraction que n’avait nul autre lieu. Elle avait pourtant passé bien plus de temps à Storybrooke, mais l’impression de ces années factices lui laissait un arrière-goût amer. Elle regarda Jefferson, préoccupée. Elle sentait qu’il y avait quelque chose en lui, une forme de tristesse qu’elle ne lui avait jamais connue. Ce qui n’était guère étonnant, étant donné qu’il avait perdu sa fille. Elle ne pouvait imaginer ce qu’il devait ressentir. Elle décida cependant de ne plus insister. S’il souhaitait en parler, il le ferait de lui-même, elle le connaissait. Elle avait cependant du mal à s’expliquer sa nervosité. Assise à la table, plongée dans ses pensées, elle attendait qu’il ait fini de préparer le thé. C’est alors qu’elle entendit un bruit de porcelaine brisée. Elle se leva et se dirigea vers la cuisine.

« Jefferson... »

Elle s’arrêta en le voyant penché au dessus des morceaux de tasse cassée. Doucement, elle s’avança vers lui et posa une main sur son épaule. Puis, elle se pencha et s’accroupit, puis doucement lui prit sa main blessée avant d’examiner la plaie. Elle se leva un instant, à la recherche d’un torchon propre. Lorsqu’elle l’eut trouver elle reprit sa position et se mit à éponger le sang.

« Ce n’est rien, c’est superficiel. Il faudra peut-être désinfecter. » Puis, elle leva les yeux vers lui. « Est-ce que ça va ? »

Elle ne parlait pas de la blessure, bien évidemment. Il y avait quelque chose, elle pouvait le sentir. Quelque chose qui n’allait pas, et ce depuis qu’elle était entrée. Elle savait que cela pouvait pourtant s’expliquer : non seulement il avait perdu sa fille, mais en plus il venait, comme elle, de retrouver tous ses souvenirs. C’était perturbant et elle ne pouvait pas espérer que tout aille bien, maintenant.

« Maintenant que la malédiction est brisée, peut-être qu’on trouvera le moyen de rentrer chez nous. Tu ne le croiras peut-être pas, mais le Pays des Merveilles me manque. » Laissant le torchon sur la plaie, elle se leva, faisant attention aux morceaux de porcelaine qui jonchaient le sol. « Tu as du désinfectant quelque part ? »


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MessageSujet: Re: “Why, sometimes I've believed as many as six impossible things before breakfast.” (Jefferson & Alice) Dim 4 Mai - 1:22



❝ Jefferson & Alice ❞
Why sometimes I've believed as many as six impossible things before breakfast ?

De toute les personnes que j'ai pu rencontrer dans ma vie, Alice est certainement l'une des plus gentilles et des plus attentionnées. C'est pourquoi j'ai un léger pincement au coeur lorsqu'elle vient s'occuper de moi, s'inquiétant de mon état. J'ai presque honte de lui cacher tant de chose, d'oser lui mentir même par omission. Je regrette l'époque où je pouvais tout lui dire, où nous étions proche au point de tout partager, mais maintenant c'est différent, je ne peux plus me permettre d'être honnête avec elle, pas après tout ce que j'ai pu faire. Je ne desserre pas les lèvres au moment où elle me demande si je vais bien. Je pourrais lui dire que tout va bien mais ce serait mentir. Je pourrais lui dire que rien ne va, mais pour cela il me faudrait du courage, et actuellement je me sens d'humeur plus lâche. Oui j'ai peur de lui avouer la vérité. Traitez moi de ce que vous voulez, si vous étiez à ma place vous feriez sûrement la même chose. Je me contente donc d'hocher lentement de la tête en pincent les lèvres. Ouais je sais ce n'est pas très convaincant, mais je n'ai rien de mieux en réserve. Je resserre le torchon autour de ma main meurtrie. Je n'ose toujours pas croiser son regard… Je me contente de fixer le carrelage tâché de quelques gouttelettes de sang. C'est alors que le douce jeune femme m'évoque sa nostalgie à propos de notre terre natale, me tirant ainsi de ma rêverie. Je pousse un soupir avant de lui dire à mi-voix :

"Je te comprends, moi aussi j'en ai marre d'être coincé ici, dans ce monde sans magie et remplis de personnes qui ne se souviennent même pas de qui je suis réellement. J'en ai marre d'être ici, je veux juste… partir et oublier cette ville."

Je pousse alors un profond soupir avant de continuer à ramasser les bouts de porcelaines. Je lui dit que ce n'est pas la peine de s'inquiéter pour le désinfectant de toute façon, ça ne saigne déjà plus. Une fois les morceaux de porcelaines ramassés, je retire le torchon et le jette dans l'évier. Je regarde alors les dents serrés la petite plaie encore fraîche sur mon doigt. Je reste quelques secondes dos à Alice avant de reprendre :

"Je… Je vais être honnête avec toi, j'adorais pouvoir quitter ce monde et retourner à la maison, mais c'est impossible. Je n'ai plus mon chapeau, je suis donc coincé ici, seul, à ruminer mes erreurs. Je n'ai rien ici, ni ma fille, ni mes amis. Et même si la malédiction est brisée, qui se soucie réellement du Chapelier fou ?"

Je me retourne alors vers elle, le yeux remplis de larmes naissantes. Ce n'est pas de la tristesse qui me tient, du moins pas seulement, une colère froide et sourde gronde au fond de moi, me serrant douloureusement la gorge et le coeur. Je reprends ma tirade avec difficulté, laissant à mon grand regret la douleur transpirer dans chaque mot que je prononce :

"Je donnerais tout pour quitter cet endroit mais voilà je suis obligé de rester là ! J'ai passé vingt huit ans à regarder les personnes que je connaissais et pire que j'aimais à vivre une autre vie, m'ignorant complètement, me fuyant même parce que eux ne savaient plus qui j'étais. Je vous enviais presque d'avoir tout oublié ! Je… J'ai peur de passer le restant de ma vie ici, sans Grace… Alors crois moi je ne demande qu'une chose : fuir."

Je sais qu'elle n'y est pour rien et que passer ma rage et ma douleur sur elle est totalement injustifié… Mais si vous saviez à quel point c'est dur de garder ça pour soit. Surtout depuis si longtemps. Vingt-huit ans. Ça a de quoi vous rendre fou, sans mauvais jeu de mots.

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